dimanche 4 mai 2008
Après tant d'années au Japon, on peut encore découvrir des choses à Kyoto
Nous continuons notre virée en remontant sur Kyoto où nous avons décidé de passer le dimanche. Le programme de la journée n'est pas complètement bouclé d'avance, nous savons juste que nous souhaitons nous rendre à Fushimi. Arrivés à la gare de Kyoto, nous regardons un peu les prospectus et en trouvons finalement un qui présente le temple devant lequel trône une magnifique glycine... temple qui orne en ce moment les affiches promotionnelles pour Kyoto à Tokyo. Nous allons voir un des multiples employés JR pour lui demander où il se trouve et découvrons avec joie qu'il est à Uji, sur la même ligne que le sanctuaire de Fushimi : notre programme est donc bouclé, ce sera le matin au Byodo-in et après-midi à Fushimi-Inari Taisha.
Pour trouver le Byodo-in depuis la gare, ce n'est pas trop dur, il suffit de suivre la foule. Pas bon signe pour notre tranquillité lors de la visite... mais guère surprenant pour la Golden Week !
La première chose qu'on voit en arrivant dans le jardin du temple, ce sont de beaux massifs d'azalées. Nous sommes en plein dans la saison où ils fleurissent et il y en a un peu partout au Japon.
Puis viennent les fameuses glycines, mais pour prendre la photo des affiches, il faudrait arriver au petit matin, avant tout le monde... parce que là, la lumière est terriblement dure et les visiteurs... affreusement nombreux! Tant pis, il n'y aura pas le temple en photo, mais la glycine vaut le détour tout de même.
Un peu déçu par les conditions de prises de vue, je décide de profiter de facteurs favorables à une nouvelle étude de mode : nombreuses vacancières + fort soleil = une multitude d'opportunités de photographier ombrelles, gants, casquettes, visières... En effet, j'en ai déjà un peu parlé l'année dernière, le soleil est l'ennemi de nombreuses japonaises (on peut généraliser sans excès aux asiatiques à vrai dire) qui portent donc souvent un arsenal assez varié pour se protéger, allant même jusqu'à se couvrir bras et mains de gants pour repousser les rayons néfastes. Sélection en images de ce que j'ai pu voir lors de la visite. On remarquera une magnifique ombrelle Burberry dans le lot.
Bon, je vous entends me dire que nous ne sommes tout de même pas allés à Kyoto pour y voir des ombrelles et que vous voulez savoir à quoi ressemble ce fameux temple. Tout d'abord, il faut signaler que toutes les personnes résidant au Japon ou ayant visité le Japon le connaissent, car il s'agit du temple qui orne les pièces de 10 yens... il vaut bien une visite donc ! Les photos maintenant :
La vue de tant d'ombrelles a fait craquer Armelle, qui au retour a activement cherché ce magnifique modèle... il est vrai très joli et sous lequel nous irons jusqu'à la gare cet été !
Avant de passer à la suite, un dernier mot sur notre destination du matin, Uji, qui est une ville dont la spécialité est le thé vert, comme en attestent les très nombreux magasins consacrés à ce produit (on peut même y manger des sobas au thé vert).
Deuxième destination du jour, le sanctuaire de Fushimi, célèbre pour ses multiples alignements de toriis rouges. Il s'agit d'un grand complexe comportant au total cinq sanctuaires répartis sur la montagne Inari ainsi qu'un chemin de 4km recouvert de centaines de toriis et bordé de nombreuses statues de renards, divinités mystérieuses capables de posséder les humains... ce qui d'après les guides fait fuir la majorité des visiteurs japonais et permet une visite tranquille. Il faut avouer que ce n'était tout de même pas la traversée du carrefour de Shibuya à l'heure de pointe... mais on y a trouvé un peu plus de monde que ce que les descriptions ont pu nous faire croire. Quelques images de ce lieu très agréable :
Nous avons croisé au cours de notre promenade quelques chats forts sympathiques et plus ou moins peureux... l'un peu farouche ayant tout particulièrement apprécié ma chaussure !
Notre journée sur Kyoto s'est terminée dans le centre ville par un petit tour dans le quartier de Gion, célèbre pour ses maisons en bois qui abritent restaurants chics et les dernières Geisha.
samedi 3 mai 2008
Soirée à Osaka
Après notre passage à Hamamatsu, nous nous sommes dirigés vers Osaka pour y retrouver Germain et Isabelle et déambuler dans les rues du quartier de Dotombori.
