lundi 11 février 2008
Le Ryokan de Oga Onsen ou "le service a la japonaise"
Le Ryokan Hakuryukaku a Oga Onsen etait de ces Ryokan traditionels au niveau du service, des ces endroits qui honorent la reputation du service a la Japonaise.
A notre arrivee a la gare de Adachi, un mini bus de l'hotel nous attend pour nous mener a 20minutes de la au Ryokan ou nous passerons la nuit.
Le Hakuryukaku surplombe la ville de Oga-Onsen et depuis les fenêtres de la plupart des chambres, on peut admirer la mer du Japon. Le Ryokan a du connaitre sont essor au moment de la bulle financière du début de annee 90 alors que la plupart des Japonais pouvaient se permettre de voyager beaucoup. Les Japonais sont férus de Onsen, et c'est grâce a cet engouement constant (et qui perdure meme chez les jeunes) qu'une ville comme Oga ne fait pas faillite je pense. Mais je m'eloigne du sujet.
L'accueil du Ryokan est bien chaleureux et rappelle cette image des Ryokan de jadis. Il y avait eu un "dorama" (comprendre, une serie televisee japonaises) dont l'action se deroulait justement dans un Ryokan de ce genre. Depuis, je revais de pouvoir me faire chouchouter de la sorte un jour... et ce fut une tres agreable surprise que de le vivre dans cet endroit qui etait le dernier choix diponible dans le catalogue de l'agence de voyage.(on ne s'y attendait pas du tout!)
L'hospitalite débute dès l’arrivée, par l’accueil cérémonieux du client sur le seuil de l’établissement. Une femme, qui doit etre la "O-Kami" du Ryokan nous accueille derriere une centaine de chaussons consciencieusement alignes. (on a oublie de les prendre en photo!) Ils nous donnent un indice du nombre de clients qui passeront la nuit là et qui arrivent en un seul flot impressionnant: deux immenses autobus se dechargent de leurs touristes une heure apres notre arrivee.
La o-kami donc et les femmes de chambre, toutes vêtues d’un kimono, se tiennent près de l’entrée principale, saluant et souhaitant la bienvenue à chacun. Notre chambre a sa femme de chambre particulière, qui va tout faire pour rendre notre séjour aussi agréable que possible. Elle va nous montrer la chambre, nous servir le thé et des douceurs japonaises. A cette occasion elle nous demande a quelle heure nous desirons diner (apres le retour du matsuri), et a quelle heure nous desirerons dejeuner le lendemain (il nous faudra nous lever 45mn minutes avant le petit dejeuner car les futons seront ranges 30mn avant l'heure de notre petit dejeuner). Une fois informes sur les choses a faire en ville en attendant l'heure du bus pour le matsuri le soir, la femme de chambre prends conge et nous laisse profiter de la chaleur de la chambre.
A ce moment la, la chambre n'en est pas encore tout a fait une, les futons sont plies et la piece a tatami ne presente qu'une table basse et des chaises de sol ou nous prenons tranquillement notre the.
La femme de chambre revient quelques minutes apres avoir disparu avec un yukata de la taille de Laurent, ceux etant dans le placard etant prevus pour des personnes de plus petit taille. Comme nous l'avions deja vu a Kusatsu, la plupart des clients ne quittent pas leur Yukata et se rendent au onsen ainsi vetus. Sans doute un signe pour eux qu'ils sont en vacances, qu'ils sont ici pour se relaxer.
La nourriture tient une place importante dans un séjour au ryokan. Le repas, aussi délicieux qu’abondant, nous est servi dans la chambre. C'est la femme de chambre qui nous apporte notre diner et dresse la table. Alors que la table vient d'etre envahie de huit, neuf plats principaux et secondaires, plus le riz, la femme de chambre nous presente la specialite du Ryokan: la cuisine Ishiyaki. Elle s'absente un instant pour revenir avec un plat garni de legumes et poissons, un grand seau rempli de soupe miso, et des pierres visiblement tres chaude. On nous explique alors que les pierres sont dans le feu depuis 12 heures, et qu'il faut faire attention.
