samedi 3 mai 2008
Matsuri a Hamamatsu
Ce samedi, alors que nos visiteurs poursuivent leur périple dans le sud avec la visite de Himeji, Armelle et moi nous dirigeons vers Hamamatsu pour y voir un matsuri. Malheureusement, nous ne sommes pas les seuls à avoir eu cette idée et comme nous n'avons pris nos billets de train que la semaine dernière, c'est à 8h que nous devons embarquer dans notre Shinkansen... pour un trajet à étape (nous changeons de train à Shizuoka) et en Green car (il n'y avait plus de place dans la classe "populaire"). C'est l'occasion de vous montrer à quoi ressemble la première classe ici (dans l'ancienne génération de Shinkansen) : repose pieds articulés, fauteuils plus larges, prise casque a priori pour écouter de la musique (l'écran individuel avec films viendra peut-être un jour mais ce n'est pas encore au menu). La classe standard est déjà bien... pas d'évolution renversante, en tout cas rien pour justifier de payer 1.5 fois plus cher le billet!
Au passage, voici ce qui va devenir la traditionnelle photo du Mont Fuji sur fond de paysage industriel... il était dans les nuages aujourd'hui (il faut avouer que nous sommes partis sous une pluie fine de Tokyo) :
A Shizuoka, alors que nous avons près d'une heure à tuer, j'en profite pour essayer de tirer le portraits aux Nozomis qui passent sans s'arrêter... pas très facile de faire une belle photos de ces trains !
Nous arrivons finalement à Hamamatsu vers 11h où notre première épreuve consiste à trouver un casier où ranger notre valise (nous retrouvons en effet Germain et Isabelle le soir à Osaka pour prolonger encore trois jours notre périple). Ce ne fut pas chose facile, mais nous avons trouvé notre casier. Après un repas anticipé, nous nous mettons enfin en route pour la partie du matsuri que nous sommes venus voir : la bataille de cerfs-volants, qui a lieu en dehors de la ville. Des bus sont prévus pour s'y rendre (moyennant finances tout de même), et au royaume du kitch, nous avons dû tirer le roi car la décoration intérieure de notre car valait à elle-seule le détour je pense !
Comme cette fois-ci nous avons reçu un petit dépliant assez didactique, je vais essayer de vous en dire plus sur ce festival. Il se déroule sur trois jours et près d'un million et demi de spectateurs sont attendus. Nous y sommes allés le premier jour (le 3 mai). Si la bataille de cerfs-volants ne constitue qu'une des attractions de cette fête (il y a aussi en soirée une parade dans la ville par exemple), c'est celle qui a le plus attiré notre attention et que nous sommes allés voir. Elle se déroule sur les dunes de sable de Nakajima et plus de 169 cerfs-volants sont en compétition. C'est la célébration du renouveau de la vie et de la continuité de l'esprit de communauté. Pour symboliser ceci, les jeunes de chaque "communauté" se réunissent pour élever un cerf-volant sur lequel est écrit le nom d'un nouveau-né et prier pour sa prospérité. Jusque récemment, il ne pouvait s'agir que de l'aîné mâle d'une famille, mais maintenant il peut aussi s'agir d'une fille. Au cours de cette "bataille", les différentes équipes réalisent des figures avec les cerfs-volants, alors que de la musique est jouée au sol... tout ceci contribue à créer une ambiance très agréable et bon enfant ! La taille des cerfs-volants varie entre 2 jo et 10 jo... sachant qu'1 jo est égal à 12 feuilles de papier japonais traditionnel "mino". Mais assez de bavardages, passons aux images !
