samedi 6 juin 2009
Ladurée
De passage à Ginza, nous sommes passés aujourd'hui devant le magasin Ladurée situé dans Mitsukoshi. Depuis le temps qu'on nous parle des macarons Ladurée, nous avons décidé d'aller en acheter quelques uns, profitant du fait qu'il n'y avait pas de queue.
Il faut passer outre le côté très kitsch de la présentation pour ne penser qu'au macaron lui-même... et là, il faut avouer qu'on n'est pas déçu car ils sont vraiment très bons. Ayant également testé une fois ceux de Pierre Hermé, il est difficile de dire lequel est le meilleur... mais la qualité est véritablement à la hauteur de la réputation.
Nous avons goûté aux parfums suivants : fleur d'oranger (très frais), caramel au beurre salé, pistache (très fruité) et bergamote (avec une petite note poivrée bien agréable). Très bon mélange de croquant et de moelleux, une réussite à consommer avec modération et tout de même assez coûteuse (dans les 240 yens le macaron).
samedi 30 mai 2009
On a refait de l'umeshu
Encouragé par notre bon résultat de l'année dernière, nous avons décidé de refaire de l'umeshu cette année. Par contre, nous avons opéré un changement de recette, alcool blanc et uniquement du sucre, c'est un peu plus "traditionnel". Il va falloir attendre un an pour comparer avec notre production 2008 (qui n'est pas encore finie d'ailleurs, on déguste), c'est qu'il faut être patient!
mardi 3 février 2009
Tapas Molecular bar
C'est avec une semaine de retard que nous avons fete l'anniversaire de Laurent. (Nous nous y etions pris dans les temps pourtant, mais un mauvais pressentiment sur le resto que nous avions reserve nous a motive a changer de plan, et nous ne regrettons rien!).
25 plats dont 9 desserts ont ravi nos papilles en nous surprenant, tant par les melanges que par leurs aspect ou texture. C'est au 38 eme etage du Mandarin Oriental de Tokyo, au Tapas Molecular bar que nous avons dinne, et c'est depuis ce meme endroit que j'avais pris la photo qui fait la baniere de ce blog)
WELCOME
Nous avons commence avec cette petite boisson de bienvenue, une dose de mousse de yuzu sur un ume-shu. Aerien, nous avons bien senti chaque gout, puis le melange difficile a decrire, cela ne ressemblait a rien de connu vraiment.
CARAMEL CORN
Sorte de mousse a la farine de mais, trempee dans l'azote liquide et enrobee de caramel. On y retrouve bien le gout du pop-corn caramelise, dur a l'exterieur et avec une texture de creme patissiere a l'interieur. Grand comme un jaune d'oeuf a peu pres, c'est la une belle realisation.
Elle n'etait pas sur le menu cette Betterave tres finement rapee et frite, avec une pointe de sel mais hummmm...
APPLE AND MANCHEGO
Rouleau de pomme frite fourree avec une glace faite a base de fromage Manchego.
SASHIMI
Deux petits sashimis classiques, accompagnes de mousse de sauce soja (ce sont les carres jaunes: impressionnant cette saveur pure de shoyu en bouche), du caviar d'algue fait sous nos yeux (je vous mettrait un film bientot, 9 seringues etaient remplient de liquide vert a base d'algues (wakame et konbu), qui en tombant dans l'eau se transformait en "caviar" (=petites boules pour faire moins chic) et au premier plan, vous croyez voir du wakame frais, mais si le gout etait effectivement celui du wakame, il s'agissait la d'epinards. Ce plat, avec ses carres de Shoyu, est l'un de ceux qui m'a le plus surprise.
SCALLOP WITH PUMPKIN SORBET
Coquille St Jacques bien revenues, accompagnees d'un sorbet de potiron agremente de Pistaches finement concassees, une tete d'asperge grillee, une sauce au fond a base de bacon,le tout surmonte d'une mousse de sel citrone. J'etais contente de gouter a ces mousses qui sont tellement aeriennes qu'on ne les sens pas vraiment dans la bouche, mais qui sont tres gouteuses. L'assemblage peut paraitre etonnant mais tous ces elements se mariaient parfaitement.
CHAMPIGNONS
Etant arrives les premiers, nous avons eu les meilleures places pour observer le chef oeuvrer devant nous. Nous avons vraiment profite d'un spectacle tres nouveau.
