mercredi 30 avril 2008
Que d'emotions a Hakodate
Decus la veille par le manque de fleurs a Hirosaki, nous avons anticipe notre depart pour Hakodate que nous atteignons en debut d'apres-midi du 29 avril (3h de train tout de meme !). Nous esperons bien y voir enfin les cerisiers apres lesquels nous courrons desesperement, mais alors que nous mangeons notre premier repas (quelques images au tout debut de ce message), un tremblement de terre secoue pendant une longue minute notre restaurant, faisant bouger les lustres, figeant sur place les serveurs (qui prendront tout de meme le temps d'ouvrir portes et fenetres, sage precaution au cas ou la secousse augmenterait d'intensite). La secousse a eu lieu en pleine mer, entre Aomori et Hakodate. Details en image :
Heure : 14h26 / Latitude : 41.4N / Longitude : 142.1E
Profondeur : 60km / Magnitude : 5.5
Remis de nos emotions, nous nous dirigeons vers le parc de Goryukaku pour y voir, nous l'esperons, les cerisiers en fleurs. Cette fois, nous ne faisons pas chou blanc et meme si le nombre d'arbres est bien plus faible qu'a Hirosaki, nous profitons malgre tout d'un beau spectacle.
Autre moment fort de notre visite de la ville, la montee sur le Mont Hakodate, qui termine la presqu'ile sur laquelle est construite la ville et offre une des vues les plus reputees du Japon. Il faut avouer que la forme particuliere de cette ville, avec les montagnes que l'on devine en arriere plan, offre une vision fort agreable.
Le lendemain sera, sans aucune premiditation et donc par le plus grand des hasards, consacre a la nourriture et nous allons faire deux excellents repas. Le premier sous la forme d'un petit dejeuner pris au morning market, marche essentiellement consacre aux poissons ouvert jusque midi et auquel nous sommes alles a 7h pour essayer d'anticiper la masse de touristes (il s'agit d'une des attractions principales de la ville).
Qu'avons-nous mange pour notre petit dejeuner ? Que des choses simples : de l'oursin (un pur delice), de la patte (et non pas pince !) de crabe grillee et une grosse gambas, elle aussi grillee.
Et pour finir sur une note sucree (c'est un petit-dejeuner tout de meme !), une tres bonne creme aux oeufs et une bouteille de lait au cafe, Hokkaido etant LA region des produits laitiers.
Le reste de la journee a failli etre un peu monotone... jusqu'a ce que nous tombions par hasard sur un excellent sushi situe en bord de mer. Pour 5000 yens par personne (nous avons profite des prix plus attractifs du midi a vrai dire), nous avons fait ce qui est pour moi le meilleur repas de sushis depuis que je suis au Japon.
Particularite de ce restaurant : on mange les sushis de coquillages, crustaces et de poissons blancs (non gras) avec du sel au lieu de prendre de la sauce soja. Le menu en images pour mettre un terme a ce recit de notre voyage dans le nord, qui s'est quant-a-lui acheve par un trajet de 6h en train pour redescendre jusque Tokyo.
Ama ebi (petites crevettes) / Maguro (thon rouge)
Hotate (coquille saint-jacques)
Saumon (recouvert d'une petite preparation)
Ika (seche, ici aussi avec une petit preparation a base de radis)
Kani (crabe)
Botan ebi (grosse crevette)
Chu toro (thon gras)
Hokke (pas trouve la traduction)
Kampachi (pas trouve la traduction non plus)
Uni (oursin)
Kappa maki (rouleau au concombre)
Anago (anguille de mer / congre)
Saba (maquereau)
Ikura (oeufs de saumon)
Petit ramequin de crevettes fraiches du matin (cadeau du cuisinier qui a du apprecier nos signes de ravissement a chaque bouchee)
lundi 28 avril 2008
Deception a Hirosaki
Germain et Isabelle, encore en plein combat avec le decalage horaire, ont profite d'un reveil matinal pour photographier le Mont Iwate... Reveilles plus tard, nous avons eu moins de chance et n'avons pu le voir integralement degage.