On commence tout d'abord par l'approche vers le pré où se déroule les combats: la foule est déjà compacte et on croise plusieurs fois des troupes de jeunes :
A proximité du pré où se déroulent les combats, on rencontre des équipes en train de finir leurs derniers préparatifs, de se restaurer ou encore de transporter leur cerf-volant :
Pour ce qui est des combats en eux-mêmes, difficile à rendre en images et je dois avouer que pris par mes photos, je ne les ai pas regardés en détails non plus... mais voici des images pour illustrer l'ambiance sur le terrain. C'était vraiment très agréable, avec des gens sympathiques (on nous a même offert une bière alors que nous nous étions mis à l'ombre d'une sorte de tonnelle) et comme les images le montrent, il était possible sans aucun problème de se mêler aux participants... à condition bien sûr de faire attention aux cerfs-volants et à leurs cordes :
Petit "zoom" sur les rois de la fête, les enfants dont je vous ai parlé au tout début, fièrement portés par leurs parents :
Autre coup de zoom final sur les coiffures des participantes, qui nous auront dans l'ensemble impressionnés par leur sophistication :
Au retour, nous devons bien évidement dû faire la queue... mais c'est moins long qu'on aurait pu le craindre : il faut dire que nous avions un peu anticipé la fin des festivités (pour référence, je mets en premier une photo de la file d'attente à notre arrivée... bien sûr, c'était désert !).
On remarquera les ombrelles... bien utiles par cette magnifique journée qui nous aura valu quelques coups de soleils. Il vaut mieux ça que la pluie!
mercredi 30 avril 2008
Que d'emotions a Hakodate
Decus la veille par le manque de fleurs a Hirosaki, nous avons anticipe notre depart pour Hakodate que nous atteignons en debut d'apres-midi du 29 avril (3h de train tout de meme !). Nous esperons bien y voir enfin les cerisiers apres lesquels nous courrons desesperement, mais alors que nous mangeons notre premier repas (quelques images au tout debut de ce message), un tremblement de terre secoue pendant une longue minute notre restaurant, faisant bouger les lustres, figeant sur place les serveurs (qui prendront tout de meme le temps d'ouvrir portes et fenetres, sage precaution au cas ou la secousse augmenterait d'intensite). La secousse a eu lieu en pleine mer, entre Aomori et Hakodate. Details en image :
Heure : 14h26 / Latitude : 41.4N / Longitude : 142.1E
Profondeur : 60km / Magnitude : 5.5
Remis de nos emotions, nous nous dirigeons vers le parc de Goryukaku pour y voir, nous l'esperons, les cerisiers en fleurs. Cette fois, nous ne faisons pas chou blanc et meme si le nombre d'arbres est bien plus faible qu'a Hirosaki, nous profitons malgre tout d'un beau spectacle.
Autre moment fort de notre visite de la ville, la montee sur le Mont Hakodate, qui termine la presqu'ile sur laquelle est construite la ville et offre une des vues les plus reputees du Japon. Il faut avouer que la forme particuliere de cette ville, avec les montagnes que l'on devine en arriere plan, offre une vision fort agreable.
Le lendemain sera, sans aucune premiditation et donc par le plus grand des hasards, consacre a la nourriture et nous allons faire deux excellents repas. Le premier sous la forme d'un petit dejeuner pris au morning market, marche essentiellement consacre aux poissons ouvert jusque midi et auquel nous sommes alles a 7h pour essayer d'anticiper la masse de touristes (il s'agit d'une des attractions principales de la ville).
Qu'avons-nous mange pour notre petit dejeuner ? Que des choses simples : de l'oursin (un pur delice), de la patte (et non pas pince !) de crabe grillee et une grosse gambas, elle aussi grillee.
Et pour finir sur une note sucree (c'est un petit-dejeuner tout de meme !), une tres bonne creme aux oeufs et une bouteille de lait au cafe, Hokkaido etant LA region des produits laitiers.
Le reste de la journee a failli etre un peu monotone... jusqu'a ce que nous tombions par hasard sur un excellent sushi situe en bord de mer. Pour 5000 yens par personne (nous avons profite des prix plus attractifs du midi a vrai dire), nous avons fait ce qui est pour moi le meilleur repas de sushis depuis que je suis au Japon.
Particularite de ce restaurant : on mange les sushis de coquillages, crustaces et de poissons blancs (non gras) avec du sel au lieu de prendre de la sauce soja. Le menu en images pour mettre un terme a ce recit de notre voyage dans le nord, qui s'est quant-a-lui acheve par un trajet de 6h en train pour redescendre jusque Tokyo.
