jeudi 29 octobre 2009
Nationalistes
Fin de mes courts articles de ce jour avec cette image pour illustrer les défilés que font de temps en temps les nationalistes dans les rues. Je ne sais pas trop pourquoi ils étaient dehors aujourd'hui (habituellement, ça coïncide avec un évènement à caractère national ou nationaliste).
Araignée
On trouve au Japon des araignées de belle taille, dont les toiles sont elles aussi assez impressionnantes. Exemple pris ce matin le long de notre rivière.
Des poissons dans la rivière !
Ca peut paraître normal, des poissons dans une rivière. Mais ce qui nous surprend, c'est la quantité de petits poissons qui se promènent en bancs depuis de nombreux jours dans la Meguro gawa. On ne se souvient pas en avoir vu autant par le passé. Ca ne rend pas grand chose en photo malheureusement.
Statistiques
Ca semble être à nouveau la saison des statistiques et on voit en de nombreux endroits dans les rues des gens assis sur des chaises qui comptent, comptent, comptent... là encore pour une raison que j'aimerais bien connaître. Car compter les gens qui passent à Shinjuku, notamment sur la grande passerelle en face de Takashiyama, je me demande vaiment à quoi ça peut servir !
A quoi servent-ils ?
Bien souvent au Japon, on voit des gens (surtout sur les chantiers) dont la fonction et l'utilité nous échappent. Voici un exemple actuellement à Nakameguro où deux gardes gardent... je ne sais pas trop quoi car il n'y a que des palissades et je ne pense pas que la délinquance locale nécessite une telle garde rapprochée.
samedi 10 octobre 2009
Typhon #18
Je vais beaucoup plus jongler qu'avant entre Canalblog et Flickr pour nos nouvelles au jour le jour, la mise en ligne de photos sur Flickr étant tout de même nettement plus rapide qu'ici. Vous avez sûrement entendu parler de #18 (Melor), le typhon qui a touché le Japon ce jeudi. Il a certes fait des dégâts, mais pas grand chose de sérieux sur Tokyo, si ce n'est créer une grosse pagaille. Récit en images de mon périple pour aller au travail sur Flickr ici. Et pour illustrer un peu le blog, trois images parues sur les sites d'informations en ligne de la pagaille qu'a provoque l'absence de trains. De gauche a droite, gens faisant la queue a Kasai (ligne Tozai, tres exposee au vent, fermee), gens marchant sur la rue dans le centre de Tokyo parce que les trottoirs etaient pleins et la gare de Ueno. Source Mainichi.
Apparamment, ce typhon a pas mal fait peur aux autorites, au moins celles de Meguro, qui ont passe la nuit a transmettre des messages sur haut-parleur, au grand desarroi d'Armelle qui les a entendus (pas moi).
Alice Springs
Alice Springs ne fut pas l'étape la plus marquante de notre voyage et nous n'en avons pas beaucoup d'images. La ville n'a rien d'extraordinaire, mais le site où elle s'est établie si. Entourée de montagne, elle se trouve aussi le long des Mac Donnell Range et à la jonction des "branches" est et west de cette sorte de dorsale. Vu du ciel, le lieu est véritablement impressionnant ! Les photos de cette page ne viennent pas de nous mais ont été prises sur Wikipedia.
Des nouvelles !
Bon, je vais parler un peu plus tard du typhon qui est passé jeudi dernier, ne faisant pas trop de dégâts à Tokyo (voir pas du tout dans notre coin), mais qui a causé une belle pagaille dans les transports.
Mais pour l'instant, quelques nouvelles de nous. Tout d'abord, pour ceux à qui on ne l'a pas encore dit, nous nous sommes mariés le 22 aout dernier en France. Pour les photos, c'est sur une nouvelle page Flickr au nom d'Armelle (ce qui ne veut pas nécessairement dire que textes et photos soient d'elle...), ici.