Malgre tout, la magnifique salle dans laquelle nous avons pris notre petit-dejeuner a l'hotel nous a permis de profiter de la vue sur Morioka et ses environs.
Celui-ci doit compter parmi les beaux hotels de la ville, car il dispose de son restaurant francais (ou nous prenons notre petit-dejeuner, au dernier etage du batiment), mais aussi et surtout d'au moins un salon de mariage car on y trouve au rez-de-chaussee une "boutique a mariage". Il faut savoir qu'en Asie (tout du moins au Japon et en Coree), beaucoup de mariages se passent dans des hotels, qui disposent de vraies/fausses chapelles et vous offrent un kit-ceremonie complet... Ca meriterait un article plus detaille et ca viendra peut-etre un jour.
Apres une courte promenade matinale, histoire de passer le temps, nous reprenons le train, direction Hirosaki, qui doit etre notre etape "phare" en ce qui concerne les cerisiers. Ceux-ci etaient deja verts (comprendre: avaient perdu leurs fleurs) a Morioka, nous esperons donc les voir dans une forme correcte, mais nos premieres informations nous laissent penser que nous avons manque la pleine floraison... craintes fondees car les premiers arbres que nous rencontrons dans la ville ont perdu la majorite de leurs fleurs et il en sera de meme dans le parc ou seuls les cerisiers pleureurs, fort beaux il faut avouer, etaient encore bien fleuris. C'est une grosse deception pour nous... nous imaginons que ce va etre une grosse deception pour d'autres personnes car le jeudi d'apres notre visite (soit le 1er mai), la television nationale encourageait encore les gens a aller a Hirosaki pour le week-end du 3-4 mai... on se demande bien ce qu'ils vont pouvoir voir et nous avons ete scandalises et choques d'un tel manque de professionnalisme dans les informations transmises (il s'agissait d'une emission de divertissement et pas des informations, mais tout de meme !).
Mais si les cerisiers n'etaient pas au mieux de leur forme, nous avons tout de meme pu voir le matsuri qui a lieu tous les ans a cette periode, sorte de grosse fete foraine aux multiples stands assez sympathique et haute en couleurs.
On a aussi pu constater qu'en cette veille de jour ferie, de nombreuses entreprises avaient decide de faire leur hanami sous les fleurs restantes, certains pique-niques battant leur plein quand nous sommes passes alors que pour d'autres, l'employee chargee de reserver la place attendait l'arrivee de ses collegues.
Rien de particulier a dire en ce qui concerne nos repas la-bas... nous n'avons pas trouve de restaurant ou de specialite culinaire digne de figurer sur le blog ! Il faut avouer qu'Hirosaki n'est pas non plus la ville la plus vivante du japon !
Pénurie de beurre au Japon
L'article a mis du temps a arriver sur Aujourd'hui le Japon, car nous avions deja vu depuis plusieurs jours que le beurre etait rationne, et ce en differents endroits, aussi bien au Life pres de chez nous qu'au National Azabu lorsque nous sommes alles pique-niquer a Hiroo. Les photos ci-dessous sont de nous.
Rayons de magasins dévalisés, ménagères affolées, non, la scène ne se passe pas dans un pays du tiers monde mais bien au Japon au XXI eme siècle.
Depuis le début de l'année, il devient de plus en plus difficile de trouver du beurre dans les supermarchés de l'archipel.
Tout a commencé à l'automne dernier, quand les premières restrictions concernant la vente de beurre aux professionnels sont apparues. Face à une diminution alarmante des stocks, les industriels, soucieux de leur image, étaient réticents, dans un premier temps, à faire subir les conséquences de la pénurie de beurre aux ménages, préférant pénaliser les pâtissiers et autres restaurateurs.
