mardi 30 décembre 2008
Depart en vacances
Voila, nous sommes a l'aeroport a attendre notre avion... apres une grosse frayeur - vol annule ! Resultat, nous passons par Brisbane au lieu de Sydney pour aller a Melbourne. Au final, on devrait arriver plus tot, mais on a eu une grosse frayeur (probleme de moteur sur notre avion).
Ce mot aussi pour dire que ce sont les vacances du Nouvel An au Japon en ce moment, que beaucoup de choses vont etre fermees cette semaine (il fut un temps ou on ne pouvait meme pas retirer d'argent pendant plusieurs jours), et qu'aujourd'hui est le pic des departs en train (certains pleins a plus de 150% !). Comme pour l'ete, ce qui m'impressionne toujours le plus est la faible duree des vacances, le pic des retours ayant lieu entre le 3 et le 4 janvier. Y'a pas, c'est pas la meme culture des vacances qu'en France !!!
lundi 29 décembre 2008
Le Oosoji
En ce moment, au Japon, c'est le moment du grand menage. Tout le monde nous demande le matin:
<<Alors, vous avez fait votre grand menage?>> (Nous faisons notre menage regulierement, donc pas de "grand menage" chez nous)
Le Oosoji, c'est comme ce qu'on appelle le grand menage de printemps chez nous, mais ici, c'est quasiment institutionel. Meme dans les entreprises, rien de choquant a ce que les poubelles degueulent de papiers broyes en ce dernier jour d'activite. Le chiffre d'affaire de produits menagers doit decoller a partir de la mi decembre. Tout le monde le fait, tant et si bien que meme la page de garde de Yahoo! Japan fait son grand menage!

Nous aurons quand meme fait un grand menage, celui de Kasai. Ca n'aura pas ete un episode des plus agreables, mais ca y'est, enfin ma "home, sweet home" est maintenant a Naka-Meguro!
jeudi 25 décembre 2008
C'est Noel !
Petit tour d'horizon de la presse locale, avec Smap qui truste comme Armelle le disait les couvertures de magazines de télé et les mamans Noel qui trustent les couvertures de magazines masculins... tout un programme !
samedi 20 décembre 2008
Décidément, les japonais aiment faire la queue...
... à croire que c'est écrit dans leurs gènes. Dernier exemple en date, ces photos prises un samedi matin devant le pachinko de Kasai, juste avant son ouverture : il y avait foule de clients souhaitant être parmi les premiers a s'adonner à ce jeu local !
vendredi 19 décembre 2008
Et une étoile de plus
Pour l'anniversaire d'Armelle, nous avons visité un nouveau restaurant étoilé sur Tokyo, le Miraville, récompensé pour la deuxième année par une étoile au Michelin. Voici en images notre menu :
Petite friture en amuse bouche, sous la forme d'un chou de Bruxelles et d'oeufs de poisson, avec une petite sauce au basilic. Bon et léger !
Vient ensuite la première entrée, une assiette composée tournant autour du sanglier, avec une terrine en croute et une petite brochette. Le temps passant, j'ai oublié les détails, je crois que la sauce était une sorte de caramel, mais ce qui vous semble appétissant en images l'était réellement !
Le plat de poisson était je crois de la daurade, servi avec une sauce au yuzu et diverses variétés de navets/radis locaux. Là encore, mélange d'influences françaises et japonaises subtilement exécuté.
Le plat de viande venait après un granité à la clémentine dont je ne mets pas la photo. Contrairement au reste du menu, la viande était au choix. Nous avons pris du faisan, servi avec de petits oignons et des raisins, l'autre plat "vedette" de la soirée et du boeuf, bien réalise mais pas aussi surprenant et mémorable que le faisan.
Suivait un fromage, sous la forme d'une surprenante terrine au roquefort. Il faut aimer ce fromage au goût fort prononcé pour l'apprécier... mais même moi qui suis un peu sensible, j'ai bien aimé !