Nous commençons notre visite de la ville par la traversée d'un des multiples passages couverts (auquel on accède en descendant à la station de métro de Shinsaibashi). Peu de photos à proprement parler du passage... mais quelques exemples des tenues excentriques que nous avons pu croiser ! A noter sur la deuxième photo les sandales que nous qualifions de "gladiateurs" qui semblent annoncer une tendance forte de cet été (nous en croisons déjà pas mal également à Tokyo).
On en a profité pour faire quelques essayages... devinez qui se cache derrière ses magnifiques lunettes de soleil blanches !
L'arcade débouche sur le Ebisu-bashi, pont qui a récemment perdu ses baies vitrées (pour notre plus grand bonheur... les photos sont nettement meilleures maintenant !), sur lequel une foule assez impressionnante se presse et duquel on a une belle vue sur la rivière dont l'aménagement des berges est maintenant presque fini, ainsi que sur les kanbans qui la bordent.
Après un repas rapide constitué de ramens, nous avons prolongé notre promenade dans les petites rues et arcades que l'on trouve par derrière Dotombori, en allant un peu vers Namba. En images, ça donne ceci :
Et en guise de dessert, Armelle a proposé à nos invités de manger des tako-yaki (je sais, elle a parfois des idées étranges, peut-être le résultat du soleil qui a tapé fort dans l'après-midi). Pour ceux qui ne connaissent pas, les tako-yaki sont une spécialité native d'Osaka que l'on trouve un peu partout dans le pays et qui, comme son nom l'indique, comporte un morceau de pieuvre (tako) et quelques autres ingrédients, le tout entouré de pâte, cuit sur une plaque spéciale munie d'alvéoles qui donnent la forme ronde à ces boules, servies couvertes d'une sauce sucrée, de mayonnaise et de "pelure" de katsuo (bonite) séchée, qui gigote sous l'effet de la chaleur. Moi, je n'aime pas trop... ça se ressent peut-être au travers de ma description pas si appétissante que ça. Et même si nous sommes sensés être allés au meilleur de tout le Japon, ça ne m'a pas plus donné envie que ça d'y goûter !
Matsuri a Hamamatsu
Ce samedi, alors que nos visiteurs poursuivent leur périple dans le sud avec la visite de Himeji, Armelle et moi nous dirigeons vers Hamamatsu pour y voir un matsuri. Malheureusement, nous ne sommes pas les seuls à avoir eu cette idée et comme nous n'avons pris nos billets de train que la semaine dernière, c'est à 8h que nous devons embarquer dans notre Shinkansen... pour un trajet à étape (nous changeons de train à Shizuoka) et en Green car (il n'y avait plus de place dans la classe "populaire"). C'est l'occasion de vous montrer à quoi ressemble la première classe ici (dans l'ancienne génération de Shinkansen) : repose pieds articulés, fauteuils plus larges, prise casque a priori pour écouter de la musique (l'écran individuel avec films viendra peut-être un jour mais ce n'est pas encore au menu). La classe standard est déjà bien... pas d'évolution renversante, en tout cas rien pour justifier de payer 1.5 fois plus cher le billet!
Au passage, voici ce qui va devenir la traditionnelle photo du Mont Fuji sur fond de paysage industriel... il était dans les nuages aujourd'hui (il faut avouer que nous sommes partis sous une pluie fine de Tokyo) :
A Shizuoka, alors que nous avons près d'une heure à tuer, j'en profite pour essayer de tirer le portraits aux Nozomis qui passent sans s'arrêter... pas très facile de faire une belle photos de ces trains !
Nous arrivons finalement à Hamamatsu vers 11h où notre première épreuve consiste à trouver un casier où ranger notre valise (nous retrouvons en effet Germain et Isabelle le soir à Osaka pour prolonger encore trois jours notre périple). Ce ne fut pas chose facile, mais nous avons trouvé notre casier. Après un repas anticipé, nous nous mettons enfin en route pour la partie du matsuri que nous sommes venus voir : la bataille de cerfs-volants, qui a lieu en dehors de la ville. Des bus sont prévus pour s'y rendre (moyennant finances tout de même), et au royaume du kitch, nous avons dû tirer le roi car la décoration intérieure de notre car valait à elle-seule le détour je pense !