Notre hotesse s'occupe de faire la cuisine sous nos yeux etonnes car nous decouvront tout a fait ce met. Le poisson est jette dans la soupe deja chaude, puis elle y ajoute deux pierres qui font bouillir instantanément (ou presque) la soupe, s'ajoutent les legumes, les dernieres pierres, la soupe bouillit bruyamment, tant et si bien que nous croyons qu'elle va deborder, quelques eclaboussures sortant du seau en bois contenant maintenant de la nourriture pour 5 ou 6 personnes. Ce festin nippon dure une heure et demie à deux heures.
Le service de ce ryokan est exactement comme on aurait pu le rever. Nous nous faisons “servir et desservir” un festin sans que nous ayons à lever le petit doigt ni même demander quoi que ce soit. Le ryokan fournit à ses clients de la nuit dîner et petit déjeuner, et nous ne faisons absolument rien que "mettre nos pieds sous la table". Installes confortablement (pour l'image...on est quand meme assis par terre et les jambes en souffrent un peu quand meme!), nous avons déguste avec la plus grande gourmandise ce que la femme de chambre nous avait pose sur la table, malheureusement, nous n'avons pas pu tout manger... nos estomacs ont atteint leur limite plus vite que ce que la table pouvait contenir d'assiettes.
Une fois deservis, un petit bonhomme cette fois vient tirer les futons pour que notre nuit se passe pour le mieux. Comme a l'habitude nippone, ils ont separe les futons de 30cm....La femme de chambre nous souhaite une bonne nuit et se retire. Alors que nous sommes censes ne rien faire, sitot le petit monsieur et la dame partis, sitot je re-arrange les futons afin de nous consituer un lit double (bah oui!).
Dans les couloirs et le hall, les autres pensionnaires dehambulent en Yukata. Ils sont venus pour le Nama-hage Matsuri bien sur, mais egalement pour profiter des bains thermaux ce soir, je me passerais donc du passage au Onsen ce soir, je ne l'apprecie que quand c'est calme, et deux cars de touristes dans le meme bain, ce n'est pas pour moi. Quel dommage...
Le lendemain matin, reveil rapide, le petit monsieur ne devrait plus tarder, nous nous mettrons donc en Yukata sur pyjama pour son passage. Futons ranges, nous nous douchons et organisons nos affaires avant le petit dejeuner. Le monstrueux petit dejeuner japonais arrive et c'est la meme femme de chambre de la veille au soir qui s'occupe de nous. Alors que nous n'avons pas encore finit de digerer le festin de la veille, c'est a nouveau avec un festin que nous commencons la journee. Nous laisserons de cote le Natto (meme si j'apprecie plutot le natto, au petit dejeuner, c'est un peu difficile!) mais nous delectons des autres mets du matin.
Pour l'anecdote, en bouclant nos bagages, je ne retrouvais plus une chaussette. Je l'ai signale a la femme de chambre (bah oui, elle nous avait demande si tout allait bien...) qui a fait chercher dans les futons et dans les draps retires pour la retrouver. Bon, l'histoire serait belle si je vous disait qu'ils etaient revenus avec la fameuse chausette, mais impossible de la trouver. ils etaient bien embettes les pauvres...jusqu'a ce qu'on la retrouve scratchee au sac a dos de Laurent au moment de mettre nos chaussures!!!
Le service a ete des plus agreable, la meme personne a veille sur nous de notre arrivee a notre depart. Alors qu'il y avait pres de 100 personnes (voire plus) dans le Ryokan, meme les personnes a l'acceuil savaient notre nom et retrouvaient nos chaussures soigneusement rangees avec les centaines d'autres a l'entree du ryokan sans meme que nous ayions a les decrire! Ce sera avec le meme mini bus de la veille que nous retournerons a la gare. Cette nuit passee au Hakuryukaku etait exactement comme j'imaginais ces lieux, la ou les clients sont rois.
Viree dans le nord
Ce WE, profitant du fait qu'il dure trois jours, nous avons decide de nous enfuir de Tokyo, direction les grandes etendues blanches du nord de l'ile. Armelle s'est chargee seule des reservations pendant mon voyage en France, jusqu'ici elle s'etait pas trop mal debrouillee, alors je lui fais confiance (on verra a la fin si j'ai eu raison).
Premiere etape de notre voyage : Oga, une ville de onsens a proximite de laquelle a lieu un matsuri. Nous partons a l'aube de Tokyo (notre train quitte la gare du meme nom un peu avant 8h) pour arriver a Akita a midi. De la, il nous faudra prendre un tortillard... ca fait long comme voyage !