Ama ebi (petites crevettes) / Maguro (thon rouge)
Hotate (coquille saint-jacques)
Saumon (recouvert d'une petite preparation)
Ika (seche, ici aussi avec une petit preparation a base de radis)
Kani (crabe)
Botan ebi (grosse crevette)
Chu toro (thon gras)
Hokke (pas trouve la traduction)
Kampachi (pas trouve la traduction non plus)
Uni (oursin)
Kappa maki (rouleau au concombre)
Anago (anguille de mer / congre)
Saba (maquereau)
Ikura (oeufs de saumon)
Petit ramequin de crevettes fraiches du matin (cadeau du cuisinier qui a du apprecier nos signes de ravissement a chaque bouchee)
lundi 28 avril 2008
Deception a Hirosaki
Germain et Isabelle, encore en plein combat avec le decalage horaire, ont profite d'un reveil matinal pour photographier le Mont Iwate... Reveilles plus tard, nous avons eu moins de chance et n'avons pu le voir integralement degage.
Malgre tout, la magnifique salle dans laquelle nous avons pris notre petit-dejeuner a l'hotel nous a permis de profiter de la vue sur Morioka et ses environs.
Celui-ci doit compter parmi les beaux hotels de la ville, car il dispose de son restaurant francais (ou nous prenons notre petit-dejeuner, au dernier etage du batiment), mais aussi et surtout d'au moins un salon de mariage car on y trouve au rez-de-chaussee une "boutique a mariage". Il faut savoir qu'en Asie (tout du moins au Japon et en Coree), beaucoup de mariages se passent dans des hotels, qui disposent de vraies/fausses chapelles et vous offrent un kit-ceremonie complet... Ca meriterait un article plus detaille et ca viendra peut-etre un jour.
Apres une courte promenade matinale, histoire de passer le temps, nous reprenons le train, direction Hirosaki, qui doit etre notre etape "phare" en ce qui concerne les cerisiers. Ceux-ci etaient deja verts (comprendre: avaient perdu leurs fleurs) a Morioka, nous esperons donc les voir dans une forme correcte, mais nos premieres informations nous laissent penser que nous avons manque la pleine floraison... craintes fondees car les premiers arbres que nous rencontrons dans la ville ont perdu la majorite de leurs fleurs et il en sera de meme dans le parc ou seuls les cerisiers pleureurs, fort beaux il faut avouer, etaient encore bien fleuris. C'est une grosse deception pour nous... nous imaginons que ce va etre une grosse deception pour d'autres personnes car le jeudi d'apres notre visite (soit le 1er mai), la television nationale encourageait encore les gens a aller a Hirosaki pour le week-end du 3-4 mai... on se demande bien ce qu'ils vont pouvoir voir et nous avons ete scandalises et choques d'un tel manque de professionnalisme dans les informations transmises (il s'agissait d'une emission de divertissement et pas des informations, mais tout de meme !).
Mais si les cerisiers n'etaient pas au mieux de leur forme, nous avons tout de meme pu voir le matsuri qui a lieu tous les ans a cette periode, sorte de grosse fete foraine aux multiples stands assez sympathique et haute en couleurs.
On a aussi pu constater qu'en cette veille de jour ferie, de nombreuses entreprises avaient decide de faire leur hanami sous les fleurs restantes, certains pique-niques battant leur plein quand nous sommes passes alors que pour d'autres, l'employee chargee de reserver la place attendait l'arrivee de ses collegues.
Rien de particulier a dire en ce qui concerne nos repas la-bas... nous n'avons pas trouve de restaurant ou de specialite culinaire digne de figurer sur le blog ! Il faut avouer qu'Hirosaki n'est pas non plus la ville la plus vivante du japon !
dimanche 27 avril 2008
Virée dans le nord du Japon - Morioka
Ce dimanche, nous avons pris le Shinkansen en direction de Morioka, première étape de notre virée de 4 jours dans le nord. Je ne vais trop détailler ces différentes étapes, mais juste vous donner les quelques points les plus marquants de chacun des lieux visités.
Je commence par un grand absent, le mont Iwate, volcan qui surplombe la ville et qui est resté caché dans les nuages pendant toute la journée et que nous n'avons donc malheureusement pas pu photographier.
