Le Ryokan Hakuryukaku a Oga Onsen etait de ces Ryokan traditionels au niveau du service, des ces endroits qui honorent la reputation du service a la Japonaise.

A notre arrivee a la gare de Adachi, un mini bus de l'hotel nous attend pour nous mener a 20minutes de la au Ryokan ou nous passerons la nuit.

Le Hakuryukaku surplombe la ville de Oga-Onsen et depuis les fenêtres de la plupart des chambres, on peut admirer la mer du Japon. Le Ryokan a du connaitre sont essor au moment de la bulle financière du début de annee 90 alors que la plupart des Japonais pouvaient se permettre de voyager beaucoup. Les Japonais sont férus de Onsen, et c'est grâce a cet engouement constant (et qui perdure meme chez les jeunes) qu'une ville comme Oga ne fait pas faillite je pense. Mais je m'eloigne du sujet.

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L'accueil du Ryokan est bien chaleureux et rappelle cette image des Ryokan de jadis. Il y avait eu un "dorama" (comprendre, une serie televisee japonaises) dont l'action se deroulait justement dans un Ryokan de ce genre. Depuis, je revais de pouvoir me faire chouchouter de la sorte un jour... et ce fut une tres agreable surprise que de le vivre dans cet endroit qui etait le dernier choix diponible dans le catalogue de l'agence de voyage.(on ne s'y attendait pas du tout!)

L'hospitalite débute dès l’arrivée, par l’accueil cérémonieux du client sur le seuil de l’établissement.  Une femme, qui doit etre la "O-Kami" du Ryokan nous accueille derriere une centaine de chaussons consciencieusement alignes. (on a oublie de les prendre en photo!) Ils nous donnent un indice du nombre de clients qui passeront la nuit là et qui arrivent en un seul flot impressionnant: deux immenses autobus se dechargent de leurs touristes une heure apres notre arrivee.

La o-kami donc et les femmes de chambre, toutes vêtues d’un kimono, se tiennent près de l’entrée principale, saluant et souhaitant la bienvenue à chacun. Notre chambre a sa femme de chambre particulière, qui va tout faire pour rendre notre séjour aussi agréable que possible. Elle va nous montrer la chambre, nous servir le thé et des douceurs japonaises. A cette occasion elle nous demande a quelle heure nous desirons diner (apres le retour du matsuri), et a quelle heure nous desirerons dejeuner le lendemain (il nous faudra nous lever 45mn minutes avant le petit dejeuner car les futons seront ranges 30mn avant l'heure de notre petit dejeuner).  Une fois informes sur les choses a faire en ville en attendant l'heure du bus pour le matsuri le soir, la femme de chambre prends conge et nous laisse profiter de la chaleur de la chambre.

A ce moment la, la chambre n'en est pas encore tout a fait une, les futons sont plies et la piece a tatami ne presente qu'une table basse et des chaises de sol ou nous prenons tranquillement notre the.

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La femme de chambre revient quelques minutes apres avoir disparu avec un yukata de la taille de Laurent, ceux etant dans le placard etant prevus pour des personnes de plus petit taille. Comme nous l'avions deja vu a Kusatsu, la plupart des clients ne quittent pas leur Yukata et se rendent au onsen ainsi vetus. Sans doute un signe pour eux qu'ils sont en vacances, qu'ils sont ici pour se relaxer.

La nourriture tient une place importante dans un séjour au ryokan. Le repas, aussi délicieux qu’abondant, nous est servi dans la chambre. C'est la femme de chambre qui nous apporte notre diner et dresse la table. Alors que la table vient d'etre envahie de huit, neuf plats principaux et secondaires, plus le riz, la femme de chambre nous presente la specialite du Ryokan: la cuisine Ishiyaki. Elle s'absente un instant pour revenir avec un plat garni de legumes et poissons, un grand seau rempli de soupe miso, et des pierres visiblement tres chaude. On nous explique alors que les pierres sont dans le feu depuis 12 heures, et qu'il faut faire attention.