Et arrive ce plat, des Morilles de France (qu'elles etaient bonnes et preparees a la perfection!!) et la mousse....Auriez vous reconnu.... une truffe! La morille ayant un gout sur, nous avons trouve que la "truffe" manquait un peu de gout, mais le gout etait bien present en bouche quand meme.
RED (rouge)
C'est le nom de ce plat prepare a partir d'elements rouges (et autres derivees orange, mais on ne chipotte pas sur la couleur!): Mousse de Tomate et Saffran sur une gelee de carotte, radis, crabe, poivron rouge et oursin rouge. Les elements pris separement etaient simplement bons, et le mariage de certains (mousse + gelee +poivron + crabe) generait une alchimie originale et tres agreable en bouche.
S'en suit une toute petite preparation: un DE-LI-CE...une mousse de chou-fleur onctueuse posee sur un veloute de chataignes, a boite comme un Capuccino...
Saveur exotique pour le plat qui suit; deux tranches de tendre calamar grille sur du risotto a la noix de coco et riz croustillant... melange detonnant et delicieux
WAGYU
Boeuf cuit 6 heures durant a 53 degres dans un sac sous vide, puis enrobe dans de la cendre (charcoal bay) servi juste ave du gros sel et du poivre.
Petit interlude pour raffraichir notre palais, jus d'orange et extrait de fleur d'oranger, servi sous forme d'une tranche gelee.
Retour a l'exotisme avec cette puree fine de pommes de terre a la vanille, Homard, bisque de Homard et tout petits carres de pomme de terre frits. Melange inattendu et exquis que Laurent a beaucoup aime.
Congre (Unagi) et Ananas en tranches cuits ensembles sur une puree d'avocat; De cette association , nous devons retrouver le gout d'un Miso: Si ce brassage de gouts nous a paru plaisant nous n'avons pas retrouve le gout du miso, mais ce n'est pas grave.
XIALONGBAO
Une petite puree de patate douce a la pistache accompagnait cet agneau remarquable au coeur duquel se trouvait une petite sauce, sorte de jus de cuisson au curry qui ne s'ecoulait qu'apres un coup de couteau. Presentation interressante que l'agneau comme un Cholompa (ravioli chinois rempli de jus).
Miso Soup. On trouve ici, a mon avis, la plus "abracadabrante" bouchee de notre dinner. Une Miso Soup! Oui oui, vous avez bien lu...cette sorte de Jaune d'oeuf; ce caviar blanc de Tofu et cette petit creme de wakame qui ressemblent a tout sauf a une miso soup reconstituaient parfaitement les saveurs d'une tres bonne miso soup! J'ai adoree tellement ce gout, meme annonce au prealable, restait inattendu!
Nous passons aux desserts...déjà me direz vous, mais il sont la pour faire durer le plaisir:
Nous commençons avec cet épatant BLUE HAWAI, une sorte de glace a la texture de neige et qui a beaucoup amuse les convives: nous avons tous "fume" de rire (je vous mettrais une video bitentot qui vous permettra de comprendre cette entree en matiere pour les desserts.)
Une truffe...rien de plus banal, sauf que celle ci est une mousse de chocolat enrobee de caramel et qui une fois passee dans l'azote liquide, se presente dur a l'exterieur et fondante a l'interieur. Meme sans etre fan de chocolat, j'ai beaucoup aime cette bouchee.
Aero Choco, sorte de chocolat souffle.
Rosemarry Gummy
Raspberry & Black Pepper Chamallow...oh que ca va bien ensemble la raspberry et le poivre noir!
Fruits et Magic fruit d'Afrique
Ce petit fruit rouge que vous voyez a droite de la photo est un fruit vraiment magique. Apres avoir goute une fraise et mordu dans l'acidite d'un citron, nous avons du macher ce fruit pendant une minute (sans croquer la graine) avant de deguster le reste de nos agrumes...qui sont alors TOUS devenu doux et sucres...y compris le cition vert! Le fruit enrobe la langue d'une pellicule qui change la perception des papilles: deconcertant!
New York Cheese cake : un des desserts que nous avons prefere.
Et Cappuccino pour finir....cela ressemblait tout simplement a une barbapapa au cafe
Il manque une photo de cocolat au curry...ca nous arrive regulierement dernierement!
