mardi 9 octobre 2007
Le matou du chateau et le martin pecheur...
Un titre aux allures des fables de La fontaine...mais quelle moralite a cette histoire? Le matou s'est approche comme il le faut pour ne pas faire fuir l'oiseau, sa demarche de chasseur etait des plus belles sur les pentes raides des murs de douves...il est reste immobile a l'observer bien longtemps, et avant meme qu'il ne decide de faire quoi que ce soit, le martin pecheur s'en est alle. Alors quelle morale donner a cette histoire? "a trop d'attente, une bonne occasion ratee"
Mais le denouement de l'histoire n'est pas si desagreable pour ce chat, puisque le matou a profite de la douceur du coucher de soleil. La conclusion serait alors: "d'un mal en sort toujours un bien"...ou meme "les efforts sont toujours recompenses".
lundi 8 octobre 2007
Matsumoto et les Alpes japonaises
On dit jamais deux sans trois... mais pour nous, ce troisieme week-end de trois jours en 4 semaines ne ressemblera pas aux deux autres, perdus pour cause de decallage horaire et de mauvais temps. Cette fois, nous partons de Tokyo; notre destination:Matsumoto et Kamikochi.
Situe a la porte des Alpes japonaises, Matsumoto(松本) a retenu notre attention car on y trouve l'un des chateaux les plus reputes du Japon, le chateau noir de Matsumoto, qui comporte le donjon de 5 niveaux le plus ancien du Japon (1593) et des remparts et douves datant de 1504.
Kamikochi(上高地) est une station dans les Alpes aux paysages au demeurant sympathiques et facile d'acces depuis Matsumoto (et en plus, on peut y faire des randonnees plates en vallee...parfait pour le genou encore convalescent de Laurent)
Le voyage
Notre destination decidee le vendredi, nous sommes un peu en retard pour nos reservations. Une fois l'hotel reserve, un business hotel (les ryokans etaient deja tous complets...normal pour un WE de trois jours) propre, aux grandes chambres, avec vue sur la chaine des Alpes japonaises et surtout tres bien place, a 3-4 mn de la gare et a 5-6mn du chateau, Laurent se charge de nous reserver nos billets de train. C'est la que nous nous souvenons que les WE prolonge se preparent a l'avance: les seuls trains disponibles restants sont ceux de 7h00 et 12h00. Pour profiter de la journee, nous decidons de tenter notre chance dans le super Azusa de 10h00 en wagon non reserve. Arrives 30 minutes avant le depart sur le quai, nous nous retrouvons devant la realite du tourisme au Japon: une queue de 15 metres devant chaque porte des wagons en jiyuseki (自由席= non reserve). Une multitude de touristes,essentiellement des vieux de la vieille, qui connaissent tous les trucs et astuces des voyages bons marches (mais pourquoi donc ces retraites partent en meme temps que tout le monde? La nostalgie des gares surpeuplees et du rush du matin?). Nous multiplions nos chances en prenant chacun une file d'attente par les deux extremites d'un meme wagon. Bonne pioche puisque la file de Laurent a ete considerablement retardee par 4 randonneuses bloquant le passage: elles s'etaient mises a l'oeuvre des leur arrivee dans le wagon pour retourner leurs sieges et en faire un salon de papotage, recompense de 50mn de patience passees sur le quai. Moindre mal pour mon cote de la file, le retard de l'entree droite aura profite aux derniers de gauche (dont moi). Je reussi, en escaladant les premiers voyageurs encore en train de s'installer, a gagner les deux dernieres places cote a cote!
Le voyage a commence a l'image de ce qui nous attend ces deux prochain jours: en file d'attente.
Matsumotooooo
"Matsumotoooo, Matsumotooooo desu" (la facon de le dire la bas est tres differente de ce qu'on peut entendre dans le reste du Japon: le Lonely Planet le disait, et nous avons pu le verifier de nos propres oreilles...l'intonnation est tres etonnante).
Arrives a Matsumoto, micro tour a l'office du tourisme, check-in a l'hotel, dejeuner dans un mini "viking "(バイキング, "buffet" en japonais) Italien au look Balinais et a la carte Indo-mexicaine (pres de Sensaibashi, surprenant, mais fort sympathique) puis nous filons decouvrir ce magnifique chateau noir. Le soleil est au rendez vous, il fait bon, les faces sud-sud-ouest du chateau donnant sur les douves sont eclabousses de soleil, le blanc est flashie et les murs laques noirs brillent des reflets des douves, difficile de trouver la bonne lumiere: nous mettons pres d'une heure a faire les 200 metres de douves.