Comme cette fois-ci nous avons reçu un petit dépliant assez didactique, je vais essayer de vous en dire plus sur ce festival. Il se déroule sur trois jours et près d'un million et demi de spectateurs sont attendus. Nous y sommes allés le premier jour (le 3 mai). Si la bataille de cerfs-volants ne constitue qu'une des attractions de cette fête (il y a aussi en soirée une parade dans la ville par exemple), c'est celle qui a le plus attiré notre attention et que nous sommes allés voir. Elle se déroule sur les dunes de sable de Nakajima et plus de 169 cerfs-volants sont en compétition. C'est la célébration du renouveau de la vie et de la continuité de l'esprit de communauté. Pour symboliser ceci, les jeunes de chaque "communauté" se réunissent pour élever un cerf-volant sur lequel est écrit le nom d'un nouveau-né et prier pour sa prospérité. Jusque récemment, il ne pouvait s'agir que de l'aîné mâle d'une famille, mais maintenant il peut aussi s'agir d'une fille. Au cours de cette "bataille", les différentes équipes réalisent des figures avec les cerfs-volants, alors que de la musique est jouée au sol... tout ceci contribue à créer une ambiance très agréable et bon enfant ! La taille des cerfs-volants varie entre 2 jo et 10 jo... sachant qu'1 jo est égal à 12 feuilles de papier japonais traditionnel "mino". Mais assez de bavardages, passons aux images !
On commence tout d'abord par l'approche vers le pré où se déroule les combats: la foule est déjà compacte et on croise plusieurs fois des troupes de jeunes :
A proximité du pré où se déroulent les combats, on rencontre des équipes en train de finir leurs derniers préparatifs, de se restaurer ou encore de transporter leur cerf-volant :
Pour ce qui est des combats en eux-mêmes, difficile à rendre en images et je dois avouer que pris par mes photos, je ne les ai pas regardés en détails non plus... mais voici des images pour illustrer l'ambiance sur le terrain. C'était vraiment très agréable, avec des gens sympathiques (on nous a même offert une bière alors que nous nous étions mis à l'ombre d'une sorte de tonnelle) et comme les images le montrent, il était possible sans aucun problème de se mêler aux participants... à condition bien sûr de faire attention aux cerfs-volants et à leurs cordes :
Petit "zoom" sur les rois de la fête, les enfants dont je vous ai parlé au tout début, fièrement portés par leurs parents :
Autre coup de zoom final sur les coiffures des participantes, qui nous auront dans l'ensemble impressionnés par leur sophistication :
Au retour, nous devons bien évidement dû faire la queue... mais c'est moins long qu'on aurait pu le craindre : il faut dire que nous avions un peu anticipé la fin des festivités (pour référence, je mets en premier une photo de la file d'attente à notre arrivée... bien sûr, c'était désert !).
On remarquera les ombrelles... bien utiles par cette magnifique journée qui nous aura valu quelques coups de soleils. Il vaut mieux ça que la pluie!
vendredi 2 mai 2008
Ils sont de retour !
Ils nous avaient quittés avec l'hiver, mais avec les beaux jours qui reviennent (enfin, ils prennent leur temps pour revenir), voici nos amis les crapauds de retour. Nous avons vu ce soir nos deux premiers spécimens de l'année, plutôt bien portants à vrai dire... je ne vous en mets qu'un des deux en photo.
La grande distribution n'est pas pauvre on dirait !
Encore une fois vu sur Aujourd'hui le Japon, le proprietaire de Seven and I Holding a decide d'offrir une partie de son porte-feuille d'actions a ses employes en guise de remerciement... j'en deduis que le groupe se porte surement tres bien, alors que leurs fournisseurs peinent a faire repercuter les hausses de matieres premieres dans les magasins !
Ci-dessous l'article :
Un magnat de la distribution japonaise fait don d'une fortune à ses cadres
le 2/5/2008 à 9h42 par AFP
Le fondateur du groupe de distribution japonais Seven & I Holdings va faire un don de 6 milliards de yens (40 millions d'euros) en actions à des milliers de cadres, dans le seul but de les remercier d'avoir contribué au développement de l'entreprise.
Masatoshi Ito, dont c'était mercredi le 84e anniversaire, est le principal actionnaire individuel de Seven & I Holdings avec 2,2% des parts, ainsi que le président honoraire du groupe qui coiffe les supérettes Seven-Eleven, les supermarchés Ito-Yokado ou encore les grands magasins Seibu et Sogo.
"M. Ito a offert une partie de son portefeuille aux employés qui ont contribué au développement du groupe", afin de "leur exprimer sa gratitude", a confirmé un porte-parole de Seven & I Holdings, Noriyuki Habano.