Cependant, la situation n'étant plus tenable, les restrictions touchent désormais le grand public. Depuis le mois de mars, de nombreux magasins de l'archipel ne sont plus approvisionnés et ceux qui le sont limitent l'achat à une plaquette par personne.
Et la situation n'est pas près de s'arranger. Les spécialistes estiment que les stocks de beurre, pour l'ensemble de 2008, s'élèvent à 10 000 tonnes, soit la moitié de ceux de 2007 !
Cette situation est le résultat d'un concours malheureux de circonstances.
En 2005, la production laitière nippone bat tous ses records. Résultats, une surproduction et plus de 900 tonnes de lait mis à l'égout pour la seule région d'Hokkaido. Pour éviter un nouveau gaspillage, les quotas sont diminués pour 2006 et 2007.
Cependant, dans un marché en augmentation constante, la demande est restée soutenue. De plus, l'Australie, principal fournisseur de produits laitiers du Japon ne peut lui venir en aide.
L'île continent ayant connu en 2007 sa plus forte sécheresse depuis un siècle, sa production de laitage a subit un coup d'arrêt.
Bref, le Japon doit se tourner vers d'autres fournisseurs. Mais dans ce laps de temps, la pénurie s'installe. En attendant de nouvelles solutions, les plus grands producteurs du pays ont d'ores et déjà annoncé des augmentations du prix de vente du beurre pour le mois de mai.
A noter un commentaire interessant poste sur Aujourd'hui le Japon par un lecteur, qui donne une perspective differente a la situation. Alors, comme je ne sais pas trop a qui faire confiance... je le publie aussi !
Note au(x) journaliste(s) qui a/ont prepare cet article. Il faudrait
voir a mieux creuser vos sujets, et a aller a la peche aux infos au
lieu de repeter ce qu'ecrit deja la presse japonaise. La realite est
qu'il y a eu manipulation des stocks de lait, la surproduction 2006
n'ayant servi que de pretexte. Du coup, le lait a boire a augmente de
prix, le beurre doux (et meme sale maintenant) se fait rare, voire
inexistant et ou se retrouve le lait, alors ? Sous forme de fromage,
les industriels des produits laitiers ayant trouve la production de
fromages plus rentable que celle du lait. Voila. Speculation pure et
simple consequence d'un ordre directement donne par la Chambre
syndicale des producteurs de lait, aux producteurs de lait eux-meme de
reduire de moitie leurs capacites.
De toute facon, nous sommes desormais rentres dans un mouvement de
fortes turbulences speculatives sur les matieres premieres, les valeurs
boursieres ayant ete essorees pour un moment, les 'raiders' ont reporte
leurs billes sur des produits de premiere necessite: ble, riz, lait,
petrole (alors qu'il n'y en a jamais eu autant sur terre !) mais aussi
et on en parle moins, papier... Voila ce qu'aurait dit un article bien
documente.
Et pour documenter un peu plus ce sujet, il faut l'avouer fort etonnant dans un pays developpe comme le Japon, voici quelques extraits issus du magazine japonais Diamond :
Le Diamond fait remarquer que le beurre a pratiquement disparu des rayonnages des supermarchés japonais. Les livraisons sont rares et en petites quantités. Quand elles arrivent, les produits sont immédiatement pris d’assaut. Les magasins ont donc limité les achats à un paquet de beurre par personne.
Cette situation est une conséquence de la baisse de la production de lait au Japon. Depuis 1990, la consommation de lait est en baisse constante. Les producteurs ont décidé de réduire leur production pour la première fois, pour l’exercice 2006-2007.
Dans ce contexte, l’augmentation du prix de l’alimentation animale et la canicule de l’été 2007 ont joué un rôle accélérateur. La baisse de la production a dépassé toutes les prévisions. Les quantités sont donc insuffisantes.
Le manque de lait est, ajoute le magazine, un phénomène mondial. Les prix de cette denrée et des produits qui en sont dérivés enregistrent des augmentations sensibles.