Le parc du chateau n'attire pas notre attention de photographes, et pour cause, il est envahi de grandes tentes blanches ou sont alignes de nombreuses echoppes de sobas ou les gens se pressent et font la queue. Il y a du monde, ce Week End, a Matsumoto, c'est la fete du Soba, l'une des grandes specialites locales.
Nous apprecions les barques a moteur qui defigurent les douves, les panneaux de soba, et les touristes gavant les carpes Koi plus qu'il ne faut pour le plus grand bonheur des enfants (et de mon objectif ;-) avant de rentrer dans le chateau.
Un donjon de 5 niveaux, mais 6 etages (voyez sur les photos, le deuxieme etage est legerement plus haut que les autres, c'est pour mieux dissimuler le troisieme etage secret).
L'interieur est sympathique, bien preserve, les escaliers sont raides, tres raides et atteindre le 6eme etage se gagne au prix de files d'attentes et d'escaliers trop raides pour que nous y soyions a l'aise avec nos sacs photo et nos chaussures a la main. Et oui, dans un chateau japonais on se dechausse!! Ca glisse, le bois du plancher reste entretenu, lustre par les chaussettes des nombreux touristes.
L'interieur du chateu est eclaire grace a la reverberation du soleil sur les douves, et la vue sur les Alpes et Matsumoto est degagee malgre un chateau construit au niveau de la ville (et non pas en hauteur comme on le voit souvent).
Apres pres de 3 heures sur place, le coucher de soleil nous offre un chateau dore a souhait, une periode de la journee trop courte.
Nous revons alors d'un chateau eclaire entre chien et loup, mais la ville de Matsumoto ne l'eclaire que lorsqu'il fait bien noir. En attendant la nuit, nous allons diner chez Marui, un restaurant vivement recommende aux "Tofu lovers" dans le Lonely planet, et nous sommes de grands "Tofu lovers". Arrives au septieme etage de l'Espa, nous nous retrouvons devant une devanture peu attirante, un pas de porte que nous n'aurions probablement pas franchi si nous n'y avions pas reserve une table. Et nous n'avons pas ete decus. Au menu, tofu de sesame 胡麻豆腐, nameko dofu なめこ豆腐 (aux champignons), uno hana うの花 (restes du tofu presse), chuka yakko 中華ヤッコ (salade chinoise avec du tofu et des kara-age de poulet), denraku 田楽 (batonnets de tofu grille avec une sauce du style miso), tokkuri-mushi とっくり蒸(sorte de flan de tofu a l'oeuf), et agedashi-tofu 揚げ出し豆腐, du tofu en tempura et des tempura de legumes). Nous n'avons pas reussi a tout manger, mais avons apprecie ce repas dans un restaurant qui partage son espace sonore avec l'etage des jeux d'une grande surface nippone (o__O;)
Retour au chateau les papilles comblees et le ventre plein pour une seance photo sur trepied du chateau noir sous les pleins feux des projecteurs... un peu trop eparpilles d'ailleurs , il est difficile de trouver le bon angle de vue qui permet de sortir tout spot du champ. Alors que Laurent prend les photos du chateau, je m'amuse du jeu des canards et des carpes, se battant pour attraper les papillons de nuits qui s'approchent trop de la surface de l'eau.
Ce fut une journee bien agreable a Matsumoto, sous le soleil promis par
la meteo de la semaine. Dimanche est aussi prevu ensoleille, pourvu que
ce soit le cas.
Deuxieme journee, Kamikochi
A peine leves, nous ouvrons les rideaux pour verifier l'etat du ciel de ce jour: un epais rideau de nuages bouche la vue sur les Alpes, quelques rayons de soleils percent sur Matsumoto meme. Avant de prendre le bus pour Kamikochi, nous avons le temps pour quelques prises de vues du chateau de jour avec une lumiere malheureusement a peine plus douce que la veille (le soleil se leve trop tot ici pour profiter des belles lumieres matinales tout en se levant a des heures raisonnables).
Arrives 45 minutes a l'avance, nous obtenons les premieres places dans le bus; ce qui nous permet de profiter du paysage. Le beau temps est revenu.