M. Habano s'est refusé à fournir plus de détails sur ce don purement personnel, qui marque aussi le 50e anniversaire des supermarchés Ito-Yokado.
Selon le quotidien économique Nikkei, M. Ito va céder 10% de ses actions. Le cadeau s'adresse à plus de 5.000 cadres du groupe, et sa valeur totale basée sur le cours actuel du titre Seven & I Holdings atteint 6 milliards de yens. Le montant accordé à chaque heureux élu variera, mais il sera d'au moins 300.000 yens (2.000 euros) par bénéficiaire, a ajouté le quotidien.
jeudi 1 mai 2008
Golden May- c'est parti
Le mois de Mai vient de commencer avec sa serie de ponts, tant du cote Francais que du cote Japonais.
Tous les ans, a cette periode de l'annee, il suffit de poser quelques jours a peine pour obtenir une longue periode de vacances, c'est la "Golden Week".
Il y a deux ans (deja!!) j'etais allee a Taiwan chez Michelle, et il y a un an, nous etions partis pour l'Australie. Cette annee, nous avons decide de rester sur le Japon pour profiter de cette saison et pour pouvoir acceuillir Germain et Isabelle et bouger avec eux.
Nos jours feries en France sont liees a des commemorations et autres fetes religieuses. Au Japon, si certains jours sont commemoratifs, beaucoup sont des jours "inventes" pour obliger les japonais a se reposer. Ainsi, les jours feries composant la Golden week sont les suivants:
- 29 Avril :Shōwa no Hi, L’anniversaire de l’empereur Shōwa (celui de Karine, et celui de Nicolas egalement, mais ce n'est pas la la raison de ce jour ferie)
- 3 Mai : Kempō Kinenbi, La commémoration de la constitution
- 4 Mai:
Midori no Hi, Fête de la nature
- 5 Mai : Kodomo no Hi, Le jour des enfants
Nous
avons donc deux commémorations, et deux jours "bonus"
avec des raisons assez rigolottes. Le 4 mai, vous verrez tout plein de
japonais aller se balader dans les forets ou planter des arbres par
exemple...
FranceIl
existe aussi d'autre jours feries tres rigolos comme le 2e lundi de
janvier : Seijin no Hi - jour de l'accession à la majorité , le 20 ou 21 Mars: Shunbun
no Hi - jour de l'équinoxe de printemps, le 3e lundi de juillet :
Umi no Hi - jour de la mer, le 3e lundi de septembre : Keirō no Hi -
jour des personnes âgées, le 22 ou 23 Septembre: Shūbun no Hi - jour de l'équinoxe
d'automne, le 2e lundi d'octobre : Taiiku no Hi - jour de l'éducation
physique, le 3 novembre: Bunka no Hi- jour de la culture le 23 Novembre: Kinrō
Kansha no Hi, Fête du travail (et oui, comme en France, la fete du travail est
chomee ici aussi!).
Je ne vous ai pas mis les jours commémoratifs, mais sachez qu'au Japon, il y a plus
de jours feries qu'en France.
La règles à connaître et qui est clairement celle que je prefere au Japon:
C’est t’y pas beau les
jours fériés au Japon!?
mercredi 30 avril 2008
Que d'emotions a Hakodate
Decus la veille par le manque de fleurs a Hirosaki, nous avons anticipe notre depart pour Hakodate que nous atteignons en debut d'apres-midi du 29 avril (3h de train tout de meme !). Nous esperons bien y voir enfin les cerisiers apres lesquels nous courrons desesperement, mais alors que nous mangeons notre premier repas (quelques images au tout debut de ce message), un tremblement de terre secoue pendant une longue minute notre restaurant, faisant bouger les lustres, figeant sur place les serveurs (qui prendront tout de meme le temps d'ouvrir portes et fenetres, sage precaution au cas ou la secousse augmenterait d'intensite). La secousse a eu lieu en pleine mer, entre Aomori et Hakodate. Details en image :
Heure : 14h26 / Latitude : 41.4N / Longitude : 142.1E
Profondeur : 60km / Magnitude : 5.5
Remis de nos emotions, nous nous dirigeons vers le parc de Goryukaku pour y voir, nous l'esperons, les cerisiers en fleurs. Cette fois, nous ne faisons pas chou blanc et meme si le nombre d'arbres est bien plus faible qu'a Hirosaki, nous profitons malgre tout d'un beau spectacle.