Laurent a eu le droit pour son anniversaire a un tour de magie....un 'poussin' grue en origami porteur d'un message bien sympathique pendant le dessert (le film arrive bientot)
Voici un petit appercu de la vue que nous avions lors du dinner...ou pourrions nous dire "show" plutot...nous etions parfaitement places pour voir les cuisiniers travailler!

L'ambiance etait vraiment sympathique, nous faisons face au chef comme lors d'un sushi et seulement 8 personnes partagent le comptoir avec nous...en resulte la sensation d'un echange privilegie avec le chef qui nous expliquait tout en anglais (il est japonais de par sa Maman, ca ne se voit pas beaucoup, mais ca s'entends bien et il nous l'a confirme!). Une experience inoubliable, curieuse dans les compositions, tres drôle, épatante de nouveaute, extraordinaire, unique en son genre , inattendu souvent, remarquable tant par la qualite des plats que par le service. Les vins nous ont aide a finir notre soiree joyeusement (nous nous sommes offert les 4 verres prepares par le sommelier pour accompagner le menu: champagne, vin blanc et deux vins rouges....tous tres bons...)
lundi 26 janvier 2009
Sushi trois etoiles
Il y a maintenant un peu plus d'une semaine, Armelle et moi sommes alles au Mizutani pour un dejeuner de sushis. Veritable institution tokyoite considere par les locaux comme un des meilleurs sushis de la ville, 3 etoiles au Guide Michelin, nous en attendions beaucoup et avions reserve depuis le 1er decembre au matin (les reservations ne sont prises que d'un mois sur l'autre... et tout est plein generalement des le premier jour du mois). Nous n'avons pas pu prendre de photos aujourd'hui (on nous a poliment demande de nous en abstenir...), alors je ne peux vous presenter notre repas qu'au travers d'une liste commentee.
Sashimi:
Hirame
Il s'agit de sole. Deux parties etaient servies : des morceaux de filet a proprement parler ainsi que la chair que l'on trouve sur le bord du poisson. Tres bonne qualite, avec une chair qui n'etait pas trop ferme et difficile a macher. contrairement a la grande majorite des autres restaurants.
Saba
Excellent. Une texture de chair tres agreable et un tres bon gout, subtilement vinaigre. Un de mes poissons preferes du repas.
Abalone
La aussi, excellent. Servie en gros morceaux et legerement tiede, elle ne presentait aucunement la fermete qu'on a rencontre jusqu'ici dans presque tous les restaurants ou nous sommes alles.
Sushi:
Kohada
Sardine, elle ne m'a pas laisse plus de souvenir que ca...
Ika
Pas du tout ferme, une tres bonne qualite.
Maguro
Il etait bon, mais comme pour la sardine et pour les deux autres parties du thon qui suivent, je ne peux pas dire qu'ils me soient apparus au-dessus du lot.
Chutoro
Ootoro
Akagai
Sans photos, difficile de se rappeler ce qu'etaient les differents coquillages (tout ce qui se termine en "gai"). Ce dont je me rappelle, c'est qu'ils etaient tous agreablement moelleux et pas du tout durs ou caoutchouteux. De tres bons produits.
Tairagai
Kobashira
Honnetement... je ne me rappelle plus ce que c'etait ! On a eu une grosse crevette cuite, c'etait peut-etre cela - la crevette etait excellente !
Mirugai
Sayori
Servi avec une sorte de puree de crevette legerement sucree, un des rare sushis un peu "imaginatifs", c'etait une reussite.
Uni
Oursin, servi en belle quantite, il etait tres savoureux. Une belle reussite.
Anago
Congre, servi froid contrairement aux habitudes qui veulent qu'il soit tiede, il etait moelleux et savoureux, la aussi de la tres bonne qualite.
Tamago
Omelette qui avait plus l'aspect d'un flan, tres bonne.
En plus de ce menu "de base", nous avons pris un maki, makaochi (thon rouge), tres bon avec une algue tres agreable a manger (c'est important l'algue dans le maki !) et nous avons pris un sushi en plus, l'abalone que nous avions mangee en sashimi et qui nous avait bien plue. Un peu surprenante car servie avec la sauce sucree de l'anago, j'ai bien aime, Armelle un peu moins.