Qui dit mariage dit voyage de noces... nous sommes allés une troisième fois en Australie, en faisant cette fois le centre du du pays et le fameux Uluru. Je ne vais pas faire de long discours ici, mais vous invite à aller à nouveau sur le Flickr d'Armelle pour le récit et les photos de notre voyage là-bas. Un peu plus de photos sur ma propre page Flickr, mais c'est un mélange de nos trois voyages et c'est en cours de mise à jour (voir essentiellement Uluru, Red Center et Tropical Queensland). A suivre un petit article sur Alice Springs.
mardi 15 septembre 2009
La Yamanote a changé de look
Choc, émoi, la Yamanote n'est plus verte mais est devenue... chocolat. Voici le train (je pense qu'il n'y en a qu'un) que Meiji s'est payé, apparemment pour un nouveau chocolat au lait. Sacré relooking, pub super visible... et au cas où l'extérieur ne vous aurait pas suffit, il y a des affiches partout dedans aussi (mais ils ne sont pas allés jusqu'à repeindre l'intérieur quand même). Malheureusement, pas de distributeur pour goûter au nouveau produit... même si du chocolat au lait, pour moi, c'est plutôt bof. Sacré effort marketing en tout cas !!!
Ce sera tout pour aujourd'hui... je sais, c'est court, mais Flickr ne me laisse plus trop de temps pour le blog et vous pouvez y découvrir le Japon autrement que par les mots... c'est pas mal non plus et c'est ici !
lundi 14 septembre 2009
AED
Derrière ces trois lettres se cache les termes "Automatic External Defibrilator"... ou défibrillateur automatique externe. On en trouve presque partout dans les lieux publics à Tokyo (je n'ai pas vraiment fait attention ailleurs dans le Japon), jusque dans le train (ici, une rame de Romance car) et dans les grands magasins qui l'affichent à l'entrée ! Une bonne chose qui peut un jour sauver une vie !
Brigade anti-cigarettes
Vous allez avoir droit ce soir à une petite succession de courts articles. Habituellement, j'étale artificiellement sur plusieurs jours, mais aujourd'hui je suis fainéant... alors voici donc une photo prise il y a plusieurs semaines maintenant alors que nous allions un dimanche au Shinjuku Gioen. On trouve là-bas un centre de la JRA (le PMU local) et une quantité incroyables de vigiles qui servent, entre autres, à courir après les fumeurs qui oseraient fumer dans la rue. Il faut savoir que c'est interdit dans pas mal de quartiers à Tokyo et que Shinjuku a mis en place un grand nombre de patrouilles pour lutter contre ce "fléaut".
samedi 12 septembre 2009
Bazooka !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
A quelques jours d'écart la semaine qui touche à sa fin, moi-même puis Armelle avons pu voir Bazooka à l'oeuvre? Non, nous ne confondons pas avec le Baracuda d'Agence tous risques, il s'agit d'un chiant qui fréquente notre quartier sur... sa planche à roulettes ! Armelle a un pe parlé avec ses maîtes qui lui ont confié que depuis tout petit, ce chien avait été attiré par le skateboard. On vous laisse aller admirer les videos mises en ligne sur son blog pour juger de l'étendue de ses talents !
mardi 25 août 2009
Tokyo, 19h, lundi 24 aout
Voici la dure réalité des nuits précoces japonaises, ce soir depuis le Narita Express. Posés vers 18h à la lumière du jour, nous voici un peu moins d'une heure plus tard en pleine nuit noire à l'intérieur du train qui nous ramène jusque Tokyo. Voilà bien un aspect de notre vie ici qui nous embête au plus haut point ! Dire qu'il faut attendre deux heures de plus en France pour se retrouver dans la même situation !!!
mercredi 15 juillet 2009
Revue de presse
En cette periode ou je n'ecris plus guere sur le blog, passant plus de temps a mettre des photos en ligne sur Flickr (question de priorites), voici un peu de lecture avec une selection d'articles de presse qui m'ont paru interessants. Il y a du recent et du moins recent.
Pouvoir d'achat
Aera s'intéresse au pouvoir d'achat des femmes célibataires. Le magazine estime qu'elles sont l'un des moteurs de la consommation. D'après l'enquête du ministère de la Gestion publique sur le budget des ménages en 2008, le salaire mensuel moyen des femmes seules était de 240 202 yens (1 806 euros). 28,4% d'entre elles sont propriétaires de leur logement. Leur moyenne d'âge est de 41,7 ans.