Si je continue avec les déceptions, il faut parler du cerisier qui fend la pierre, certes toujours bien là au milieu de son gros rocher, mais dont les fleurs avaient déjà disparu:
Point marquant de notre visite, le temple de Hoonji et ses 500 statues de disciples de Bouddha :
Le reste de la visite comporte un passage par le château (qui ne me semble pas mériter de photos) et surtout par un magasin d'objets en fonte où chacun des couples achète une théière différente... l'un pouvant repartir avec le modèle d'exposition (Isabelle et Germain), l'autre devant attendre deux mois qu'elle soit refabriquée (elle est en photo et elle a reçu un prix design en 2006 !) :
Au niveau culinaire, on retiendra notre repas du midi au Hot Jaja, constitué à nouveau de pâtes (les jajamen, spécialité locale), servies avec une sauce a base de miso un peu épicée, des concombres et que l'on peut finir en cassant un oeuf dans l'assiette, oeuf sur lequel le jus de cuisson des pâtes est ensuite versé. Je vous épargne les photos des giozas... je mets trop de photos de nourriture ces derniers temps et il y en a encore à venir !
vendredi 11 avril 2008
Voyage en Chine
Me voici de retour de Chine, après une journée / deux nuits passés là-bas pour le travail. Passage express pour une présentation chez un client qui permet de se rendre compte du monde qui sépare la Chine du Japon ou de l'Europe !
J'étais à Guangzhou, au Sud de la Chine, voir sur la carte ci-dessous :
Si l'aéroport, très beau et design, un peu à l'image de celui de Hong-Kong mais en plus petit, donne l'impression d'arriver dans un pays ultra-moderne, je me rendrai compte un peu plus tard que tel n'est pas encore le cas.
L'air est chaud et humide (le climat est subtropical dans cette région) et les petits picotements que je ressens dans le nez me laissent penser que la pollution doit être présente bien que je n'ai pas vu de grosses cheminées d'usines au cours de mon bref passage.
Pas le temps de faire de tourisme à notre arrivée... il est 22h passées et nous allons donc à l'hôtel, hôtel de luxe à la chinoise dont je parlerai un peu plus tard. Je commence donc mon petit reportage photographique par un aperçu de ma chambre, digne de celle d'un ministre (et ceci, pour 430 yuans la nuit... ça fait quelque chose comme 43 euros si je ne me trompe pas!).
Tout d'abord, le coin salon : télévision à écran plat, deux canapés, petit bureau avec accès internet (pas très rapide...).
Ensuite, la chambre, sur laquelle il y a peu à dire:
Petit détour par la penderie avant d'aller dans la salle de bain, car celle-ci est munie de portes coulissantes vitrées qui donnent dans chaque pièce.
Salle de bain sympathique mais sans plus, dans laquelle on apprécie de trouver en plus du savon, shampoing, brosse à dents, peigne... (tout le nécessaire standard en Asie) un pèse personne et...
... préservatif, préservatif vibrant, nécessaire de nettoyage intime, ... au moins, ça annonce la couleur ! Il faut avouer que l'accès aux prostituées semble facile (après discussion avec quelques collègues locaux), que la file d'hôtesses (plus d'une vingtaine) attendant d'accompagner dans leur cabine les chanteurs au karaoke de l'hôtel laissait planer quelques doutes et que le sida semble être une forte préoccupation nationale (ce qui en soit est une bonne chose). Enfin, c'est tout de même plutôt surprenant et inattendu !
Mention spéciale pour la télécommande de la télé aussi, que j'allais oublier !
Pour ce qui est du paysage et des images de la vie quotidienne, elles ont toutes été prises dans le bus que nous avons emprunté pour faire la navette entre l'hôtel et le lieu où nous faisions la présentation.
La circulation et tout ce qui tourne autours des routes m'aura pas mal marqué : coups de klaxon incessants, jour et nuit, larges avenues, piétons qui traversent les 2x4 voies voie après voie et restent donc à attendre entre les voitures (en ville je précise, ce n'était pas une autoroute... mais quand même !), moyens motorisés à deux ou trois roues en grande quantité - moto-taxis, tricycles avec une sorte de benne derrière dans laquelle s'entassent parfois deux personnes, beaucoup de femmes posées en amazone à l'arrière du vélo ou de la moto, parfois portant un bébé dans leurs bras!