Peu de choses a dire sur notre trajet en Shinkansen... alors je ne vais pas developper le sujet, mais je vous mets tout de meme quelques photos prises a la volee depuis le train.
Nous profitons de notre etape a Akita pour y reserver nos billets de train des jours a venir (nous avons un free-pass pour le voyage, mais il nous a semble preferable de reserver nos sieges, ce qui a beaucoup surpris les employes JR). 40mn supplementaires de train et nous arrivons a Hadachi ou un minibus de notre hotel nous attend pour nous mener jusque celui-ci, un grand ryokan dans la plus pure tradition japonaise. Armelle, qui revait d'y descendre depuis longtemps va vous en parler dans un autre message.
Nous avons un peu de temps a tuer avant d'aller au matsuri, nous en profitons pour aller jusqu'au port de Oga pour en ramener quelques cliches sympathiques.
Le clou de la journee est constitue par le Namahage matsuri, fete traditionnelle, religieuse (il y avait des pretres shinto qui ont fait une sorte de benediction au debut de la soiree) ou des hommes masques et habilles d'un costume de paille se melent a la foule en poussant des cris et en gesticulant. Le deroulement de la ceremonie est sequentiel, voici ce que nous avons vu (et retenu) :
- les hommes costumes descendent de la montagne. Ils ne sont pas encore masques et recoivent la benediction (?) des pretres. Apres celle-ci, ils mettent leurs masquent et remontent dans la montagne.
- ils reapparaissent ensuite sur une scene pour y faire du taiko (percussions japonaises), avant de se meler a la foule, en bousculant les gens et faisant peur aux petits, alors que les spectateurs essayent de leur arracher de la paille.
- deux d'entre eux realisent une danse devant un grand bucher, tres sympa (sauf que les cendres incandescentes du bucher ont laisse quelques traces (ou plutot des trous) sur le coupe-vent d'Armelle et mon sac photo... ils s'en remettront !
- l'ensemble de la troupe descend de la montagne avec les flambeaux et passent a nouveau dans la foule (apres un concert de Taiko qui sert surement d'interlude... mais c'etait tres sympa)
- les pretres lancent des haricots secs sur les gens... les ramasser doit surement porter bonheur ou apporter la prosperite, parce que ca a genere un sacre bordel !
- tirage au sort (on gagne un mochi geant fourre avec... de l'argent!): nous n'avons rien gagne !
- derniere apparition des namahague pour une seance photo (ca doit etre la partie modernisee de la fete traditionnelle) et un dernier concert de taiko, que nous n'avons pas regarde jusqu'au bout, il fallait prendre notre bus.
Pour le reste de la journee, je vous laisse voir le recit d'Armelle concernant notre passage dans le ryokan.
Le deuxieme jour, nous prenons la direction de Hirosaki pour y voir un yuki matsuri. Nous profitons d'une petite heure avant le depart de notre navette pour faire encore un tour dans Oga, petite bourgade qui doit vraisemblablement son developpement a 1.la presence de onsens 2.la bulle financiere qui a sevi il y a quelques annees car voir autant de gros hotels dans un coin aussi perdu est assez surprenant et le lieu montre tout de meme par endroits quelques signes d'abandon.
Trajet assez long ensuite en train (dans l'equivalent en France de ce qui serait un TER) pour rejoindre Hirosaki, qui nous permet d'apprecier la campagne enneige et peut-etre de mettre fin a l'existence de notre nouveau blog (voir autre post).
Hirosaki est reputee pour son chateau, tres populaire a la saison des sakuras car son grand parc en est rempli. En Aout se tient aussi un grand matsuri ou des chars avec de sortes de gigantesques lanternes sont promenees dans la ville (en concurrence directe avec celui d'Aomori... l'un s'appelle Neputa, l'autre Nebuta, mais je ne sais plus qui est qui et je n'ai pas envie de chercher !): on pense aller voir l'un de ceux-ci cet ete. Mais point de chars en fevrier, juste des lanternes sculptees dans la glace qui decorent le parc du chateau C'est surtout sympa le soir, alors nous faisons un petit tour dans la ville histoire de passer le temps
Peu de choses remarquables au cours de cette visite, en dehors de la neige bien presente. Pour ce qui est du matsuri en lui-meme, c'etait sympa, mais tout de meme moins impressionnant que ce que nous avons pu voir a Hokkaido l'annee derniere.