Cette contraction de la production de lait est en grande partie absorbée par le beurre. Les fabricants achètent le lait à très bas prix. Le beurre ayant une durée de conservation assez longue, il est facile de réguler sa distribution.
D’après le Diamond, La principale région laitière du Japon, l’île de Hokkaido, a augmenté de 3% sa production de lait au mois de mars. Cela n’a pas favorisé le retour du beurre dans les rayons. Les acteurs du secteur estiment que les grands fabricants de pain et de gâteaux achètent toute la production pour se protéger de la hausse des prix du beurre importé et de la pénurie qui pourrait durer.
La situation actuelle est aujourd’hui paradoxale, s’étonne le magazine. Le marché ne reflète pas la réalité puisque, malgré la pénurie, les producteurs de lait ne parviennent pas à augmenter leurs prix, tout comme les fabricants de beurre.
dimanche 27 avril 2008
Virée dans le nord du Japon - Morioka
Ce dimanche, nous avons pris le Shinkansen en direction de Morioka, première étape de notre virée de 4 jours dans le nord. Je ne vais trop détailler ces différentes étapes, mais juste vous donner les quelques points les plus marquants de chacun des lieux visités.
Je commence par un grand absent, le mont Iwate, volcan qui surplombe la ville et qui est resté caché dans les nuages pendant toute la journée et que nous n'avons donc malheureusement pas pu photographier.
Si je continue avec les déceptions, il faut parler du cerisier qui fend la pierre, certes toujours bien là au milieu de son gros rocher, mais dont les fleurs avaient déjà disparu:
Point marquant de notre visite, le temple de Hoonji et ses 500 statues de disciples de Bouddha :
Le reste de la visite comporte un passage par le château (qui ne me semble pas mériter de photos) et surtout par un magasin d'objets en fonte où chacun des couples achète une théière différente... l'un pouvant repartir avec le modèle d'exposition (Isabelle et Germain), l'autre devant attendre deux mois qu'elle soit refabriquée (elle est en photo et elle a reçu un prix design en 2006 !) :
Au niveau culinaire, on retiendra notre repas du midi au Hot Jaja, constitué à nouveau de pâtes (les jajamen, spécialité locale), servies avec une sauce a base de miso un peu épicée, des concombres et que l'on peut finir en cassant un oeuf dans l'assiette, oeuf sur lequel le jus de cuisson des pâtes est ensuite versé. Je vous épargne les photos des giozas... je mets trop de photos de nourriture ces derniers temps et il y en a encore à venir !
samedi 26 avril 2008
Premiers pas a Tokyo pour nos visiteurs - reservervations de trains, Akihabara... et bons repas !
C'est donc ce matin que Germain et Isabelle sont arrivés. Au programme de la journée : transformation des JR Pass, achat et réservations des billets de train pour nos différents voyages, achat de matériel photo pour nos visiteurs et quelques bons restaurants (... enfin, deux seulement, faut pas abuser !).
Pour ce qui est de l'achat des billets, ce fut une épreuve longue... très longue (plus d'une heure). Il faut avouer que dans un pays aussi high tech que le Japon, JR nous réserve tout de même de grands moments, entre bottin aussi grand que l'annuaire téléphonique pour gérer les correspondances (Armelle pourrait aller aussi vite sur son téléphone portable... je me demande bien pourquoi leur système n'est pas informatisé !) et la multitude de tampons nécessaires, on n'a pas trop l'impression d'être au 21ème Siècle!
En s'y prenant la veille de notre départ, en pleine Golden Week, là où tous les japonais partent en vacances, c'était un peu prévisible. Au final, on ne s'en tire pas trop mal : on a presque tous les trains qu'on avait prévu de prendre, nous ne sommes dans l'ensemble pas trop dispersés (une étape où nous sommes tous les quatre en file indienne les uns derrière les autres, peut-être une autre où nous ne sommes pas dans le même wagon, je ne sais plus) et une étape pour Armelle et moi où nous devons voyager en Green car, avec une correspondance et un départ anticipé à 8h du matin (c'est pour aller voir les cerfs-volants à Hamamatsu le samedi 3 mai... on apprendra un peu plus tard qu'un million de visiteurs sont attendus au cours des trois jours de ce festival).