Pour ce qui est des paysages urbains, si l'on croise beaucoup de grandes artères et si les grands ensembles modernes commencent à apparaître, l'impression d'ensemble est tout de même d'une ville vieille, sale et plutôt pauvre, où les magasins ou ateliers ouverts directement sur la rue (sans devanture ou fermeture) sont nombreux, où l'on voit beaucoup de personnes assisses dehors sur le trottoir... photos de piètre qualité, mais je n'étais pas là-bas pour le tourisme !
Fin de ce récit de voyage avec l'afficheur du hall de l'hôtel et les 28 degrés de ce vendredi matin alors qu'il n'est pas encore 6h du matin. Je termine aussi par une anecdote... celle de notre retour en taxi jusqu'à l'aéroport, retour au cours duquel le chauffeur s'est arrêté à plus de 500m de terminal, nous tendant la main pour qu'on le paie avant de reprendre sa route... bonjour la confiance !
lundi 11 février 2008
Le Ryokan de Oga Onsen ou "le service a la japonaise"
Le Ryokan Hakuryukaku a Oga Onsen etait de ces Ryokan traditionels au niveau du service, des ces endroits qui honorent la reputation du service a la Japonaise.
A notre arrivee a la gare de Adachi, un mini bus de l'hotel nous attend pour nous mener a 20minutes de la au Ryokan ou nous passerons la nuit.
Le Hakuryukaku surplombe la ville de Oga-Onsen et depuis les fenêtres de la plupart des chambres, on peut admirer la mer du Japon. Le Ryokan a du connaitre sont essor au moment de la bulle financière du début de annee 90 alors que la plupart des Japonais pouvaient se permettre de voyager beaucoup. Les Japonais sont férus de Onsen, et c'est grâce a cet engouement constant (et qui perdure meme chez les jeunes) qu'une ville comme Oga ne fait pas faillite je pense. Mais je m'eloigne du sujet.
L'accueil du Ryokan est bien chaleureux et rappelle cette image des Ryokan de jadis. Il y avait eu un "dorama" (comprendre, une serie televisee japonaises) dont l'action se deroulait justement dans un Ryokan de ce genre. Depuis, je revais de pouvoir me faire chouchouter de la sorte un jour... et ce fut une tres agreable surprise que de le vivre dans cet endroit qui etait le dernier choix diponible dans le catalogue de l'agence de voyage.(on ne s'y attendait pas du tout!)
L'hospitalite débute dès l’arrivée, par l’accueil cérémonieux du client sur le seuil de l’établissement. Une femme, qui doit etre la "O-Kami" du Ryokan nous accueille derriere une centaine de chaussons consciencieusement alignes. (on a oublie de les prendre en photo!) Ils nous donnent un indice du nombre de clients qui passeront la nuit là et qui arrivent en un seul flot impressionnant: deux immenses autobus se dechargent de leurs touristes une heure apres notre arrivee.
La o-kami donc et les femmes de chambre, toutes vêtues d’un kimono, se tiennent près de l’entrée principale, saluant et souhaitant la bienvenue à chacun. Notre chambre a sa femme de chambre particulière, qui va tout faire pour rendre notre séjour aussi agréable que possible. Elle va nous montrer la chambre, nous servir le thé et des douceurs japonaises. A cette occasion elle nous demande a quelle heure nous desirons diner (apres le retour du matsuri), et a quelle heure nous desirerons dejeuner le lendemain (il nous faudra nous lever 45mn minutes avant le petit dejeuner car les futons seront ranges 30mn avant l'heure de notre petit dejeuner). Une fois informes sur les choses a faire en ville en attendant l'heure du bus pour le matsuri le soir, la femme de chambre prends conge et nous laisse profiter de la chaleur de la chambre.
A ce moment la, la chambre n'en est pas encore tout a fait une, les futons sont plies et la piece a tatami ne presente qu'une table basse et des chaises de sol ou nous prenons tranquillement notre the.