Le dessert aussi était au choix. Le mien au chocolat était pas mal mais pas aussi bon que celui d'Armelle, à base d'une frangipane au thé vert. Servi chaud, c'était un délice !
Le repas se termine par une boisson (café, thé, tisane) et des mignardises, mais pour alléger le post je ne mets pas de photos.
Voici donc encore une fois un très bon dîner. Il faut noter une sélection de vins en demi bouteilles à prix abordable.
mercredi 17 décembre 2008
Connaissez-vous Flickr ?
J'ai decouvert ce site il y a quelques semaines en cherchant sur internet des photos de voitures (et oui, je continue mon "etude" de la Porsche GT2 et de la Nissan GT-R, otaku que je suis a mes heures perdues). Le concept et la presentation m'ont plu, resultat je commence a y deposer mes images de Tokyo, du Japon et d'ailleurs. J'encourage donc ceux qui voudraient voir mes images a suivre ce lien, les mises a jour y seront frequentes !
mardi 16 décembre 2008
Marre des suicides ! ... et autres brèves ferrovières
Aujourd'hui encore, suicide sur le Odakyu avec pour résultat un trafic de Romance car totalement perturbé. Alors que je pensais manger tranquillement dedans, j'ai du me dépêcher de prendre mon déjeuner avant de jouer un peu des coudes pour obtenir une place assise dans un express "de base". Mais qu'ont-ils tous à se suicider dans ce pays !?
Toujours sur la Odakyu, j'ai vu ce soir l'affiche ci-dessus, qui fait campagne contre l'alcoolisme (on retrouve le même thème que dans le métro ce mois-ci): les illustrations sont je trouve assez comiques et résument bien les incidents qui peuvent se produire lorsqu'on a du mal à marcher droit !
lundi 15 décembre 2008
Statistiques... suite
Aujourd'hui, c'était au tour de la gare Yoyogi d'être envahie par ces hommes en gilet jaune qui étudient le flux de passagers d'une ligne à l'autre.
La semaine dernière, il y avait un déploiement de force encore plus impressionnant à Shinjuku: il faut avouer que la gare est nettement plus grande et c'est donc à l'aide de papiers à glisser dans des urnes que nos sondeurs travaillaient.
Je me demande bien à quoi ça peut servir en tout cas !
dimanche 14 décembre 2008
Y'a comme un probleme dans le couple
Voici les resultats assez surprenants d'une etude concernant les attentes dans le couple au Japon... y'a comme qui dirait divergence de points de vue. Et je dois avouer que j'adore la definition du couple ideal a la fin de l'article!
39,3%, il s’agit, note le Toyo Keizai, du pourcentage d'hommes qui souhaitent passer plus de temps avec leur épouse. Ce chiffre émane d'une enquête effectuée tous les dix ans par l'institut Hakuhodo sur le quotidien des Japonais. Il est en augmentation par rapport à 1988, quand il ne dépassait pas 30,6%.
Dans le même temps, remarque le magazine, les femmes sont de moins en moins nombreuses à vouloir passer du temps avec leur mari. Leur part est passée de 35,2% à 26,2%.
En outre, le pourcentage des personnes désirant s'accorder davantage de temps est actuellement de 46,2% chez les hommes, contre 57,3% en 1988. Chez les femmes, cette proportion a augmenté, passant de 54,5% à 64,8%.
La vision du divorce a également évolué. 60% des hommes estiment toujours qu'il ne faut pas divorcer, quoi qu'il arrive. Chez les femmes, la part est tombée de 59,7% à 39,7%.
La forme idéale du couple est le « couple ami », pour 57% des hommes et pour 82% des femmes.
Source :
Toyo Keizai (06/12, 24)
vendredi 12 décembre 2008
Taku
C'est le nom du sushi où nous sommes allés manger ce soir, premier restaurant étoilé de notre marathon qui jusqu'à la Saint-Valentin nous mènera dans 4 autres restaurants choisis par le guide Michelin de Tokyo. Taku a reçu cette année (tout comme déjà l'année dernière) 2 étoiles et après notre repas, celles-ci nous semblent bien méritées.