Vient l'heure du bilan de ce repas. Clairement, nous avons tres bien mange et les produits etaient tous de tres bonne qualite. Mais nous n'avons pas eu de veritable surprise, rien de vraiment extraordinaire ou nouveau:
- des poissons classiques, certes tous de bonne qualite, mais meme le sushi en face de chez Armelle, non etoile, nous a permis de decouvrir plus de choses.
- pas d'originalite dans le riz, contrairement a Taku par exemple qui en utilisait deux differents (et son riz rouge etait un vrai regal). Non pas que le riz ne soit pas bon ici... mais il est "classique".
- aucune originalite dans les preparations... c'est du traditionnel.
Alors, trois etoiles meritees ? Nous ne le pensons pas. Pour nous, un trois etoiles, en plus d'une qualite sans faille, doit surprendre pour se demarquer du reste, proposer des choses qu'on ne peut pas trouver ailleurs. Tout ce que nous avons mange ici, on peut le manger dans un autre restaurant, et je dirais presque qu'on l'a mange dans un autre restaurant (le saba est presque aussi bon dans le sushi de quartier en face de chez Armelle, l'abalone etait du meme niveau au sushi de Ginza que nous avons fait avec Germain et Isabelle, il existe plusieurs endroits ou nous avons mange d'aussi bons oursins, l'omelette etait meilleure je trouve chez Taku, ...). Au final donc, legere deception pour le repas, qui nous a regale certes les papilles, mais on en esperait plus, peut etre trop !
vendredi 12 décembre 2008
Taku
C'est le nom du sushi où nous sommes allés manger ce soir, premier restaurant étoilé de notre marathon qui jusqu'à la Saint-Valentin nous mènera dans 4 autres restaurants choisis par le guide Michelin de Tokyo. Taku a reçu cette année (tout comme déjà l'année dernière) 2 étoiles et après notre repas, celles-ci nous semblent bien méritées.
Voici en images notre menu, avec quelques commentaires quand cela le mérite.
La "table" avec en cercle de gauche à droite en partant du premier plan : otoshi (sorte d'amuse bouche) à base de légumes et d'une sauce au goma et tofu, shoyu (d'habitude pour y tremper les sashimi... on ne s'en est même pas servi ce soir !), ponzu et sel (qui nous a servi pour assaisoner les sashimis justement). En arrière plan, l'assiette sur laquelle le poisson est déposé, avec le gingembre (shôga), des algues et du raisin de mer (umibudo), originaire de okinawa et qui était vraiment délicieux.
On commence par un premier sashimi, un poisson blanc appelé karei. La recommandation du chef étant de le manger avec sel et wasabi, c'est ce que nous avons fait, ce qui nous a permis d'en apprécier toute la saveur. Il faut savoir que bien souvent, cette sorte de poisson blanc est assez ferme, ce qui fait que pendant longtemps, nous les avions éviter. Rien de tout ça ici, il était parfait !
Un sushi un peu particulier, même si ça se voit peu sur la photo, car il s'agit en fait d'un long "rouleau" préparé à l'avance, que le chef découpe (on parle de oshizushi, ou sushi pressé, de mémoire typique de Osaka). Le poisson était du kamasu, légèrement grillé... très bon !
Un coquillage, aoyagi, servi cuit et légèrement tiède. Très moelleux, le chef recommande là encore le sel, qui permet d'en apprécier toute la saveur.
Deux types d'oursins, à manger tels quels. A gauche, un oursin en provenance de Hokkaido, Ezobafun uni (?), préservi et servi dans un liquide incolore. Très fin, pas fort en goût, très agréable à manger. A droite, un murazaki uni provenant d'Aomori, variété d'oursin que nous avons découverte la première fois que sommes allés à Hakodate et que nous adorons.
Anago grillé et servi en brochette, tel quel (peut-être légèrement salé), ce qui permet d'apprécier toute la saveur du poisson.
Meji maguro (thon), servi légèrement grillé. Le chef découpe un petit pavé qui est très légèrement cuit sur toutes ses faces, puis coupé en tranches. Il reste un petit bout de peau que l'on peut voir au premier plan de la photo et qui concentre tous les sucs du poisson... c'est un délice !
Batten nasu (de Kumamoto), une petite aubergine servie cru avec un très léger assaisonnement. C'est surprenant de manger crue une auberine (seulement la deuxième fois pour moi), mais vraiment très bon.