Pour le reste de la journée, c'est un repas de tsukemen au restaurant que nous vous avons déjà présenté en détails :
Un passage a Akihabara, paradis de l'électronique, dont je vous ai également parlé par le passé (chercher l'intrus parmi les photos) :
Mais Akihabara, c'est aussi le paradis des maids, qui font la pub pour leur maid café dès la sortie de la gare... au grand plaisir des passants...
... ou des starlettes et de leur foule d'admirateurs/paparazzo:
Mise à jour avec un lien en direction de Aujourd'hui le Japon et cet article qui fait écho à un autre que j'avais publié il y a quelques mois et qui montre que les jours des cosplays sont peut-être comptés.
Mais Akihabara, nous y sommes aussi allés pour faire des courses à Yodobashi, le Darty puissance 10 local... avec 6 (ou 7... je ne sais plus trop) étages dédiés à l'électronique, l'électroménager, les jeux, les jouets, la téléphonie, ...
Fin de soirée à Shinjuku où nous avons profité des lumières de la ville avant et après un très bon repas dans une isakaya haut de gamme, le Hibiki, situé au 49ème étage du Nomura building. Je commence par le descriptif du menu... les photos de la ville seront pour conclure ce message !
Petits poissons et daikon (pas très engageant à première vue, mais plutôt bon au final... on met de la sauce soja dessus) et sorte de velouté de pois au katsuo... c'est ce qui vient avec notre commande d'umeshu.
L'incontournable tofu, que l'on mange ou bien avec du sel, ou bien avec oignons et sauce soja (préférence pour la première version).
Poulet frit et une sorte de sauce tartare... on sort des plats traditionnels pour aller vers la cuisine fusion.
Assiette de sashimi (5 sortes différentes, dont maguro (thon) et coquilles saint-jacques).
Croquettes a la viande et aux pommes de terre... sorte de hachis parmentier mis en boule, pané et frit... cette description risque de ne pas faire envie, mais c'est très bon et c'est une des multiples variations autour de ce plat typique du Japon.
Poireaux grillés avec du miso / brochette de boeuf (fondant à souhait, comme tout boeuf de production locale je pense !)
Shijimi, sorte de pancake/crêpe salée d'origine coréenne, servie avec une sauce un peu pimentée.
Les incontournables giozas, ici dans une version plutôt plate et allongée.
Annin dofu (sorte de panna cotta à l'amande douce... crémeuse, onctueuse à souhait... Armelle y repense encore) et glace au haricot noir.
Vue depuis le restaurant, dont je tiens a souligner la qualité du service... qui avait remarqué que nous photographions les plats et plaçait ceux-ci systématiquement sous le spot qui éclairait une partie de la table.
Un petit détour par le rack à parapluies, comme on en trouve de plus ou moins grands à l'entrée des restaurants, magasins, ... et pour finir, quelques photos de Shinjuku by night :
Flashback
Alors que Germain et Isabelle, un couple d'amis, arrivent aujourd'hui, voici l'occasion de faire un très bref retour en arrière sur la venue de deux autres amis (pas en couple eux), Brice et Hélène. C'était il y a maintenant un peu plus d'un an, au printemps 2007 et nous n'en avions que peu ou pas parlé à l'époque (on n'était peut-être pas aussi bien rodés dans la gestion du blog...). Voici donc un petit clin d'oeil pour eux au travers de cette image qui nous rappelle leur sympathique passage par chez nous !
vendredi 25 avril 2008
Vu a la tele (nationale !!!)