Voici en images notre menu, avec quelques commentaires quand cela le mérite.
La "table" avec en cercle de gauche à droite en partant du premier plan : otoshi (sorte d'amuse bouche) à base de légumes et d'une sauce au goma et tofu, shoyu (d'habitude pour y tremper les sashimi... on ne s'en est même pas servi ce soir !), ponzu et sel (qui nous a servi pour assaisoner les sashimis justement). En arrière plan, l'assiette sur laquelle le poisson est déposé, avec le gingembre (shôga), des algues et du raisin de mer (umibudo), originaire de okinawa et qui était vraiment délicieux.
On commence par un premier sashimi, un poisson blanc appelé karei. La recommandation du chef étant de le manger avec sel et wasabi, c'est ce que nous avons fait, ce qui nous a permis d'en apprécier toute la saveur. Il faut savoir que bien souvent, cette sorte de poisson blanc est assez ferme, ce qui fait que pendant longtemps, nous les avions éviter. Rien de tout ça ici, il était parfait !
Un sushi un peu particulier, même si ça se voit peu sur la photo, car il s'agit en fait d'un long "rouleau" préparé à l'avance, que le chef découpe (on parle de oshizushi, ou sushi pressé, de mémoire typique de Osaka). Le poisson était du kamasu, légèrement grillé... très bon !
Un coquillage, aoyagi, servi cuit et légèrement tiède. Très moelleux, le chef recommande là encore le sel, qui permet d'en apprécier toute la saveur.
Deux types d'oursins, à manger tels quels. A gauche, un oursin en provenance de Hokkaido, Ezobafun uni (?), préservi et servi dans un liquide incolore. Très fin, pas fort en goût, très agréable à manger. A droite, un murazaki uni provenant d'Aomori, variété d'oursin que nous avons découverte la première fois que sommes allés à Hakodate et que nous adorons.
Anago grillé et servi en brochette, tel quel (peut-être légèrement salé), ce qui permet d'apprécier toute la saveur du poisson.
Meji maguro (thon), servi légèrement grillé. Le chef découpe un petit pavé qui est très légèrement cuit sur toutes ses faces, puis coupé en tranches. Il reste un petit bout de peau que l'on peut voir au premier plan de la photo et qui concentre tous les sucs du poisson... c'est un délice !
Batten nasu (de Kumamoto), une petite aubergine servie cru avec un très léger assaisonnement. C'est surprenant de manger crue une auberine (seulement la deuxième fois pour moi), mais vraiment très bon.
Shiroebi servies avec du kombujime (petits morceaux d'algue). Ce sont de toutes petites crevettes blanches ici serrées les unes contres les autres pour tenir sur la boule de riz.
Aji, un grand classique dans les sushis. Celui-ci porte la marque des maisons de qualité supérieure, avec la ciboulette (ou une herbe qui y ressemble) placée sous le poisson et non pas dessus (elle est même parfois mélangée au riz). Le poisson était moelleux à souhait comme on en rencontre rarement.
Sayori, cuit entre deux feuilles de sasa sur un petit grill et donc servi chaud. C'est ce plat qui figure en photo dans le guide Michelin... et il le mérite!
Ikura, les oeufs de saumon que nous aimons tant. Servis ici en une sorte de "mini don", c'est un des plats que j'ai préféré ce soir et qui a laissé longtemps un goût très subtil en bouche. Un vrai plaisir.
Buri, un poisson blanc de la même variété que le hamachi (en fait, il s'agit du même poisson mais pas de la même taille/du même âge), servi très légèrement cuit (comme en shabu shabu) avec un peu de daikon (qui était très bon... et il faut vraiment qu'il soit bon pour que je le dise parce que je n'aime pas trop ce légume).