Autre moment fort de notre visite de la ville, la montee sur le Mont Hakodate, qui termine la presqu'ile sur laquelle est construite la ville et offre une des vues les plus reputees du Japon. Il faut avouer que la forme particuliere de cette ville, avec les montagnes que l'on devine en arriere plan, offre une vision fort agreable.
Le lendemain sera, sans aucune premiditation et donc par le plus grand des hasards, consacre a la nourriture et nous allons faire deux excellents repas. Le premier sous la forme d'un petit dejeuner pris au morning market, marche essentiellement consacre aux poissons ouvert jusque midi et auquel nous sommes alles a 7h pour essayer d'anticiper la masse de touristes (il s'agit d'une des attractions principales de la ville).
Qu'avons-nous mange pour notre petit dejeuner ? Que des choses simples : de l'oursin (un pur delice), de la patte (et non pas pince !) de crabe grillee et une grosse gambas, elle aussi grillee.
Et pour finir sur une note sucree (c'est un petit-dejeuner tout de meme !), une tres bonne creme aux oeufs et une bouteille de lait au cafe, Hokkaido etant LA region des produits laitiers.
Le reste de la journee a failli etre un peu monotone... jusqu'a ce que nous tombions par hasard sur un excellent sushi situe en bord de mer. Pour 5000 yens par personne (nous avons profite des prix plus attractifs du midi a vrai dire), nous avons fait ce qui est pour moi le meilleur repas de sushis depuis que je suis au Japon.
Particularite de ce restaurant : on mange les sushis de coquillages, crustaces et de poissons blancs (non gras) avec du sel au lieu de prendre de la sauce soja. Le menu en images pour mettre un terme a ce recit de notre voyage dans le nord, qui s'est quant-a-lui acheve par un trajet de 6h en train pour redescendre jusque Tokyo.
Ama ebi (petites crevettes) / Maguro (thon rouge)
Hotate (coquille saint-jacques)
Saumon (recouvert d'une petite preparation)
Ika (seche, ici aussi avec une petit preparation a base de radis)
Kani (crabe)
Botan ebi (grosse crevette)
Chu toro (thon gras)
Hokke (pas trouve la traduction)
Kampachi (pas trouve la traduction non plus)
Uni (oursin)
Kappa maki (rouleau au concombre)
Anago (anguille de mer / congre)
Saba (maquereau)
Ikura (oeufs de saumon)
Petit ramequin de crevettes fraiches du matin (cadeau du cuisinier qui a du apprecier nos signes de ravissement a chaque bouchee)
lundi 28 avril 2008
Deception a Hirosaki
Germain et Isabelle, encore en plein combat avec le decalage horaire, ont profite d'un reveil matinal pour photographier le Mont Iwate... Reveilles plus tard, nous avons eu moins de chance et n'avons pu le voir integralement degage.
Malgre tout, la magnifique salle dans laquelle nous avons pris notre petit-dejeuner a l'hotel nous a permis de profiter de la vue sur Morioka et ses environs.
Celui-ci doit compter parmi les beaux hotels de la ville, car il dispose de son restaurant francais (ou nous prenons notre petit-dejeuner, au dernier etage du batiment), mais aussi et surtout d'au moins un salon de mariage car on y trouve au rez-de-chaussee une "boutique a mariage". Il faut savoir qu'en Asie (tout du moins au Japon et en Coree), beaucoup de mariages se passent dans des hotels, qui disposent de vraies/fausses chapelles et vous offrent un kit-ceremonie complet... Ca meriterait un article plus detaille et ca viendra peut-etre un jour.
Apres une courte promenade matinale, histoire de passer le temps, nous reprenons le train, direction Hirosaki, qui doit etre notre etape "phare" en ce qui concerne les cerisiers. Ceux-ci etaient deja verts (comprendre: avaient perdu leurs fleurs) a Morioka, nous esperons donc les voir dans une forme correcte, mais nos premieres informations nous laissent penser que nous avons manque la pleine floraison... craintes fondees car les premiers arbres que nous rencontrons dans la ville ont perdu la majorite de leurs fleurs et il en sera de meme dans le parc ou seuls les cerisiers pleureurs, fort beaux il faut avouer, etaient encore bien fleuris. C'est une grosse deception pour nous... nous imaginons que ce va etre une grosse deception pour d'autres personnes car le jeudi d'apres notre visite (soit le 1er mai), la television nationale encourageait encore les gens a aller a Hirosaki pour le week-end du 3-4 mai... on se demande bien ce qu'ils vont pouvoir voir et nous avons ete scandalises et choques d'un tel manque de professionnalisme dans les informations transmises (il s'agissait d'une emission de divertissement et pas des informations, mais tout de meme !).