Les trois postes de dépenses les plus importants sont pour elles l'alimentation, le logement et la catégorie « divers », qui recouvre les soins de beauté et les loisirs. En outre, elles économisent plus de 20% de leur salaire.
30 à 40% du budget alimentation sont consacrés aux repas pris hors foyer. Le magazine note que, d'après le site Yahoo!Jisho, les femmes célibataires consacrent 2,7 fois plus d'argent aux sorties et aux vêtements que celles qui sont mariées au même âge.
Aera estime que ces femmes utilisent leur argent surtout pour se faire plaisir et se détendre pour éliminer le stress accumulé au travail. Le magazine donne plusieurs exemples. Maki, 37 ans, est infirmière. Elle consacre 2 millions de yens (15 040 euros) par an à son activité favorite, le ski. Toutes ses journées de repos sont passées sur les pistes, soit près de 80 jours par an.
Luli, 41 ans, employée du secteur des technologies de l'information gagne 4,4 millions de yens (33 090 euros) par an. Elle habite chez ses parents mais elle n'a aucune économie. Elle consacre tout son argent à suivre la carrière du chanteur Hideaki Takizawa. Depuis 14 ans, elle assiste à pratiquement tous ses concerts. Elle dépense 800 000 yens (6 017 euros) par an pour cela.
Keiko Yatsui, conseillère financière du Centre sur le budget familial, admet l'importance de faire des économies. Mais elle ajoute que « l'argent ne prend toute sa valeur que quand on l'utilise ». Il est à ses yeux « important d'investir dans des activités qui seront utiles pour son épanouissement personnel et professionnel ».
Keiko Yatsui note que les personnes célibataires ont moins tendance à faire des économies que les familles car elles ont moins d'obligations. Il faut cependant penser à la retraite. Il ne faut pas oublier d'économiser si l'on veut maintenir son niveau de vie.
Source : Aera (29/06, 14-19)
On reste dans le meme domaine du pouvoir d'achat:
Rêve de Ferrari
Aera s'intéresse au succès des Ferrari au Japon. D'après la filiale nippone du constructeur italien, en 2008, les ventes de modèles neufs ont progressé de 15% pour atteindre les 433. La majorité des acheteurs sont des dirigeants d'entreprises. Ils ont entre 30 et 50 ans. Certains en possèdent plusieurs.
Cependant, observe le magazine, un nombre croissant de Japonais de la classe moyenne en achète. Masao Okubo, 50 ans, en a acquis une en novembre 2008. Cet employé de Yokohama, marié et père de trois enfants, affirme avoir réalisé son rêve. Il ne la sort que les jours de beau temps par crainte de la voir rouiller. Il emmène sa femme et ses enfants à tour de rôle.
Les femmes sont également de plus en plus nombreuses à se laisser tenter. Elles représenteraient 15% de la clientèle. Le magazine cite le cas d'une femme mariée à un dentiste propriétaire d'une clinique. Pour elle, « les sacs Louis Vuitton sont le chic au quotidien. Les Ferrari sont le chic exceptionnel ». Elle avoue avoir acheté une deuxième Ferrari après avoir été séduite par la couleur. « Le fait de rouler en Ferrari me permet de rajeunir psychologiquement », précise-t-elle.
Aera ajoute que certains propriétaires de Ferrari sont pauvres. C'est le cas de Masayoshi Sakai, 26 ans, dont le salaire est de 220 000 yens (1 642 euros) nets. Ce comptable de Tokyo a acheté en 2008 un modèle d'occasion pour 6,4 millions de yens (47 700 euros). Il a versé 2,4 millions de yens (17 900 euros) et pris un crédit remboursable en 84 fois. Sa nouvelle voiture lui coûte environ 68 000 yens (507 euros) par mois mais il ne regrette rien.
Le magazine précise qu'une Ferrari neuve coûte entre 24 et 36 millions de yens (entre 179 et 269 000 euros).