Shiroebi servies avec du kombujime (petits morceaux d'algue). Ce sont de toutes petites crevettes blanches ici serrées les unes contres les autres pour tenir sur la boule de riz.
Aji, un grand classique dans les sushis. Celui-ci porte la marque des maisons de qualité supérieure, avec la ciboulette (ou une herbe qui y ressemble) placée sous le poisson et non pas dessus (elle est même parfois mélangée au riz). Le poisson était moelleux à souhait comme on en rencontre rarement.
Sayori, cuit entre deux feuilles de sasa sur un petit grill et donc servi chaud. C'est ce plat qui figure en photo dans le guide Michelin... et il le mérite!
Ikura, les oeufs de saumon que nous aimons tant. Servis ici en une sorte de "mini don", c'est un des plats que j'ai préféré ce soir et qui a laissé longtemps un goût très subtil en bouche. Un vrai plaisir.
Buri, un poisson blanc de la même variété que le hamachi (en fait, il s'agit du même poisson mais pas de la même taille/du même âge), servi très légèrement cuit (comme en shabu shabu) avec un peu de daikon (qui était très bon... et il faut vraiment qu'il soit bon pour que je le dise parce que je n'aime pas trop ce légume).
Kuruma ebi, crevette cuite, servie tiède, sur un riz rouge, teinte obtenu à partir d'un vinaigre diffférent, le kasuzu. Celui-ci est obtenu à partir du moût de sake (si l'on peu dire), résidu de distillation du sake que l'on laisse macérer 2 à 3 ans (si on a bien compris et retenu l'explication). Nos voisins en ont eu une grillée... si au début j'étais un peu jaloux, je ne suis pas si mécontent de notre version qui avait un goût très fin.
Kazunoko, tranche issue d'une poche d'oeuf de poisson (séchée), ici servie grillée sur une fine lamelle de daikon.
Maguro (akami)
Chutoro, servi sous forme de deux très fines tranches superposées, comme la crevette sur du riz rouge. Pus que la crevette, on a pu apprécié la délicate saveur de ce riz, faisant de ce sushi un de mes préférés. Nos voisins ont semble-t-il eu du o-toro, persillé de gras, qui nous avait fait envie lui aussi !
Chawan mushi, traditionnel petit flan (ici plus fin que d'habitude), servi avec des shijimi (sortes de petites coques).
Anago, un de nos préférés et qui est souvent un juge de paix pour juger un bon sushi. Servi ici de deux manières (au premier plan au tare, derrière au sel ou shio), avec une peu d'écorce d'agrume râpée dessus. Bon, mais pas le meilleur sushi du soir.
LA PHOTO, OU ELLE EST LA PHOTO ???!!!
Et bien, elle n'est pas là. Imaginez donc une omelette (tamago), qui ne ressemble pas à une omelette mais plutôt à un petit far/flan. Faite à base d'oeuf et de jus de cuisson de crevettes, ainsi que de crevettes broyées, le tout avec un peu de sucre, cuit par le dessus pour éviter que le liquide ne s'évapore. Sur le papier, ça semble pas très appétissant, mais c'était de très loin la meilleure omelette qu'on ait mangé !!! Traditionnellement, elle sert de sorte de dessert dans un repas de sushi... mais là, on a encore mangé un truc ou deux après.
Un grand classique revisité. Voici donc l'umeshiso... en sandwich entre deux fines rondelles de daikon (radis géant japonais). C'était délicieux !

Clémentine (mikan) servie gelée
Assortiment de glaces faites maisons, dans le sens des aiguilles d'une montre en partant du bas : shoyu (sauce soja, en provenance de Okayama où il est plus sucré), shoga (gingembre), hojicha (thé fumé), genmai cha (thé au riz complet), kinako. Le chef nous a expliqué que chaqyue région du Japon faisait des glaces a partir de leurs produits locaux et qu'il avait l'habitude de les goûter. C'est ainsi par exemple que lui est venue l'idée de la glace au shoyu. Plus drôle, un de ses amis d'enfance n'est autre que le chef de "à ta gueule", où nous sommes allés l'année dernière en juin, chef dont la délicieuse glace à la pistache laisse encore des souvenirs émus à Armelle. C'est cet ami qui lui a transmis son tour de main : notre sushi-chef a appris à la bonne école !