Mais si les cerisiers n'etaient pas au mieux de leur forme, nous avons tout de meme pu voir le matsuri qui a lieu tous les ans a cette periode, sorte de grosse fete foraine aux multiples stands assez sympathique et haute en couleurs.
On a aussi pu constater qu'en cette veille de jour ferie, de nombreuses entreprises avaient decide de faire leur hanami sous les fleurs restantes, certains pique-niques battant leur plein quand nous sommes passes alors que pour d'autres, l'employee chargee de reserver la place attendait l'arrivee de ses collegues.
Rien de particulier a dire en ce qui concerne nos repas la-bas... nous n'avons pas trouve de restaurant ou de specialite culinaire digne de figurer sur le blog ! Il faut avouer qu'Hirosaki n'est pas non plus la ville la plus vivante du japon !
Pénurie de beurre au Japon
L'article a mis du temps a arriver sur Aujourd'hui le Japon, car nous avions deja vu depuis plusieurs jours que le beurre etait rationne, et ce en differents endroits, aussi bien au Life pres de chez nous qu'au National Azabu lorsque nous sommes alles pique-niquer a Hiroo. Les photos ci-dessous sont de nous.
Rayons de magasins dévalisés, ménagères affolées, non, la scène ne se passe pas dans un pays du tiers monde mais bien au Japon au XXI eme siècle.
Depuis le début de l'année, il devient de plus en plus difficile de trouver du beurre dans les supermarchés de l'archipel.
Tout a commencé à l'automne dernier, quand les premières restrictions concernant la vente de beurre aux professionnels sont apparues. Face à une diminution alarmante des stocks, les industriels, soucieux de leur image, étaient réticents, dans un premier temps, à faire subir les conséquences de la pénurie de beurre aux ménages, préférant pénaliser les pâtissiers et autres restaurateurs.
Cependant, la situation n'étant plus tenable, les restrictions touchent désormais le grand public. Depuis le mois de mars, de nombreux magasins de l'archipel ne sont plus approvisionnés et ceux qui le sont limitent l'achat à une plaquette par personne.
Et la situation n'est pas près de s'arranger. Les spécialistes estiment que les stocks de beurre, pour l'ensemble de 2008, s'élèvent à 10 000 tonnes, soit la moitié de ceux de 2007 !
Cette situation est le résultat d'un concours malheureux de circonstances.
En 2005, la production laitière nippone bat tous ses records. Résultats, une surproduction et plus de 900 tonnes de lait mis à l'égout pour la seule région d'Hokkaido. Pour éviter un nouveau gaspillage, les quotas sont diminués pour 2006 et 2007.
Cependant, dans un marché en augmentation constante, la demande est restée soutenue. De plus, l'Australie, principal fournisseur de produits laitiers du Japon ne peut lui venir en aide.
L'île continent ayant connu en 2007 sa plus forte sécheresse depuis un siècle, sa production de laitage a subit un coup d'arrêt.
Bref, le Japon doit se tourner vers d'autres fournisseurs. Mais dans ce laps de temps, la pénurie s'installe. En attendant de nouvelles solutions, les plus grands producteurs du pays ont d'ores et déjà annoncé des augmentations du prix de vente du beurre pour le mois de mai.
A noter un commentaire interessant poste sur Aujourd'hui le Japon par un lecteur, qui donne une perspective differente a la situation. Alors, comme je ne sais pas trop a qui faire confiance... je le publie aussi !
Note au(x) journaliste(s) qui a/ont prepare cet article. Il faudrait
voir a mieux creuser vos sujets, et a aller a la peche aux infos au
lieu de repeter ce qu'ecrit deja la presse japonaise. La realite est
qu'il y a eu manipulation des stocks de lait, la surproduction 2006
n'ayant servi que de pretexte. Du coup, le lait a boire a augmente de
prix, le beurre doux (et meme sale maintenant) se fait rare, voire
inexistant et ou se retrouve le lait, alors ? Sous forme de fromage,
les industriels des produits laitiers ayant trouve la production de
fromages plus rentable que celle du lait. Voila. Speculation pure et
simple consequence d'un ordre directement donne par la Chambre
syndicale des producteurs de lait, aux producteurs de lait eux-meme de
reduire de moitie leurs capacites.