Source : Aera (22/06, 54-55)
Environnement perturbé
Economisuto s'intéresse aux limites de la politique environnementale du Japon. Le magazine rappelle que le 9 avril, le premier ministre Taro Aso a présenté un plan décennal à ce sujet. L'une des mesures phares est la « Révolution du sans carbone ». Les objectifs fixés sont d'augmenter d'ici 2020 le Produit intérieur brut, le PIB du Japon de 120 000 milliards de yens (932 milliards d'euros) et de créer 4 millions d'emplois grâce au développement de diverses industries, de l'environnement notamment.
Le magazine juge pourtant que le projet manque d'ambition. Les mesures signalées, le rachat obligatoire de l'électricité d'origine solaire ou l'encouragement à l'achat d'appareils économes en énergie ou de véhicules peu polluants, ne sont que partielles et sur le court terme.
L'hebdomadaire voit dans ce manque d'ambition une absence de leadership politique. Les mesures adoptées sont le résultat des manoeuvres des hauts fonctionnaires qui s'acharnent à préserver les prérogatives de leurs administrations.
De plus, ces demi-mesures reflètent le manque d'engagement du patronat dans la lutte contre le réchauffement climatique. Le gouvernement étudie un ensemble d'options allant de 4% d'augmentation à 25% de diminution des émissions de gaz polluants et lui est favorable à l'hypothèse la plus timide. Les industriels japonais justifient leur position en affirmant qu'une réduction drastique des émissions les mettrait en position défavorable face à la concurrence internationale.
Economisuto juge pourtant ces objectifs bien limités alors que le monde entier s'efforce de diminuer de plus de moitié les émissions de gaz d'ici 2050. Le magazine rappelle que le Japon est toujours le cinquième émetteur de gaz polluants. Une telle attitude ne peut qu'encourager les pays émergents, la Chine et l'Inde notamment, à renâcler devant les efforts à fournir.
Pour le magazine, ce manque d'ambition est lié au mythe d'un Japon leader mondial des technologies environnementales. Cela a pu être vrai jusque dans les années 80, quand l'archipel était l'un des pays les moins émetteurs de gaz polluants. Aujourd'hui, certains pays d'Europe sont plus avancés. L'hebdomadaire ajoute que le mythe qui veut que le Japon soit le pays aux industries les plus économes en énergie est faux. L'archipel est premier uniquement dans l'habitat et les transports. Et c'est parce que les logements sont petits et que les trains sont bondés.
Source : Economisuto (26/05, 18-37)
A titre de commentaire sur l'article, quant on voit la pietre qualite de l'isolation des logements, meme modernes, le remarque finale prend encore plus de sens !
A suivre un article pas tres rassurant quant a nos chances de se faire vacciner contre la grippe ici... je dois avouer qu'avec les infos contradictoires qui circulent un peu partout sur la virulence de la maladie, je serais plus rassure d'etre certain de pouvoir me faire vacciner...
Face à la grippe
Le Nikkei Business fait le point sur la stratégie du Japon en matière de vaccins. Le magazine s'inquiète du manque de vaccins contre la nouvelle forme de grippe, alors que l'épidémie s'étend. Le ministre de la Santé Yoichi Masuzoe a fait savoir que la production de vaccins contre la grippe saisonnière pourrait être provisoirement stoppée pour donner la priorité à celui contre la nouvelle forme de grippe.
Les capacités de production de vaccins sont insuffisantes au Japon, juge le magazine, une situation due à la politique de l'Etat, contraire à tout ce qui se fait ailleurs. Dans l'archipel, les vaccins dans leur ensemble ne sont plus obligatoires depuis 1994.
Le gouvernement a pris cette décision face à la recrudescence des actions en justice engagées par des personnes victimes d'effets secondaires après une vaccination. Cette politique a fait baisser le taux de vaccination et provoqué un désengagement de l'industrie pharmaceutique de cette activité. Murata Pharmaceutical a ainsi cessé de produire des vaccins contre la grippe. Actuellement, la fabrication de vaccins est assurée par quatre organismes au Japon, qui ne disposent pas toujours de moyens très importants.