Armelle m'en a parle, Mainichi lui a consacre un court article que je vous mets a la fin de ce mot et dont voici un court resume: l'histoire est tres grave et serieuse, il s'agit de decapitations de masse, c'est horrible ! Le plus horrible, c'est que ce crime a ete comis par un salaryman apparemment bien sous tous rapports et a l'aide d'une arme peu commune... un parapluie ! Les victimes, 65 (!!!)... tulipes ! Et oui, on parle de fleurs, ca fait l'objet d'une couverture televisuelle nationale et l'homme est maintenant recherche par la police. Il faut avouer qu'une vague de vandalisme a secoue la ville de Maebashi ou 1900 tulipes ont ete coupees les 9, 14 et 19 avril. Il faut tout de meme rappeler que les Japonais semble vouer une veritable passion pour les fleurs... ceci pouvant expliquer cela.
Quand je repense aux plantations frequemment arrachees au pied de mon immeuble en France, j'aurais du installer une webcam sur mon balcon et amener le film a la police !
Police release security images of vandal chopping tulips with umbrella
Images from video footage show the man lopping off the tops of tulips in Maebashi. (Photo courtesy of Gunma Prefectural Police)
MAEBASHI -- Police on Thursday released images from a security camera showing a man chopping down tulips with his umbrella alongside a road here, following a spate of similar attacks in the city.
Police have launched a search for the man, who appears to be aged between his 40s and 50s.
The suspect, dressed in a suit and tie, was captured swinging his umbrella violently to lop the tops off tulips in planters near the Gunma Prefectural Government headquarters in Maebashi late on April 18.
At about 12 a.m. the following day, about 65 tulips from 18 planters were found to have been chopped down.
Altogether, roughly 1,900 tulips were cut down in attacks in Maebashi on April 9, 14 and 19.
jeudi 24 avril 2008
Coincidence
Titre qui n'annonce pas la couleur et le contenu de ce post... mais qui resume mon etat d'esprit du jour. Alors que cette semaine j'avais collecte quelques articles glanes ca et la sur les gouts un peu pervers locaux dans le but d'en faire ulterieurement un article, j'ai recu aujourd'hui en me deplacant a Nagoya un de ces paquets de mouchoir servant de support publicitaire (un article a venir sur ce sujet) vantant les merites d'un bar, le 'nana cafe' (on ne l'invente pas !) qui propose:
1. des magic mirror pour mater les filles sans etre vu
2. des ecrans de tele sur lesquels on peut zoomer sur le decolete des filles
3. de talk rooms ou on peut aller parler avec des demoiselles (enfin un peu d'action !)
4. et plus si affinites (en dehors du bar par contre)...
(photos censurees pour ne pas faire de pub trop directe)
Et si on regarde le peu le rabat interieur, on y trouve, je suppose, un avant gout de ce qu'on peut voir a l'interieur du bar !
Ceci m'amene a parler des fameux articles collectes ca et la, dont le premier parle justement de bars ou l'on peut venir admirer les culottes des serveuses. L'article original est en anglais et peut etre lu ici. Si je cherche a en resumer les points les plus marquants:
Dans les annees 80, les bars ou les serveuses se promenaient sans culotte pour permettre aux clients d'admirer leur intimite ont explose a Tokyo, mais une politique plus stricte menee par le gouverneur conservateur de la municipalite, Shintaro Ishihara, a entraine leur fermeture. Neanmoins, les bars ou les serveuses devoilent leur lingerie sont demeures populaires. Suit la description d'un de ses bars situe a Ikebukuro (je ne ferai pas de pub en donnant son nom) : 15 sieges au comptoir, quelques tables rondes equipees d'ecrans LCD... jusqu'ici rien de vraiment anormal. Ca le devient quand on voit le prix du cafe, 1200 yens, soit 3 fois le prix habituel ! Et les choses deviennent veritablement differentes lorsque la serveuse vous apporte ledit cafe, car des cameras filment sous sa jupe une image qui apparait sur l'ecran faisant face au client. Client qui peut, en parlant un peu avec la serveuse, profiter egalement de son decolete. Dans un autre bar situe dans le quartier 'chaud' de Kabukicho a Shinjuku, la serveuse vous amene votre biere coincee entre ses seins (moyennant un supplement, apres avoir retire son soutien gorge) et si vous payez un autre extra, vous pouvez soulever sa jupe a l'aide d'une canne a peche (c'est d'un gout !).