Les embouteillages eux aussi sont au rendez vous. Kamikochi n'est ouvert au public que d'Avril a fin Octobre. (Au retour, le chauffeur nous confiera que les 2000 places de parking avaient affiche complet pour la deuxieme journee consecutive depuis bien longtemps.) Nous descendons au lac Taisho-Ike, forme en 1915 par l'eruption du mont Yakedake qui bloquat la riviere Azusa. Taisho ike est au debut de la randonne qui nous fera remonter le long de la riviere sur 3,8km. Premiere deception, une multitude de barques polluent ce milieu naturel! Tant pis pour les photos, nous nous installons pour dejeuner et profitons du mode (ou plutot de la mode) touristique des "randonneurs" du coin (vous en entendrez bientot parler). Les canards de Kamikochi pourraient etre compares aux daims de Nara, pas sauvages pour deux sous, un sac de picnic aux pieds et ils se dirigent droit vers vous!
La randonnee, comme promis, est plate... nous profitons de la faune locale: deux corbeaux sur un arbre mort, des dizaines de canards gourmands et joueurs, trois singes sur la rive opposee, et une multitude de promeneurs japonais.. La nature est belle, tres belle. Les sous-bois sont tres bien arranges, l'eau est pure et teintee d'un bleu parfois surprenant.
La promenade se termine sur le kappa-bashi qui est le symbole de Kamikochi. Et comme c'est le symbole, tout le moinde y va...le pont est litterallement "blinde", et il faut presque faire la queue pour le traverser. Des deux cotes, les echoppes de cadeaux souvenirs sont prises d'assaut.
Il est a peine trois heures. Nous pensions passer plus de temps sur place, mais ne voyant pas tres bien que faire d'autre, et nous souvenant des bouchons du matin, nous decidons d'essayer une place dans le bus de 15h15. Nous passons entre les deux files d'attente de 300 metres (au moins!) pour les bus en direction des parkings (les voitures particulieres sont interdites d'acces dans cette zone protegee) et pour notre plus grande chance, le reseau de bus avait prevu non pas un seul mais trois bus de 15h15 pour Matsumoto! Le chauffeur de notre bus s'amuse a faire le guide et a nous signaler les singes se promenant et a nous raconter l'histoire geologique de la region.
Nous arrivons a 17h15 a Matsumoto, et prenons le temps de diner au Doma-Doma, une Izakaya a l'architecture tres japonaise, une sorte d'ancien grenier tout en bois ( une sorte de petit Gompachi a Matsumoto pour ceux qui connaissent).
La carte est des plus sympathiques, le staff dynamique, et nous profitons pleinement de petits plats divers avant de reprendre le train pour Tokyo a 18h30.
Nous sommes contents de ce WE, avons profite pleinement de ces deux jours de beau temps. Notre Lundi etait prevu pluvieux et nuageux, et il l'a ete. Nous pouvons faire confiance a la meteo japonais de temps en temps!
Repos, Rangement, Nettoyage, Repassage, Sport, Courses, notre lundi a ete utile en ce sens que nous sommes prets a retouner au travail demain. Une petite semaine de 4 jours, qui s'annonce chargee de reunions pour nous deux.
lundi 9 juillet 2007
Tanabata (七夕, « La septième nuit »)
Tanabata est la fete japonaise des etoiles, issue des traditions Obon et de la fête des étoiles chinoise, Qi Xi. La fête a généralement lieu le 7 juillet (ou le 7 août), et célèbre la rencontre des etoiles Orihime (Alpha Lyrae/Véga) et Hikoboshi (Alpha Aquilae/Altaïr).
J'etais allee a ce matsuri il y a trois ou quatre ans de cela avec le fils des voisins de ma tante qui etait venu passer quelques mois au Japon pour son stage. J'en avais un joli souvenir, alors je voulais pouvoir partager ce souvenir avec Laurent. Difficile de le convaincre en lui disant que c'est loin, qu'il n'y a rien de particulier comme manifestation a part les bambous decores, et qu'en plus, la meteo prevoit de la pluie! Mais voyant des nuages plutot encourageants (un gris clair, pas vraiment charge), et notre emploi du temps vierge de tout rendez-vous (a part avec le Cif et le Kabi-Killer pour cuisine/toilettes et salle de bain) nous nous sommes munis de nos appareils et sommes partis a la (re)decouverte de cette fete locale a une heure de chez nous, a Hiratsuka.
L'histoire qui est a l'origine de ce Matsuri raconte l'amour entre une déesse tisserande et un bouvier (mortel). Pour lui, la déesse quitte le monde céleste, l'épouse et lui donne deux enfants (une fille et un garçon). Les parents de la déesse finissent par retrouver leur fille enfuie et la font revenir dans le monde des dieux. Pour empêcher le bouvier, bien décidé à retrouver sa femme, d'arriver jusqu'au royaume céleste, les dieux séparent les deux mondes par une rivière infranchissable, la voie lactee. Devant les pleurs incessants de la princesse d'un côté et du bouvier et de ses enfants de l'autre, les dieux leur accordent de pouvoir se retrouver une fois l'an, la septième nuit du septième mois.