Et pour finir, quelques photos de l'intérieur et du jeune chef qui nous a servi ce soir. Une très bonne soirée, avec de très bon produits et deux chefs très sympathiques qui prennent plaisir à c qu'ils font et aiment fournir des explications sur leurs plats... on y retournera, mais pas toutes les semaines, parce qu'un deux étoiles, ça se mérite (ou plutôt, ça vide un peu le porte-feuille). A noter que toutes choses relatives par ailleurs, ce restaurant est "raisonnable" par rapport à ces concurrents de Ginza moins bien cotés dans le Michelin (qui sont parfois plus d'une fois et demi plus cher).
Et pour finir, le lien vers un site web en anglais qui presente un peu le restaurant et son menu... meme si les plats changent au gre des saisons.
dimanche 7 décembre 2008
Nous avons passé notre WE à manger !
Ca a commencé samedi midi par le sushi situé en face de l'appartement qu'Armelle cessera de louer le 23 décembre à Kasai. Comme elle me l'a fait remarqué, on serait peut-être allés plus souvent à Kasai si on y avait mis les pieds plus tôt. Que de très bons produits, le tout avec une grande variété (en trois passages, on a toujours réussi à trouver des choses nouvelles). Notre liste de ce jour :

Trio de thon: maguro, chu-toro, o-toro (gauche à droite)
Kawahagi avec un peu de son foie dessus. La première fois qu'on en mange, un délice !
Tako (pieuvre), cuite, avec une feuille de nori. Pas trop fans d'habitude, on aime ici !
Saba, très tendre et pas trop salé/vinaigré
Autre nouveauté du jour, un poisson blanc conservé dans dans des feuilles d'algues, feuille dont on voit un petit bout sur le poisson
Aji... rien de particulier à part la qualité du poisson
Ika (sèche)
Ama-ebi

Ikura, hotate et tairagai
Trio de trois poissons blancs : kinmedai, kampachi, hata
Katsuo
Un cadeau, karasumi, des oeufs de poisson
Et la façade du restaurant !
Le soir, nous avons testé un restaurant italien, tenu par le beau-fils de la famille d'accueil d'Armelle.
Nous étions passés les voir pour rendre un meuble dans l'après-midi... et nous avons fini au restaurant le soir ! Je ne vais pas rentrer trop dans les détails du repas et me contenter de mettre les photos, tout en vous disant que c'était très bon, avec une mention spéciale pour l'agneau qui était délicieux, sûrement un des meilleurs que nous ayons mangé (et la petite tranche de foie gras poêlé qui était servie avec n'était pas mal non plus...).
Et le lendemain, afin de se donner bonne conscience avant d'aller au sport (non, là, je dois me planter en fait), on a fait un détour à Omotesando par chez Pierre Hermé pour manger deux de ses créations. Celle à la pistache et framboises le Montebello) était délicieuse.
samedi 8 novembre 2008
Tonkatsu !
Aujourd'hui, nous avons décidé d'essayer ce petit restaurant de tonkatsu situé tout près de la gare de Nakameguro. Il ne paye pas de mine, mais les produits y sont vraiment d'une très bonne qualité, la viande délicieuse, la panure craquante à souhait. Les propriétaires sont tellement sûrs de leurs produits qu'ils encouragent les clients à les manger sans aucun autre assaisonnement (alors que d'habitude, on les recouvre d'une sauce sucrée) et que les meilleurs morceaux (du filet, pas gras du tout), sont servis avec un assortiment de sels. Le porc est du porc noir (d'où la pancarte) et les prix sont à la hauteur de la qualité... élévés ! Mais ça le mérite bien !
Assez parlé, les photos de nos plats.
Et les photos du sel.
samedi 23 août 2008
Un délicieux ramen
Nous avions voulu y aller lors de la visite de Germain et Isabelle, mais il est fermé le dimanche et nous avions choisi ce jour pour nous y rendre. Alors, le temps étant un peu plus frais ce WE, nous avons décidé de retenter notre chance ce samedi. Nous avons été récompensés par une queue raisonnable (alors qu'il était 14h passées),
et un repas délicieux même si il nous a été un peu difficile de le digérer, grosses quantité et gras n'étant pas les meilleurs amis de la digestion (c'est parfois le problème des ramens).