On retourne a Nagoya ou recemment quelques affaires de prostitution enfantine/adolescente ont eclate. J'en avais deja un peu parle dans un article precedent, cette pratique est bien evidemment interdite... mais encore assez repandue. Les rencontres se font souvent via des sites ou des cafes de 'matchmaking' (c'est bizarre... ca ressemble pas mal a la pub que j'ai recoltee !). L'exemple que je retiens est celui d'un representant officiel du gouvernement de la prefecture de Aichi (Nagoya), 44 ans, qui eu des relations sexuelles avec une jeune fille de 16 ans apres lui avoir promis de lui louer un appartement (300.000 yens par mois tout de meme!). L'article integral (encore en anglais) est ici. Dans deux autres exemples, il s'agit cette fois d'un prof (a Tokyo) et d'un employe de banque de 26 ans, encore une fois a Nagoya (celui-la est moins riche que le precedent, n'offrant que 40.000 yens), mais je ne rentre pas plus dans les details, les article sont ici et la.
Que c'est joli!
Aujourd'hui, en allant chercher mon pain, je me suis sentie un peu princesse en marchant sur ce tapis de petales roses me menant a la brasserie huit! Voyez plutot comme c'etait joli! (ce sont des sortes de Sakura aussi, mais tardifs, qui fleurissent en sorte de ponpons roses pres de Naka-Meguro)
Les petales etant bien roses, cela nous donne vraiment de tres belles couleurs. Vais-je oser vous avouer que j'ai attrappe de grosses poignees de petales pour les jetter dans le vent! C'etait joli et frais, et j'etais bien contente d'etre seule sur le chemin!
Cela me rappelle que je ne vous ai pas montre combien notre riviere nous a offert un superbe spectacle il y a deux semaines maintenant (le 4 Avril) alors que les Sakura se denudaient de leurs petales (je ne fais pas vraiment de tri, ca vous permet de mieux voir l'ampleur du phenomene si ephemere que Laurent n'a malheureusement pas pu voir - voila un avantage de travailler a la maison!-...le soir, a 20h, on ne voyait plus du tout l'eau sous les petales, a 21h, la maree etait basse, donc riviere basse et les petales avaient presque disparu!







oui oui, les escaliers menent normalement a la riviere!

Atrapper les petales en vol porte bonheur pour l'annee a venir (j'ai essaye une fois et j'ai reussi...je n'ai pas reessaye une deuxieme fois de peur de perdre ce bonheur garanti pour l'annee!)
La promenade etait bordee de petales:


lundi 21 avril 2008
Connaissez vous The GazettE?
Non, pas la Gazette de Montreal ou www.lagazettedescommunes.com...non, je vous parle de The GazettE,ce groupe unique a l'influence sans moderation!
Alors que nous passions par Harajuku pour aller au sport dimanche, nous nous sommes retrouves dans une gare qui avançait au ralenti tant le monde ne pouvait plus etre contenu par la petite passerelle de Harajuku-eki:
Que se passe-t'il? Un concert sans doute...et en regardant dehors par les fenetres de la gare...des "degentes" cost-playeurs, partout, et en grand nombre, des maids, des princesses, des celtiques, etc...aujourd'hui c'est nous qui sommes habilles bizarrement au milieu de ce quartier!
Voici des photos prises a la volee depuis la fenetre de la gare, nous ne realisons pas encore l'ampleur de ce que nous allons voir:
Ca doit etre un congres ou quelque chose comme ca dis-je a Laurent... mais non, apres avoir interroge une jeune femme celtique qui portait une banane geante (oui, ca peut surprendre)...