De toute facon, nous sommes desormais rentres dans un mouvement de
fortes turbulences speculatives sur les matieres premieres, les valeurs
boursieres ayant ete essorees pour un moment, les 'raiders' ont reporte
leurs billes sur des produits de premiere necessite: ble, riz, lait,
petrole (alors qu'il n'y en a jamais eu autant sur terre !) mais aussi
et on en parle moins, papier... Voila ce qu'aurait dit un article bien
documente.
Et pour documenter un peu plus ce sujet, il faut l'avouer fort etonnant dans un pays developpe comme le Japon, voici quelques extraits issus du magazine japonais Diamond :
Le Diamond fait remarquer que le beurre a pratiquement disparu des rayonnages des supermarchés japonais. Les livraisons sont rares et en petites quantités. Quand elles arrivent, les produits sont immédiatement pris d’assaut. Les magasins ont donc limité les achats à un paquet de beurre par personne.
Cette situation est une conséquence de la baisse de la production de lait au Japon. Depuis 1990, la consommation de lait est en baisse constante. Les producteurs ont décidé de réduire leur production pour la première fois, pour l’exercice 2006-2007.
Dans ce contexte, l’augmentation du prix de l’alimentation animale et la canicule de l’été 2007 ont joué un rôle accélérateur. La baisse de la production a dépassé toutes les prévisions. Les quantités sont donc insuffisantes.
Le manque de lait est, ajoute le magazine, un phénomène mondial. Les prix de cette denrée et des produits qui en sont dérivés enregistrent des augmentations sensibles.
Cette contraction de la production de lait est en grande partie absorbée par le beurre. Les fabricants achètent le lait à très bas prix. Le beurre ayant une durée de conservation assez longue, il est facile de réguler sa distribution.
D’après le Diamond, La principale région laitière du Japon, l’île de Hokkaido, a augmenté de 3% sa production de lait au mois de mars. Cela n’a pas favorisé le retour du beurre dans les rayons. Les acteurs du secteur estiment que les grands fabricants de pain et de gâteaux achètent toute la production pour se protéger de la hausse des prix du beurre importé et de la pénurie qui pourrait durer.
La situation actuelle est aujourd’hui paradoxale, s’étonne le magazine. Le marché ne reflète pas la réalité puisque, malgré la pénurie, les producteurs de lait ne parviennent pas à augmenter leurs prix, tout comme les fabricants de beurre.
dimanche 27 avril 2008
Virée dans le nord du Japon - Morioka
Ce dimanche, nous avons pris le Shinkansen en direction de Morioka, première étape de notre virée de 4 jours dans le nord. Je ne vais trop détailler ces différentes étapes, mais juste vous donner les quelques points les plus marquants de chacun des lieux visités.
Je commence par un grand absent, le mont Iwate, volcan qui surplombe la ville et qui est resté caché dans les nuages pendant toute la journée et que nous n'avons donc malheureusement pas pu photographier.
Si je continue avec les déceptions, il faut parler du cerisier qui fend la pierre, certes toujours bien là au milieu de son gros rocher, mais dont les fleurs avaient déjà disparu:
Point marquant de notre visite, le temple de Hoonji et ses 500 statues de disciples de Bouddha :
Le reste de la visite comporte un passage par le château (qui ne me semble pas mériter de photos) et surtout par un magasin d'objets en fonte où chacun des couples achète une théière différente... l'un pouvant repartir avec le modèle d'exposition (Isabelle et Germain), l'autre devant attendre deux mois qu'elle soit refabriquée (elle est en photo et elle a reçu un prix design en 2006 !) :
Au niveau culinaire, on retiendra notre repas du midi au Hot Jaja, constitué à nouveau de pâtes (les jajamen, spécialité locale), servies avec une sauce a base de miso un peu épicée, des concombres et que l'on peut finir en cassant un oeuf dans l'assiette, oeuf sur lequel le jus de cuisson des pâtes est ensuite versé. Je vous épargne les photos des giozas... je mets trop de photos de nourriture ces derniers temps et il y en a encore à venir !


































































































































































