Je commence par le plat de tsukemen, avec ses nouilles larges, qui nous a mené vers ce magasin. La viande est fondante, les germes de soja croquants à souhait et en grosse quantité dans un bouillon légèrement épicé. Les nouilles sont cuites comme il faut. Il faut savoir qu'on n'est pas obligé de prendre ses grosses nouilles car il existe 4 variétés dans le magasin.
Nous avons aussi essayé les 'sui-gioza', raviolis bouillis, pensant que dans un magasin qui fait lui-même sa pâte, ils devraient être bon, ce qui fut le cas.
Et pour finir nous avons pris ce plat de nouilles froides qui initialement ne me tentait pas plus que ça, ce qui aurait été une erreur : tomates goûteuses et sucrées, une sauce à la viande légèrement épicée mais bien bonne...
Pour finir ce petit reportage, quelques photos de l'intérieur du restaurant ainsi que de sa façade.
jeudi 14 août 2008
Nous nous sommes fait plaisir
Malgré une première expérience mitigée en compagnie de Germain et Isabelle dans un sushi "haut de gamme", nous avons décidé de retenter l'expérience avec Armelle, en espérant mieux tomber cette fois. Nous évitons donc Ginza, peut-être un peu trop typé traditionaliste et où les prix sont vraisemblablement tirés vers le haut à cause du quartier pour Nishi Azabu et choisissons un patron à la bouille sympathique, jeune et qui d'après le magazine où nous l'avons vu, a une approche originale dans ses présentations. Nouveauté également, nous allons prendre un menu qui ne comporte pas que des sushis, mais quelques autres plats liés au poisson (sashimi, poisson grillé, ...).
Voici donc en images ce que nous avons pu manger dans ce restaurant.
Chutes de thon (maguro) sur du riz, avec un soupçon de sauce soja et une grosse noisette de wasabi.
Ayu, petit poisson frit, ici coupé en deux et que l'on mange en entier de la tête à la queue, servi avec une petite préparation vinaigrée.
Mozuku (algues dans une préparation là aussi vinaigrée) et okura (ça ressemble à un piment, mais ç_a n'en est pas).
Sashimi: à gauche, de l'abalone (awabi) avec une petite sauce utilisant le foie de ce coquillage. A droite, monoguro, très légèrement grillé d'un côté - ça fondait sous la bouche !
Sanma. Nous avions adoré ce poisson lors de notre dernier passage à Hakodate, il était encore plus savoureux ce soir, très légèrement grillé d'un côté et servi tiède.
On commence les sushis par un chu-toro. Bon, mais ce n'est pas le poisson qui nous aura fait la plus forte impression ce soir.
Saikyo yaki - poisson grillé qui était bien moelleux.
Karei (sole - pour une fois qu'on a le nom aussi en français de ces poissons qu'on ne mange jamais d'habitude) - c'est un peu ferme comme poisson, comm assez souvent avec les poissons blancs, mais pas mauvais du tout.
Ika (sèche), mais version bébé. On n'a jamais mangé de sèche aussi moelleuse depuis qu'on est ici - c'est simple, elle fondait sous la langue !
Shinko (kohada) - petites sardines.
Une aubergine perdue au milieu de sushis.
Aji, un poisson que j'apprécie beaucoup et qui était bien bon. J'ai aussi apprécié le gout des herbes posées dessus, bien plus prononcé qu'à l'habitude, sans être envahissant pour autant.
Shiro ebi - petites crevettes blanches servies sur une boule de riz dans une grosse cuillère - d'habitude, un tel sushi arrive entouré dans de l'algue (nori), mais leur absence permet de mieux apprécier la chair des crevettes. Trouvaille intéressante.
Ebi - grosse crevette, ici cuite et coupée en deux (ce qui semble être une pratique courante dans les sushis haut de gamme). Ce n'est habituellement pas mon sushi préféré, mais il était bien bon ce soir.
Kobashira - on dirait de petites saint-jacques ou pétoncles. Seul sushi du soir servi enrobé de nori. L'algue était de bonne qualité... le coquillage aussi. Ce fut l'occasion de se faire la remarque que le problème dans les sushis avec du nori, c'est qu'on fait souvent plus attention à l'algue qu'au contenu.
Kani&kani miso - crabe et miso à base de corail de crabe. Habituellement, servi comme le précédent avec une feuille d'algue, ici, servi déstructuré dans une coupelle (il y a bien du riz sous le crabe). On ne sait pas trop d'où venait le goût car il n'y avait pas de beurre, mais l'ensemble avait un délicieux petit goût beurré.