La femme de chambre revient quelques minutes apres avoir disparu avec un yukata de la taille de Laurent, ceux etant dans le placard etant prevus pour des personnes de plus petit taille. Comme nous l'avions deja vu a Kusatsu, la plupart des clients ne quittent pas leur Yukata et se rendent au onsen ainsi vetus. Sans doute un signe pour eux qu'ils sont en vacances, qu'ils sont ici pour se relaxer.
La nourriture tient une place importante dans un séjour au ryokan. Le repas, aussi délicieux qu’abondant, nous est servi dans la chambre. C'est la femme de chambre qui nous apporte notre diner et dresse la table. Alors que la table vient d'etre envahie de huit, neuf plats principaux et secondaires, plus le riz, la femme de chambre nous presente la specialite du Ryokan: la cuisine Ishiyaki. Elle s'absente un instant pour revenir avec un plat garni de legumes et poissons, un grand seau rempli de soupe miso, et des pierres visiblement tres chaude. On nous explique alors que les pierres sont dans le feu depuis 12 heures, et qu'il faut faire attention.
Notre hotesse s'occupe de faire la cuisine sous nos yeux etonnes car nous decouvront tout a fait ce met. Le poisson est jette dans la soupe deja chaude, puis elle y ajoute deux pierres qui font bouillir instantanément (ou presque) la soupe, s'ajoutent les legumes, les dernieres pierres, la soupe bouillit bruyamment, tant et si bien que nous croyons qu'elle va deborder, quelques eclaboussures sortant du seau en bois contenant maintenant de la nourriture pour 5 ou 6 personnes. Ce festin nippon dure une heure et demie à deux heures.
Le service de ce ryokan est exactement comme on aurait pu le rever. Nous nous faisons “servir et desservir” un festin sans que nous ayons à lever le petit doigt ni même demander quoi que ce soit. Le ryokan fournit à ses clients de la nuit dîner et petit déjeuner, et nous ne faisons absolument rien que "mettre nos pieds sous la table". Installes confortablement (pour l'image...on est quand meme assis par terre et les jambes en souffrent un peu quand meme!), nous avons déguste avec la plus grande gourmandise ce que la femme de chambre nous avait pose sur la table, malheureusement, nous n'avons pas pu tout manger... nos estomacs ont atteint leur limite plus vite que ce que la table pouvait contenir d'assiettes.
Une fois deservis, un petit bonhomme cette fois vient tirer les futons pour que notre nuit se passe pour le mieux. Comme a l'habitude nippone, ils ont separe les futons de 30cm....La femme de chambre nous souhaite une bonne nuit et se retire. Alors que nous sommes censes ne rien faire, sitot le petit monsieur et la dame partis, sitot je re-arrange les futons afin de nous consituer un lit double (bah oui!).
Dans les couloirs et le hall, les autres pensionnaires dehambulent en Yukata. Ils sont venus pour le Nama-hage Matsuri bien sur, mais egalement pour profiter des bains thermaux ce soir, je me passerais donc du passage au Onsen ce soir, je ne l'apprecie que quand c'est calme, et deux cars de touristes dans le meme bain, ce n'est pas pour moi. Quel dommage...
Le lendemain matin, reveil rapide, le petit monsieur ne devrait plus tarder, nous nous mettrons donc en Yukata sur pyjama pour son passage. Futons ranges, nous nous douchons et organisons nos affaires avant le petit dejeuner. Le monstrueux petit dejeuner japonais arrive et c'est la meme femme de chambre de la veille au soir qui s'occupe de nous. Alors que nous n'avons pas encore finit de digerer le festin de la veille, c'est a nouveau avec un festin que nous commencons la journee. Nous laisserons de cote le Natto (meme si j'apprecie plutot le natto, au petit dejeuner, c'est un peu difficile!) mais nous delectons des autres mets du matin.
Pour l'anecdote, en bouclant nos bagages, je ne retrouvais plus une chaussette. Je l'ai signale a la femme de chambre (bah oui, elle nous avait demande si tout allait bien...) qui a fait chercher dans les futons et dans les draps retires pour la retrouver. Bon, l'histoire serait belle si je vous disait qu'ils etaient revenus avec la fameuse chausette, mais impossible de la trouver. ils etaient bien embettes les pauvres...jusqu'a ce qu'on la retrouve scratchee au sac a dos de Laurent au moment de mettre nos chaussures!!!