J'ai la confirmation qu'il s'agissait bien la d'un concert, mais pas celui de n'importe qui...non non, un concert de THE GazettE, le groupe le plus en vogue du moment au niveau visual (l'original que copient les gars de "Tokio Hotel" en quelque sorte), il y avait des milliers de jeunes femmes habillees comme les gars au look androgyne du groupe "The gazettE". C'etait impressionnant, nous avions un spectacle incroyable devant nos yeux, comme nous voudrions tant montrer a nos touristes quand ils viennent a Tokyo, un spectacle comme nous aimerions mettre en boite dans nos reflexes...mais l'evenement c'etait aujourd'hui (et hier), et nous n'avions pour seule arme d'immortalisation que notre petit "blog", le petit compact a senti la gachette chauffer comme rarement. Combien de photos il reste sur la carte? 236...va pour 236 alors, nous allons la remplir en un peu moins d'une heure (et pousser a pres de 280 photos au final!).
Voici un petit echantillon de ce que nous avons vu:
Et je vais quand meme vous presenter ce groupe. the GazettE (ガゼット) est un groupe japonais créé en 2002 étiqueté visual kei. D’un style éclectique a ses débuts, le groupe mélangeant pop et jazz, the GazettE à évolué vers un son plus typé punk et métal, en conservant toutefois son coté pop. Le groupe a acquis par ses différents changements de style une certaine notoriété. Le groupe serait également en phase de trouver son public à l'étranger (il y a meme des fans francais sur ce site ...on se demande bien comment ils ont eu connaissance de ce groupe!)
Le groupe est compose de 5 jeunes hommes au look plutot....je vous laisse juger:
Ruki (ルキ) -26 ans - de son vrai nom Takanori Matsumoto (ca le fait tout de suite moins) collectionne les lentilles et les chapeaux et est le vocaliste du groupe.
Aoi (葵) - 29 ans- Suguru Joyama (Oh la la quel prenom!) travaillait dans une chapelle de mariage et dans des superettes avant de devenir star, il est guitariste & choeur pour the gazettE.
Uruha (麗)-27 ans - Atsuaki Takeshima de son vrai nom travaillait chez un Yaoya-san (marchand de legumes) avant de devenir guitariste & choeur.
Reita (れいた)-27 ans bientot- Makoto Suzuki a l'air de faire un gros complexe sur son nez (pas reussit a voir son visage entier encore!) est bassiste & choeur dans The Gazette, il aime les Kit-kats et les spaghettis.(Il faut avouer qu'avec tous les genres de kit-kats qui existent au Japon, il y a de quoi apprecier (le kit-kat au melon, au sakura, au macha, et j'en passe beaucoup...Sophie en a fait un article sur son blog)
Kai (戒)- 26 ans- Yutaka Uke dans la vie aime manger des choux, des biscuits, de la mayonnaise (original comme nouriture appreciee...) et des bananes, il est batteur & choeur
Enfin, il sont tout de meme tous musiciens issus d'autres bandes.
Si vous voulez les ecouter il y a cette balade:
Et ce morceau un peu plus proche de leurs morceaux "classique" apparemment:
Ils ont sacrement bien mené leur business quand on voit qu'ils remplissent des salles de concert entiere avec tout le monde ou presque qui porte l'une de leur panoplie! Il faut avouer que le style musical est sympa!
Et une petite derniere pour la route (on ne s'en lasse plus!):
Point final sur une image légèrement hors-sujet, mais comme le pont etait ce samedi le point de raliement de toutes les excentricites, voici a ce jour la recordwoman de straps accroches au telephone !














































































































































































