Actualite et article internet aidant, je reviens un peu sur mon article intitule "Coincidence". Vous vous souvenez que j'y presentais un paquet de mouchoirs publicitaires vantant les merites d'un cafe de rencontre. Il se trouve que Mainichi a publie hier un article assez detaille sur le sujet, dont voici le lien.
Comme c'est malheureusement souvent le cas ces derniers temps, l'article est encore en anglais. Voici en resume les points les plus interessants. Le reporter du magazine Aera s'est rendu dans l'un de ces cafes de rencontre ("Encounter cafes") a Nagoya (c'est la que j'ai recu ma pub justement) et explique comment cela fonctionne. Le client male doit payer un droit d'inscription de 5000 yens, puis 1000 yens a chaque visite. Pas la peine de donner son vrai nom sur la carte de membre, n'importe quel pseudo peut faire l'affaire. Le cafe comporte une sorte de couloir avec une piece de chaque cote, une pour les femmes de plus de 18 ans, l'autre pour celles entre 16 et 18 ans. Une vitre sans tein permet aux hommes de regarder ce qui se passe dans ces deux pieces, ou les femmes attendent en composant des messages sur leur telephone ou se maquillant. Parler a l'une des filles coute un supplement de 1000 yens, 3000 de plus si vous souhaitez sortir de l'etablissement avec et 5000 a lui remettre directement pour les "frais de transport". Une "cliente" (je ne sais pas trop comment l'appeler a vrai dire) revele au journaliste que certains clients sont meme prets a payer 10.000 yens rien que pour parler avec une jeune fille (tout comme des clients depensent des fortunes pour parler a des hotesses dans les fameux bars a hotesses), ajoutant qu'un grand nombre d'ecolieres se rendent dans ces cafes.
Mais derriere cette innocence apparente se cache un univers plus sombre et nombreuses sont les personnes qui denoncent ces lieux comme favorisant la prostitution... chose contre laquelle il est difficile de lutter car ils ne sont aux yeux de la loi que des lieux ou des personnes de sexe oppose peuvent se rencontrer. Ainsi, une autre cliente de 23 ans annonce sans detours que la majorite des clientes sont des prostituees et qu'une passe se negocie dans les 30.000 yens.
Il y aurait plus de 100 cafes de ce type a travers le Japon, dont rien que 10 dans le seul quartier de Kabukicho, repute pour ses activites nocturnes a Tokyo.