Comme pour tout matsuri qui se respecte, les Japonais deambulent en Yukata dans les rues en fetes. Ils décorent les branches de bambou, écrivent leurs souhaits sur un tanzaku (morceau de papier tres colore) puis les accrochent sur les bambous ou sur les fils tendus specialement. On dit que Orihime et Hikoboshi feront que les vœux deviennent réalité. Après avoir été décorés, vers minuit ou le jour suivant, les bambous sont jetés dans un fleuve ou brûlés pour que les vœux se réalisent. C'est ainsi que nous avons pu voir ces petites filles ecrire qu'elles voulaient devenir institutrices lorsqu'elles seront plus grande. Chacun y va de son souhait personel (je veux me marier avec untel / je veux devenir heureuse), maternel (pour que mon enfant naisse en bonne sante / pour que mon petiot reussise ses etudes) ou global (peace and love)...
Arrives a Hiratsuka, c'est une foule tres familiale qui nous attends. Une foule tres .... de Kanagawa dirais-je. Avec Laurent, nous observons qu'a une heure a peine de Tokyo, la population est tres differente. Les gens s'arrangent moins, ou differemment...on retrouve tout de meme les sacs Chanel et porte feuilles Louis-Vuitton, portes allegrement avec un look de rappeur ou de "Yankies". Beaucoup de jeunes viennent a ce Matsuri, les adolescents et post ados grouillent dans leur Yukata et jimbei de plage, (Hiratsuka est tout pret de la plage).
La fete est aux enfants, bien nombreux...
...et aux jeunes parents de Kanagawa:
Les echoppes qui bordent les rues un peu moins decorees servent des pommes de terres frites entieres avec une noisette de beurre, des saucisses entourees d'une petite omelette avec du ketchup, des Tako-yaki, Oosaka-yaki, et des sortes de okonomiyaki remplis de yaki-soba. Mieux vaut ne pas trop regarder l'envers du decors avant d'acheter sa portion...entre viandes en plein air et personnes cassant les oeufs frais "la clope au bec" (c'est l'expression qui convient le mieux), ces stands n'ont pas reussit a nous faire ouvrir notre porte-monnaie, on en a meme oublie de prendre a boire au distributeur.
La mode du festival est a porter sur le dos des extra-terrestres et autres stich gonflables , de promener son poisson clown ou de decorer l'arriere de son crane avec des masques de Anpanman ou de Bob l'eponge. Une fete avec des adultes restes tres enfants.
De ci de la des criees pour inviter les passants a entrer dans les maisons hantees arrangees specialement pour l'occasion, nombre de personnes crient au haut parleur pour attirer les clients et nous devons crier nous meme pour nous entendre au milieu de cette foule au flot incessant.
Prendre des photos n'est pas aise, et l'environnement finit par nous fatiguer. Apres deux-trois heures a deambuler dans les rues de Hiratsuka, c'est epuises que nous nous sommes installes dans le train du retour (qui nous ramene directement a Ebisu, quel luxe (qui nous coute quelque 400 yens de plus!)...nous nous sommes assoupis une bonne heure, jusqu'a Oosaki (la station juste avant Ebisu).
Arrives a la maison, un doliprane et du calme, pas de musique, juste du silence, nous deux et nos migraines respectives avant d'attaquer le grand nettoyage de l'appartement entre 21h et 2h30!
C'est un joli Matsuri a voir et nous avons reussi a prendre plus de photos "potables" que nous ne pensions lorsque nous etions encore sur le terrain, sous une lumiere blanche qui caraterise bien ces jours gris mais lumineux.
Et je finirai ce post par ce sourire que nous avions aussi croise a Nara avec mes parents (au passage; si vous connaissez le nom de cette race, les commentaires sont ouverts ;-) et qui est toujours aussi craquant!
jeudi 26 avril 2007
Tokyo Colors
Aujourd'hui,dans le cadre de mon travail, je me suis rendue a Tokyo Midtown qui a ouvert il y a près d'un mois a Roppongi. Tokyo Midtown est a peine a 15mn a pied du bureau. l faisait si beau que nous y sommes allés tranquillement sur l'heure de déjeuner avec Mr Hirayama.
Sur le chemin du retour, j'ai profite d'être seule pour flâner (un tout petit peu seulement) et surtout prendre en photos toutes ces magnifiques fleurs Tokyoites en ce début de Printemps (il ne fait pas très souvent beau dernièrement a Tokyo... le printemps a tarde a venir)
lundi 12 mars 2007
Mais qui est donc cette star que tout le monde attend ?