Le service a ete des plus agreable, la meme personne a veille sur nous de notre arrivee a notre depart. Alors qu'il y avait pres de 100 personnes (voire plus) dans le Ryokan, meme les personnes a l'acceuil savaient notre nom et retrouvaient nos chaussures soigneusement rangees avec les centaines d'autres a l'entree du ryokan sans meme que nous ayions a les decrire! Ce sera avec le meme mini bus de la veille que nous retournerons a la gare. Cette nuit passee au Hakuryukaku etait exactement comme j'imaginais ces lieux, la ou les clients sont rois.
Viree dans le nord
Ce WE, profitant du fait qu'il dure trois jours, nous avons decide de nous enfuir de Tokyo, direction les grandes etendues blanches du nord de l'ile. Armelle s'est chargee seule des reservations pendant mon voyage en France, jusqu'ici elle s'etait pas trop mal debrouillee, alors je lui fais confiance (on verra a la fin si j'ai eu raison).
Premiere etape de notre voyage : Oga, une ville de onsens a proximite de laquelle a lieu un matsuri. Nous partons a l'aube de Tokyo (notre train quitte la gare du meme nom un peu avant 8h) pour arriver a Akita a midi. De la, il nous faudra prendre un tortillard... ca fait long comme voyage !
Peu de choses a dire sur notre trajet en Shinkansen... alors je ne vais pas developper le sujet, mais je vous mets tout de meme quelques photos prises a la volee depuis le train.
Nous profitons de notre etape a Akita pour y reserver nos billets de train des jours a venir (nous avons un free-pass pour le voyage, mais il nous a semble preferable de reserver nos sieges, ce qui a beaucoup surpris les employes JR). 40mn supplementaires de train et nous arrivons a Hadachi ou un minibus de notre hotel nous attend pour nous mener jusque celui-ci, un grand ryokan dans la plus pure tradition japonaise. Armelle, qui revait d'y descendre depuis longtemps va vous en parler dans un autre message.
Nous avons un peu de temps a tuer avant d'aller au matsuri, nous en profitons pour aller jusqu'au port de Oga pour en ramener quelques cliches sympathiques.
Le clou de la journee est constitue par le Namahage matsuri, fete traditionnelle, religieuse (il y avait des pretres shinto qui ont fait une sorte de benediction au debut de la soiree) ou des hommes masques et habilles d'un costume de paille se melent a la foule en poussant des cris et en gesticulant. Le deroulement de la ceremonie est sequentiel, voici ce que nous avons vu (et retenu) :
- les hommes costumes descendent de la montagne. Ils ne sont pas encore masques et recoivent la benediction (?) des pretres. Apres celle-ci, ils mettent leurs masquent et remontent dans la montagne.
- ils reapparaissent ensuite sur une scene pour y faire du taiko (percussions japonaises), avant de se meler a la foule, en bousculant les gens et faisant peur aux petits, alors que les spectateurs essayent de leur arracher de la paille.
- deux d'entre eux realisent une danse devant un grand bucher, tres sympa (sauf que les cendres incandescentes du bucher ont laisse quelques traces (ou plutot des trous) sur le coupe-vent d'Armelle et mon sac photo... ils s'en remettront !
- l'ensemble de la troupe descend de la montagne avec les flambeaux et passent a nouveau dans la foule (apres un concert de Taiko qui sert surement d'interlude... mais c'etait tres sympa)
- les pretres lancent des haricots secs sur les gens... les ramasser doit surement porter bonheur ou apporter la prosperite, parce que ca a genere un sacre bordel !
- tirage au sort (on gagne un mochi geant fourre avec... de l'argent!): nous n'avons rien gagne !
- derniere apparition des namahague pour une seance photo (ca doit etre la partie modernisee de la fete traditionnelle) et un dernier concert de taiko, que nous n'avons pas regarde jusqu'au bout, il fallait prendre notre bus.
Pour le reste de la journee, je vous laisse voir le recit d'Armelle concernant notre passage dans le ryokan.