Les critères de qualité très exigeants mis en place par le gouvernement constituent un obstacle supplémentaire. De nombreux vaccins utilisés dans le monde entier ne bénéficient pas des autorisations du ministère japonais.
En 2005, le marché des médicaments au Japon représentait environ 7 000 milliards de yens (52,9 milliards d'euros), soit 10% du marché mondial. Celui des vaccins évoluait à 60 milliards de yens (454 millions d'euros), 3% du marché mondial. La disproportion est grande avec les ventes de l'activité vaccin des acteurs étrangers. En 2005, le Français Sanofi-Aventis réalisait 299,8 milliards de yens (2,26 milliards d'euros) de chiffre d'affaires sur les vaccins dans le monde. Le Britannique GlaxoSmithKline 248,6 milliards de yens (1,88 milliard d'euros).
Le Diamond, de son côté, note que face à l'épidémie de grippe, les entreprises japonaises ont généralement interdit les déplacements au Mexique. Beaucoup ont rapatrié dans l'archipel les familles de leurs employés sur place. Certaines comme Mitsubishi Heavy Industries, isolent pendant 10 jours les personnels de retour de ce pays.
D'après l'institut de recherche InterRisk, seules 30% des entreprises ont mis en place une stratégie pour limiter les risques. Le magazine rappelle que le Japon dispose de suffisamment de médicaments, Tamiflu ou Relenza, pour soigner 40 millions de malades.
Sources : Nikkei Business (11/05, 6-7), Diamond (16/05, 20)
Toute une serie de chiffres maintenant !
3 050 000 yens (23 800 euros)
Il s’agit, note le Toyo Keizai, du montant déboursé par les familles pour financer la première année d'étude en université privée de leur enfant. Ce prix prend en compte la totalité des frais générés.
Il émane d'une enquête réalisée par la Confédération des syndicats d'enseignants du privé de la région de Tokyo. Le magazine note que cette dépense pèse de plus en plus lourd sur le budget des ménages, dont les revenus stagnent. A l'exercice 2003, elle représentait 30,8% de leur revenu annuel. Aujourd'hui, cette proportion est à 33,3%.
Dans ce contexte, les parents tendent à réduire l'enveloppe mensuelle allouée à leur enfant. Elle baisse depuis 2001. A l'exercice 2008, elle était à 95 700 yens (747 euros), 23% de moins qu'en 1994.
Dans le même temps, le nombre de demandes de bourse augmente. A l'exercice 2008, 71% des étudiants qui ne vivaient pas chez leurs parents ont déposé une demande, un record. Le magazine rappelle que ces bourses sont en réalité des prêts qu'il faut rembourser.
Source : Toyo Keizai (25/04, 26)
Avec de tels montants pour les frais d'etudes (et quand on sait qu'avant cela, il faut aussi souvent payer des cours du soir, on comprend que la natalite soit basse dans le pays !
46,1%
Il s’agit, note le Toyo Keizai, du pourcentage de pères de famille ayant un enfant en bas âge et qui emportent, au moins trois fois par semaine, un plateau repas, ou bento, au bureau.
Ce chiffre émane d'une enquête réalisée par le producteur de condiments Mizkan au mois de janvier dans la région de Tokyo et du Kansai. Environ 30% des pères emportent tous les jours un bento. Moins de 40% n'en emportent jamais. Dans l'ensemble, les hommes se disent satisfaits du bento préparé par leur femme. Ils lui attribuent une note moyenne de 83 points sur 100.
Le souci de faire des économies motive à 80% la décision d'emporter un bento. Mais d'autres raisons sont mises en avant, comme éviter d'avoir à aller acheter quelque chose, éviter la queue à la cantine ou
pouvoir travailler pendant la pause du midi.
Le magazine observe que la majorité des hommes qui emportent un bento sont des trentenaires, ceux qui travaillent le plus et qui consacrent moins de temps à leur famille. Pour le magazine, le bento est le
symbole du lien qui unit le père à son foyer.