Kuruma ebi, crevette cuite, servie tiède, sur un riz rouge, teinte obtenu à partir d'un vinaigre diffférent, le kasuzu. Celui-ci est obtenu à partir du moût de sake (si l'on peu dire), résidu de distillation du sake que l'on laisse macérer 2 à 3 ans (si on a bien compris et retenu l'explication). Nos voisins en ont eu une grillée... si au début j'étais un peu jaloux, je ne suis pas si mécontent de notre version qui avait un goût très fin.
Kazunoko, tranche issue d'une poche d'oeuf de poisson (séchée), ici servie grillée sur une fine lamelle de daikon.
Maguro (akami)
Chutoro, servi sous forme de deux très fines tranches superposées, comme la crevette sur du riz rouge. Pus que la crevette, on a pu apprécié la délicate saveur de ce riz, faisant de ce sushi un de mes préférés. Nos voisins ont semble-t-il eu du o-toro, persillé de gras, qui nous avait fait envie lui aussi !
Chawan mushi, traditionnel petit flan (ici plus fin que d'habitude), servi avec des shijimi (sortes de petites coques).
Anago, un de nos préférés et qui est souvent un juge de paix pour juger un bon sushi. Servi ici de deux manières (au premier plan au tare, derrière au sel ou shio), avec une peu d'écorce d'agrume râpée dessus. Bon, mais pas le meilleur sushi du soir.
LA PHOTO, OU ELLE EST LA PHOTO ???!!!
Et bien, elle n'est pas là. Imaginez donc une omelette (tamago), qui ne ressemble pas à une omelette mais plutôt à un petit far/flan. Faite à base d'oeuf et de jus de cuisson de crevettes, ainsi que de crevettes broyées, le tout avec un peu de sucre, cuit par le dessus pour éviter que le liquide ne s'évapore. Sur le papier, ça semble pas très appétissant, mais c'était de très loin la meilleure omelette qu'on ait mangé !!! Traditionnellement, elle sert de sorte de dessert dans un repas de sushi... mais là, on a encore mangé un truc ou deux après.
Un grand classique revisité. Voici donc l'umeshiso... en sandwich entre deux fines rondelles de daikon (radis géant japonais). C'était délicieux !

Clémentine (mikan) servie gelée
Assortiment de glaces faites maisons, dans le sens des aiguilles d'une montre en partant du bas : shoyu (sauce soja, en provenance de Okayama où il est plus sucré), shoga (gingembre), hojicha (thé fumé), genmai cha (thé au riz complet), kinako. Le chef nous a expliqué que chaqyue région du Japon faisait des glaces a partir de leurs produits locaux et qu'il avait l'habitude de les goûter. C'est ainsi par exemple que lui est venue l'idée de la glace au shoyu. Plus drôle, un de ses amis d'enfance n'est autre que le chef de "à ta gueule", où nous sommes allés l'année dernière en juin, chef dont la délicieuse glace à la pistache laisse encore des souvenirs émus à Armelle. C'est cet ami qui lui a transmis son tour de main : notre sushi-chef a appris à la bonne école !
Et pour finir, quelques photos de l'intérieur et du jeune chef qui nous a servi ce soir. Une très bonne soirée, avec de très bon produits et deux chefs très sympathiques qui prennent plaisir à c qu'ils font et aiment fournir des explications sur leurs plats... on y retournera, mais pas toutes les semaines, parce qu'un deux étoiles, ça se mérite (ou plutôt, ça vide un peu le porte-feuille). A noter que toutes choses relatives par ailleurs, ce restaurant est "raisonnable" par rapport à ces concurrents de Ginza moins bien cotés dans le Michelin (qui sont parfois plus d'une fois et demi plus cher).
Et pour finir, le lien vers un site web en anglais qui presente un peu le restaurant et son menu... meme si les plats changent au gre des saisons.










































