Au troisieme et dernier jour, nous rentrons sur Tokyo via Kakunodate. Retour express au chateau d'Hirosaki pour y photographier le volcan qui domine la ville... on a eu de la chance avec les nuages qui ont degage la montagne le temps de notre photo.
Pas mal de train encore aujourd'hui (2h+45minutes le matin, 3h15 le soir), entrecoupe d'une visite. Quelques photos encore prises dans et depuis le train, avec entre autres: deux japonais qui ont pris bien du plaisir en buvant leur bouteille de sake et un apercu de l'interieur des Shinkansen du reseau desservant le Nord (y compris de leurs toilettes... desole, mais je n'ai pas resiste).
Kakunodate est une ville que j'ai deja vue avec mes parents a la saison des cerisiers. A l'epoque, je m'etais dit que seule la passion irraisonnee qu'ont les japonais pour les cerisiers en fleurs (ainsi que son pittoresque quartier samurai) pouvait justifier la presence d'une gare Shinkansen dans une ville aussi petite et je ne pensais pas y retourner. Elle s'est malgre tout imposee a nous comme une etape logique dans cette troisieme journee qui aurait ete un peu vide autrement et sa visite fut bien agreable.
Un voyage bien agreable en conclusion, pour l'organisation duquel je remercie Armelle (meme si il a fallu mettre la main a la pate pour les derniers ajustements).
dimanche 10 février 2008
La courte vie du nouveau blog ?
On n'a meme pas eu le temps de vous annoncer officiellement son arrivee que deja je vous annonce peut-etre son deces... En novembre, nous avons decide de remplacer notre petit compact par un nouveau (toujours la meme marque, Casio). Jusqu'ici, nous en etions assez contents, il prenait de bonnes photos et surtout des films d'une qualite bien superieure a l'ancien. C'est grace a lui que je vous ai gratifie de plein de photos ces derniers temps et il etait en pleine action dans le train dimanche lorsque subitement, ce fut le drame : choc contre la vitre, son objectif se tord, l'ecran ne s'allume plus... serait-ce la fin ? A l'heure qu'il est, nous ne le savons pas, on va essayer de l'amener a reparer, mais ca va etre dur de faire passer ca pour un defaut et j'ai l'impression que la reparation risque de ne pas etre donnee !
Accessoires de voyage
Post tres court pour vous montrer qu'au dela des sacs et valises Vuitton, on trouve aussi des valises nettement moins luxueuses et beaucoup plus kitch... que l'on verrait plus trainees par des adolescentes que par une femme dans la trentaine portant collant, mini-juppe et talons aiguilles !
samedi 9 février 2008
Renouvellement de mon "Alien card"
Ma "gaikokujin toroku shomeisho" (外国人登録証明書)est arrivée a expiration. Cela faisait bientôt 5 ans que je trainais cette tête fatiguée et peu souriante sur ma carte de résidente étrangère au Japon.
(Oui, 5 ans car il y avait eu une petite cesure entre deux visas en 2002, ce qui fait que je viens de recevoir ma troisieme "Gaijin card", ou "Alien card" en Anglais.
La nouvelle carte est toute blanche, beaucoup plus chic que l'ancienne, un peu moins "Kawaii" (l'ancienne avait vraiment l'air d'un abonnement a l'année chez Dysneyland...même si c'est aussi un peu ça quelque part... la Gaijin Card!)

avant après
Quelques changements avaient été notes a l'arrière de la carte, changement d'emploi deux fois et changement de numéro de passeport....mais je ne suis pas nostalgique de cette carte, oh la la non pas du tout!! J'avais vraiment une trop salle tête sur la photo et a chaque fois que je devais présenter ma carte, on faisait des allers-retours de la carte a mon visage pour vérifier si c'était bien moi sur la photo, pour finalement me dire que j'avais beaucoup maigri depuis...les gens pensaient sans doute me complimenter alors que j'ai bien pris 2~3 kg depuis cette fameuse photo! Bon, pour leur défense, il faut bien dire qu'il y avait eu ce changement majeur, je n'étais pas encore blonde en 2002.





































































