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Notre hotesse s'occupe de faire la cuisine sous nos yeux etonnes car nous decouvront tout a fait ce met. Le poisson est jette dans la soupe deja chaude, puis elle y ajoute deux pierres qui font bouillir instantanément (ou presque) la soupe, s'ajoutent les legumes, les dernieres pierres, la soupe bouillit bruyamment, tant et si bien que nous croyons qu'elle va deborder, quelques eclaboussures sortant du seau en bois contenant maintenant de la nourriture pour 5 ou 6 personnes. Ce festin nippon dure une heure et demie à deux heures.

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Le service de ce ryokan est exactement comme on aurait pu le rever. Nous nous faisons “servir et desservir” un festin sans que nous ayons à lever le petit doigt ni même demander quoi que ce soit. Le ryokan fournit à ses clients de la nuit dîner et petit déjeuner, et nous ne faisons absolument rien que "mettre nos pieds sous la table". Installes confortablement (pour l'image...on est quand meme assis par terre et les jambes en souffrent un peu quand meme!), nous avons déguste avec la plus grande gourmandise ce que la femme de chambre nous avait pose sur la table, malheureusement, nous n'avons pas pu tout manger... nos estomacs ont atteint leur limite plus vite que ce que la table pouvait contenir d'assiettes.

Une fois deservis, un petit bonhomme cette fois vient tirer les futons pour que notre nuit se passe pour le mieux. Comme a l'habitude nippone, ils ont separe les futons de 30cm....La femme de chambre nous souhaite une bonne nuit et se retire. Alors que nous sommes censes ne rien faire, sitot le petit monsieur et la dame partis, sitot je re-arrange les futons afin de nous consituer un lit double (bah oui!).

Dans les couloirs et le hall, les autres pensionnaires dehambulent en Yukata. Ils sont venus pour le Nama-hage Matsuri bien sur, mais egalement pour profiter des bains thermaux ce soir, je me passerais donc du passage au Onsen ce soir, je ne l'apprecie que quand c'est calme, et deux cars de touristes dans le meme bain, ce n'est pas pour moi. Quel dommage...

Le lendemain matin, reveil rapide, le petit monsieur ne devrait plus tarder, nous nous mettrons donc en Yukata sur pyjama pour son passage. Futons ranges, nous nous douchons et organisons nos affaires avant le petit dejeuner. Le monstrueux petit dejeuner japonais arrive et c'est la meme femme de chambre de la veille au soir  qui s'occupe de nous. Alors que nous n'avons pas encore finit de digerer le festin de la veille, c'est a nouveau avec un festin que nous commencons la journee. Nous laisserons de cote le Natto (meme si j'apprecie plutot le natto, au petit dejeuner, c'est un peu difficile!) mais nous delectons des autres mets du matin.

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Pour l'anecdote, en bouclant nos bagages, je ne retrouvais plus une chaussette. Je l'ai signale a la femme de chambre (bah oui, elle nous avait demande si tout allait bien...) qui a fait chercher dans les futons et dans les draps retires pour la retrouver. Bon, l'histoire serait belle si je vous disait qu'ils etaient revenus avec la fameuse chausette, mais impossible de la trouver. ils etaient bien embettes les pauvres...jusqu'a ce qu'on la retrouve scratchee au sac a dos de Laurent au moment de mettre nos chaussures!!!

Le service a ete des plus agreable, la meme personne a veille sur nous de notre arrivee a notre depart. Alors qu'il y avait pres de 100 personnes (voire plus) dans le Ryokan, meme les personnes a l'acceuil savaient notre nom et retrouvaient nos chaussures soigneusement rangees avec les centaines d'autres a l'entree du ryokan sans meme que nous ayions a les decrire! Ce sera avec le meme mini bus de la veille que nous retournerons a la gare. Cette nuit passee au Hakuryukaku etait exactement comme j'imaginais ces lieux, la ou les clients sont rois.