Samedi dernier, nous nous sommes leves a l'aube pour sortir un peu de Tokyo. En effet, un grand evenement avait lieu a Yoshino Baigo et les papparazzis en tous genres etaient de sortie, bien decides a ne rien manquer du spectacle. Vision impressionnante que ces rangees de photographes, campant sur une colline assez abrupte et glissante, armes de leurs gros objectifs (d'accord, c'est un peu moins impressionnant que ce qu'on peut voir sur les stades lors d'une coupe du monde, mais tout de meme assez saisissant).
Bien sur, une seule question vous demange : que venaient-ils donc photographier ? Quel evenement pouvait justifier un tel engouement ? ...la venue de Michael Jackson peut-etre - il etait a Tokyo recemment et certaines personnes ont ete jusqu'a debourser 400.000 yens pour participer a une fete privee... les details, c'est ici - Et bien non, vous avez tout faux... c'etait la floraison des pruniers !
Les Japonais ont en fait une veritable passion pour les fleurs, la nature en general, et se deplacent en masse au fil des saisons pour voir entre autres les cerisiers en fleurs (j'en ai deja brievement parle, nous reviendrons dessus prochainement), les erables a l'automne (ce que nous avons aussi fait en novembre lorsque nous sommes alles a Kyoto)... Il faut reconnaitre que la fleur de prunier est vraiment tres belle, comme les exemples ci-dessous l'illustrent :
Nous n'etions donc pas les seuls photographes... par contre, nous devions etre parmi les plus jeunes ! En effet, cette pratique semble reservee aux personnes d'age mur au Japon et Armelle a meme entendu une japonaise dire que ca n'allait pas aux jeunes de faire des photos... remarque etrange, je ne vois pas pourquoi ce devrait etre une affaire de vieux (desole pour l'emploi du terme) ! Comme souvent ici, le loisir est pratique avec serieux et le materiel utilise n'est pas "amateur" : gros teleobjectifs, appareils moyen-format, trepieds ou monopodes a foison, niveau a bulle sur l'appareil photo, carnet de notes, petit escabeau... c'est du travail de pro ca ! Certains endroits semblant etre des musts (on doit pouvoir y faire la meme vue qu'une carte postale celebre ou que le poster de la pub je suppose), on peut y assister a des rassemblements de masse comme celui dont vous pouvez voir quelques photos en debut de ce billet.
Pourtant une telle debauche de materiel ne se traduit pas, selon moi, par une production photographique de qualite. Grand amateur de photographie, j'aime en prendre, mais j'apprecie aussi d'acheter des livres et je suis tres decu du peu de livres presentant les oeuvres de photographes japonais : aurais-je cherche au mauvais endroit ?
Pour en revenir au parc que nous avons visite, il s'agit du parc de Ome-shi Ume no Koen (son site web ici). Il n'est ouvert au public que pendant la floraison des pruniers (il faut avouer qu'il n'y a pas grand chose d'autre a y voir sinon). Les gens y pratiquent le hanami, exactement comme pour les cerisiers, et nous avons donc pu voir foule de japonais de tous ages pique-niquer sous les fleurs...
Ceux-ci ont ete dans l'ensemble bien plus prevoyants que nous, qui avons du sortir du parc lorsque notre estomac s'est mis a crier famine. Heureusement, on peut sortir et rentrer a volonte, c'est bien pratique - au passage, nous avons gagne a notre retour deux nouvelles cartes postales... celles-ci etaient en effet offertes a l'entree, sympa non ?!
La region ou se trouve le parc est celebre pour ses plantations de pruniers et ne se trouve qu'a une grosse heure du centre de Tokyo. Ce fut une journee tres agreable pour nous deux, loin de la ville, a la campagne... nous y retournerons tres probablement, notamment pour les azalees et les iris, car il semble y avoir deux autres parcs tres interessants.
samedi 24 décembre 2005
Randonnee a Nokogiriyama
La randonne de Dimanche 18 m'a mis les muscles en compote...ca fait quelques jours que je marche comme un grand mere...je n'arrive pas a monter les escaliers normalement!!!!!
Vous pouvez voir les photo dans l 'album randonnee a Nokogiriyama




























































































