Source : Toyo Keizai (04.04, 28)
19,5%
Il s’agit, note le Toyo Keizai, de la part de collégiens de l'équivalent japonais de la 4ème, qui échangent plus de 50 mails par jour avec leur téléphone portable. Ce chiffre apparaît dans une enquête du ministère de l'Education, menée en novembre et décembre 2008 auprès des élèves du primaire et du secondaire.
25% des élèves de 6ème possèdent un téléphone portable, une proportion qui monte à 46% en 4ème et à 96% en première. Près de 20% des élèves téléphonent plus de 10 minutes par jour. Parmi ceux de première, 11,5% passent plus de trois heures par jour à surfer sur internet sur leur appareil. 20% des jeunes utilisent leur téléphone portable pendant les cours, les repas ou dans le bain.
70% des élèves de 4ème et de première affirment avoir été victimes de médisances sur internet ou par mail, ou de fuites d'informations personnelles. Du côté des parents, beaucoup s'inquiètent du montant des factures, mais peu connaissent l'usage du téléphone par leurs enfants, en expliquent les dangers ou imposent des limites à son utilisation.
Source : Toyo Keizai (14/03, 26)
19,2%
Il s’agit, note le Toyo Keizai, du pourcentage d'hommes entre 25 et 44 ans qui travaillent plus de 60 heures par semaine.
Ce chiffre apparaît dans une enquête sur les conditions de travail, menée en 2008 par le ministère de la Gestion publique. En 2003, il était à 22,9%.
Travailler 60 heures par semaine revient a effectuer cinq journées de 12 heures. En ajoutant les pauses et les temps de transport – 67 minutes en 2005 – la journée atteint les 15 heures. Cela ne laisse guère aux hommes le temps de s'occuper de leur foyer.
Ce manque de disponibilité explique la stagnation du taux d'activité des femmes mariées entre 35 et 45 ans, qui sont contraintes de s'occuper des enfants.
Pour le magazine, il est indispensable de faire évoluer le travail des hommes pour sortir de l'alternative aujourd'hui imposée aux femmes, à savoir ne pas faire d'enfants parce qu'elles travaillent ou ne pas travailler parce qu'elles ont des enfants.
Source : Toyo Keizai (28/02, 24)
Tout à 100 yens
Le Diamond s'intéresse au regain d'activités des boutiques de produits à 100 yens, qui ont vu leurs ventes fortement progresser depuis le début de la crise.
Ainsi les magasins Cando prévoient d'ouvrir 103 nouveaux points de vente. Les installations se feront à moindre coût dans les locaux abandonnés par d'autres enseignes.
Le magazine souligne que les boutiques à 100 yens avaient connu un ralentissement de leur activité en 2008 en raison de la hausse des prix des matières premières. En novembre 2008, Cando a enregistré une baisse de son chiffre d'affaires et de ses bénéfices.
Mais, note l'hebdomadaire, l'entreprise espère aujourd'hui améliorer ces résultats en profitant de la baisse des prix des matières premières et de l'appréciation du yen.
Elle attend également beaucoup de la mise en place d'un système de gestion centralisée des approvisionnements pour optimiser les commandes.
Jusqu'à présent, ce système ne concernait que 22% des points de vente. Il sera généralisé dans les mois qui viennent. Cela permettra de mieux évaluer le succès des produits.
Pour les boutiques à 100 yens, ajoute le magazine, la crise constitue une chance de multiplier les nouveaux points de vente et d'attirer la clientèle qui cherche de plus en plus à acheter moins cher.
Le Diamond fait remarquer que la stratégie d'augmenter le nombre de boutiques n'est pas spécifique à Cando. Son concurrent Seria a ouvert 95 nouveaux magasins au cours de l'exercice 2008 et prévoit d'en ouvrir 70 autres durant l'année fiscale 2009.
Source : Diamond (07/02, 22)
Et pour finir, toujours une question de chiffre avec les revenus des elus... faudrait comparer avec la France et ce que touche un depute, mais difficile de dire que ce soient des malheureux ici !