Aka uni - oursin, servi directement dans la main car de structure pas très stable. Lui aussi est habituellement servi dans le nori qui maintient la structure en place. Ca va faire un peu rengaine... mais celui-là aussi était délicieux.
Tsukemaguro - maguro (thon) mariné légèrement dans la sauce soja, avec quelques herbes dessus. C'est une préparation qui ne nous est pas inconnue (on a en au sushi à volonté d'Odaiba), mais qu'on ne croise pas très souvent. Dommage, car c'est souvent très bon et ce soir encore plus ! Autant la qualité du chu-toro était dans la moyenne, autant le thon cette fois était vraiment très bien.
Anago - congre (anguille de mer), toujours servi cuit, un de nos sushi préférés habituellement. Deux manières de le servir : tare (sauce un peu sucrée, à gauche - c'est celui qu'on a le plus souvent dans les restaurants) et shio (au sel, souvent - comme c'était le cas ici aussi d'ailleurs - avec de l'écorce d'agrume râpée dessus - c'est celui qu'on préfère).
Yaki-otoro - thon gras légèrement grillé (on dit aussi "abura"). D'habitude, le poisson est grillé avec un chalumeau. Ici, on ne le voit pas faire, mais il y a clairement une marque de grill sur le poisson, qui donne un goût vraiment différent à la chair. C'était le dernier sushi ce soir.
Soupe miso pour conclure le repas... il faut noter qu'on a aussi eu des tronçons d'omelette, façon habituelle de conclure un repas de sushi, que j'ai totalement oublié de photographier.
Chose peu fréquente, il nous a été possible de prendre un dessert - un sorbet au sucre noir, fait maison. Très belle façon de conclure un excellent repas car ce sorbet était tout aussi savoureux que le poisson que nous avons pris avant.
Quelques photos du chef pour finir le reportage. Tout d'abord, alors qu'il coupe le poisson. Vous pouvez voir au premier plan une boîte en bois : chose assez étrange, alors que souvent les poissons sont exposés à la vue de tous dans des vitrines réfrigérées, ici tout est "caché" et stocké dans ces boîtes, parfois en kit comme par exemple pour le crabe où on trouvait dans la même boîte une coupelle avec la chair de poisson et une autre avec le miso. On sent un concept bien réfléchi et ça contribue aussi à l'atmosphère du restaurant.
Et quelques photos en cours de préparations des sushis, qui permettent de constater à quel point le plan de travail est dégagé.
Je finis ce reportage par une vue de la façade du restaurant, ainsi qu'un lien vers le site web du restaurant (en japonais uniquement). On y retournera, car même si l'addition est salée, le plaisir qu'on en tire vaut le prix !
dimanche 10 août 2008
Dim Sum à Roppongi
J'y étais déjà allé il y a maintenant plus de 2 ans avec mes parents et depuis, je n'y étais jamais retourné. Alors, aujourd'hui, après un petit tour du côté de Aoyama Itchome, quand nous sommes allés vers Roppongi, nous sommes presque naturellement allés dans ce restaurant dont j'avais plusieurs fois parlé à Armelle, le Hong-Kong Saro. Sa particularité : il offre un menu à volonté et ses raviolis vapeurs sont vraiment bons et variés ! Inventaire complet de notre repas.

Chaussons croustillants au porc et crevettes
Rouleaux aux crevettes à la vapeur
Rouleaux de peau de tofu farcis aux champignons
Raviolis aux crevettes
Raviolis (épinards) au porc et crevettes
Boulettes de porc avec des shiitakes
Raviolis aux légumes
Raviolis aux ailerons de requins
Rouleaux au porc à la vapeur
Bouchées à la soupe de porc
Raviolis aux coquilles saint-jacques séchées
Chausson au porc et aux crevettes
Raviolis au porc et aux crevettes (avec du gingembre)
Gâteau de riz à la pâte de lotus (dessert)
Lait à l'amande d'abricot, petites bouchées au sésame







































































































































