Mais quand on lit que la somme moyenne consacree aux repas par les hommes japonais est de 570 yens (3,4 euros) chaque midi, ca laisse souleve pas mal d'interrogations et ca me laisse croire que leur repas ne doit pas etre des plus equilibres.
Nous depensons habituellement entre 800 et 1000 yens le midi pour un repas de bonne qualite... a 570 yens, on n'a meme pas un bol ramens, ca doit plutot etre un bol de riz chez Yoshinuya ou des plats a manger sur le coin du bureau achetes au combini... et en terme d'equilibre nutritionnel, ce n'est tout de meme pas genial (morceaux de viande biens gras par exemple pour le bol de riz).
Nous sommes vraisemblablement des privilegies, mais quand je compare a ce que je depensais en France, se nourir le midi au Japon, avec toutes les formules speciales salarymen qui existent, est vraiment bon marche et je me demande bien ce qui peut pousser ces travailleurs a tant rogner sur leur alimentation... sachant que nous parlons ici d'une moyenne ! Certes, beaucoup mangent sur le pouce pour continuer a travailler ou bien faire une sieste pendant leur pause dejeuner, mais je ne pense pas que cela explique tout. De plus, je ne sais pas comment fonctionnent les autres entreprises, mais dans la mienne, les japonais on droit a une allocation repas de 900 yens !!!
Pour developper un peu plus le sujet, voici quelques elements issus d'un article paru dans Tokyo Keizai le 21 juin :
Ce chiffre apparaît dans une enquête sur l’argent de poche des salariés, menée tous les ans par la société GE-money auprès d’employés entre 20 et 60 ans. Depuis 2005, l’argent de poche des hommes japonais était en augmentation. Mais, cette année, l’étude révèle une baisse à 46 300 yens (277 euros) par mois, soit 2 500 yens (14,97 euros) de moins qu’en 2007.
Concernant les déjeuners, les hommes y consacraient 710 yens (4,25 euros) en 2001. En 2007, ce chiffre est passé sous la barre des 600 yens (3,59 euros).
Jusqu’à présent, les prix des bentos – plateaux-repas – et de la restauration n’évoluaient guère. Mais depuis le début de l’année 2008, l’augmentation des prix de l’alimentation pèse lourdement sur le budget des salariés. Le magazine s’inquiète de les voir manger moins bien.