Elus choyés
A l'heure où les Japonais souffrent de la crise économique, note le Shukan Asahi, les parlementaires continuent de bénéficier de privilèges exorbitants. Le magazine estime que le décalage avec le quotidien de la population est aujourd'hui trop important. Les élus touchent un salaire élevé, en moyenne de 1,3 millions de yens (11 278 euros) par mois. En ajoutant le bonus de fin d'année, la rémunération du moins bien payé des parlementaires dépasse les 20 millions de yens (173 522 euros) par an. L'hebdomadaire rappelle que, d'après l'Agence des impôts, la rémunération moyenne des Japonais s'établissait à 4 372 000 yens (37 931 euros). Entre 2002 et 2004, les parlementaires avaient accepté une réduction de 10% de leur salaire, une mesure abandonnée en avril 2005.
Ils bénéficient en outre de multiples avantages, notamment d'un million de yens (8 676 euros) par mois pour leur frais de transports et de communication. Aucun justificatif ne leur est demandé et cette somme est en réalité utilisée librement. Le magazine ajoute que les parlementaires sont payés, même s'ils ne participent pas aux séances du Parlement et même s'ils sont en détention provisoire.
Les élus ont également accès à des logements de fonction dans des quartiers chics de la capitale, à des tarifs avantageux. Un trois pièces à Akasaka leur coûte 92 000 yens (798,2 euros) de loyer mensuel, cinq fois moins que les tarifs pratiqués dans le privé. Ils disposent également d'une carte d'abonnement qui leur permet de circuler en première classe toute l'année et, chaque mois, de trois allers-retours en avion.
L'hebdomadaire dénonce par ailleurs les voyages « d'études » à l'étranger. Au cours de l'exercice 2008, 187 parlementaires en ont déjà bénéficier pour un montant global de 560 millions de yens (4,8 millions d'euros). Ces déplacements se déroulent dans un luxe ostentatoire et sont rarement l'objet de véritables travaux. Le budget de fonctionnement des deux chambres du Parlement s'élevait à 107,3 milliards de yens (931 millions d'euros) à l'exercice 2008.
Le magazine souligne que la situation n'est guère plus brillante parmi les élus locaux. Il existe de grandes différences selon les collectivités. Pour les assemblées préfectorales, les salaires les plus élevés, légèrement supérieurs au million de yens (8 676 euros), sont versés à Tokyo. Les plus bas, 654 500 yens (5 678 euros), sont attribués aux élus de la préfecture de Shimane. Les élus locaux bénéficient aussi de divers avantages, qui n'ont rien à voir avec le quotidien des Japonais.
Le magazine s'étonne enfin de l'ampleur des dépenses du premier ministre Taro Aso avant son entrée en fonction. Entre 2005 et 2007, il a dépensé 10 194 000 yens (88 500 euros) au bar Bovary et plus de 8 millions (69 400 euros) au restaurant Yukimoto, des frais réglés par son bureau politique. L'hebdomadaire reconnaît qu'il n'y a rien d'illégal, mais ces sommes peuvent sembler indécentes aux yeux du contribuable.
Source : Shukan Asahi (30/01, 18-22)
lundi 13 juillet 2009
Mon premier billet de 2000 yens !
Aujourd'hui, j'ai recu au distributeur automatique de billets mon premier billet de 2000 yens depuis que je suis au Japon. Etrange coincidence, j'ai recu il y a quelques jours un article sur ce billet, que je vous fais partager. Quand on lit l'article, on peut se dire que c'est tout de meme un sacre coup de bol d'avoir recu ce billet aujourd'hui (dans un convenience store pres du bureau) :
Le magazine Diamond revient sur l'échec du billet de 2 000 yens (14,9 euros), mis en circulation en 2000 au moment du sommet du G7 à Okinawa. Actuellement, 124 millions de ces coupures sont en circulation. Mais la majorité semble dormir dans les coffres des établissements financiers, remarque l'hebdomadaire. On n’en trouve dans pratiquement aucun distributeur automatique. Seuls ceux des convenience stores en distribuent à l'occasion. Le magazine note qu'il est aussi possible de l'obtenir à celui de la banque Tokyo Mitsubishi UJF installé dans l'enceinte du ministère des Finances. Le Diamond signale également qu'il se trouve plus facilement à Okinawa, car il reste attaché au souvenir du sommet. La plupart des autres billets ont été mis en circulation après 2003, avec un nouveau design. Seul le modèle à 2 000 yens fait partie de l'ancienne série.
Source : Diamond (04/07, 13)
mardi 7 juillet 2009
Coup de sang
Hier un homme a mis le feu dans un Pachinko a Osaka. Le bilan: 4 morts et plusieurs blesses graves. La raison : l'homme n'avait ni argent ni travail et etait malade de vivre, il avait envie de tuer n'importe qui au hasard et s'est rendu dans ce pachinko avec un jerican qu'il a vide avant de craquer une alumette. Ca rappelle beaucoup l'incident d'Akihabara, qui a eu lieu l'annee derniere. Pas de quoi donner une psychose non plus... mais j'ai toujours un peu de mal a comprendre ce qui peut pousser quelqu'un a commettre ce genre d'actes.
Recit sur Mainichi en anglais.
vendredi 26 juin 2009
Il n'y a pas que dans les vêtements qu'on solde !
Inventaire de ma boîte aux lettres cette semaine dans laquelle comme toujours, les pubs un peu "licencieuses" arrivent par vague (drôle de coïncidence, en l'absence d'Armelle) - généralement une fois tous les deux mois ou quelque chose comme ça.
On a donc des promos sur deux services à domicile qui impliquent de jeunes filles et chose nouvelle, j'ai reçu un prospectus pour acheter des DVD dont tout le monde devinera qu'il ne s'agit pas d'histoires pour enfants.
mercredi 24 juin 2009
C'est pas parce qu'il pleut qu'on ne peut pas avoir la classe!
J'ai failli vous faire encore un long post sur la pluie, mais au final je me ravise et me contente des deux photos d'intro de ce cycliste qui en jette avec son costume et son parapluie (je me demande tout de même dans quel état il est arrivé au travail). J'en profite aussi pour vous mettre une photo de la rivière et du chemin qui la longe, pour essayer de vous donner une idée du déluge qui nous est tombé dessus ce matin !
mardi 23 juin 2009
Soyez tranquilles, on veille sur vos poubelles
Pour le coup, je ne pense pas que la fonction principale de cette caméra soit de protéger contre le vol ! Je ne sais pas depuis combien de temps elle a été installée pour surveiller le casier à poubelles de l'immeuble qui fait face au nôtre, mais je la trouve bien amusante. Il faut savoir qu'ici, le local à poubelles est souvent un luxe (Armelle n'en avait pas par exemple), bien agréable quand on sait que les poubelles brûlables ne sont relevées que deux fois par semaines (ça concerne entre autres les produits frais et notamment vos restes de poisson), les imbrûlables une seule fois. Sans local, les poubelles doivent rester dans l'appartement ou sur le balcon, avec les désagréments qui peuvent aller avec, surtout en été (odeurs, petites bêtes...). Alors, on comprendra que certaines personnes puissent être tentées d'aller déposer leurs poubelles ailleurs, et que certains les "protègent" donc.
lundi 22 juin 2009
C'est bel et bien le Tsuyu
Peau moite des qu'on met le pied dehors, transpiration meme lorsqu'on est seul dans l'ascenseur, tel fut le menu aujourd'hui, alors que les fortes pluies nous ont epargne (juste quelques averses deci dela). Meme en rentrant calmement ce soir, a 22h, la moiteur etait partout presente.
Decors different hier matin, lorsque le ciel nous est tombe sur la tete, saturant l'air d'eau en suspension, trempant pieds et mollets - autre visage du tsuyu, le vrai visage, sorte de mini mousson qui heureusement ne dure jamais vraiment toute la journee (enfin, ca ne m'est pas arrive souvent).
Et demain, les previsions annoncent de la pluie (averses intermittentes)... et 31 degres. Ca promet !














