Le deuxieme jour, nous prenons la direction de Hirosaki pour y voir un yuki matsuri. Nous profitons d'une petite heure avant le depart de notre navette pour faire encore un tour dans Oga, petite bourgade qui doit vraisemblablement son developpement a 1.la presence de onsens 2.la bulle financiere qui a sevi il y a quelques annees car voir autant de gros hotels dans un coin aussi perdu est assez surprenant et le lieu montre tout de meme par endroits quelques signes d'abandon.
Trajet assez long ensuite en train (dans l'equivalent en France de ce qui serait un TER) pour rejoindre Hirosaki, qui nous permet d'apprecier la campagne enneige et peut-etre de mettre fin a l'existence de notre nouveau blog (voir autre post).
Hirosaki est reputee pour son chateau, tres populaire a la saison des sakuras car son grand parc en est rempli. En Aout se tient aussi un grand matsuri ou des chars avec de sortes de gigantesques lanternes sont promenees dans la ville (en concurrence directe avec celui d'Aomori... l'un s'appelle Neputa, l'autre Nebuta, mais je ne sais plus qui est qui et je n'ai pas envie de chercher !): on pense aller voir l'un de ceux-ci cet ete. Mais point de chars en fevrier, juste des lanternes sculptees dans la glace qui decorent le parc du chateau C'est surtout sympa le soir, alors nous faisons un petit tour dans la ville histoire de passer le temps
Peu de choses remarquables au cours de cette visite, en dehors de la neige bien presente. Pour ce qui est du matsuri en lui-meme, c'etait sympa, mais tout de meme moins impressionnant que ce que nous avons pu voir a Hokkaido l'annee derniere.
Au troisieme et dernier jour, nous rentrons sur Tokyo via Kakunodate. Retour express au chateau d'Hirosaki pour y photographier le volcan qui domine la ville... on a eu de la chance avec les nuages qui ont degage la montagne le temps de notre photo.
Pas mal de train encore aujourd'hui (2h+45minutes le matin, 3h15 le soir), entrecoupe d'une visite. Quelques photos encore prises dans et depuis le train, avec entre autres: deux japonais qui ont pris bien du plaisir en buvant leur bouteille de sake et un apercu de l'interieur des Shinkansen du reseau desservant le Nord (y compris de leurs toilettes... desole, mais je n'ai pas resiste).
Kakunodate est une ville que j'ai deja vue avec mes parents a la saison des cerisiers. A l'epoque, je m'etais dit que seule la passion irraisonnee qu'ont les japonais pour les cerisiers en fleurs (ainsi que son pittoresque quartier samurai) pouvait justifier la presence d'une gare Shinkansen dans une ville aussi petite et je ne pensais pas y retourner. Elle s'est malgre tout imposee a nous comme une etape logique dans cette troisieme journee qui aurait ete un peu vide autrement et sa visite fut bien agreable.
Un voyage bien agreable en conclusion, pour l'organisation duquel je remercie Armelle (meme si il a fallu mettre la main a la pate pour les derniers ajustements).
mercredi 30 janvier 2008
Recit de voyage: la Nouvelle-Zelande
Profitant d'un business trip en France, de mes insomnies liees au decallage horaire et ce soir d'un peu de temps libre, j'ai fait pas mal de mises a jour sur le blog et j'ai decide de commencer a poster notre recit de voyage en Nouvelle-Zelande. Premier article poste, totalement dans le desordre, celui du 1er janvier 2008, auquel il manque quelques photos qu'il faudra que je rajoute plus tard. Nous avions emporte l'ordinateur d'Armelle, ce qui nous a permis d'ecrire notre recit au fur et a mesure. Enorme gain de temps pour la suite, mais l'integration des photos (et films parfois) au texte est une tache plus ardue que je ne pensais (il faut avouer qu'entre nos reflexs et le blog, on a une quantite d'images astronomique). Je vais me limiter ce soir a un seul article, mais revenez regulierement pour voir la suite... on va faire de notre mieux pour la publier assez vite.
mardi 1 mai 2007
Plus pres des poissons
Reveil matinal une nouvelle fois en ce mardi pour nous rendre sur la Grande barriere de corail. Au programme de la journee : bateau, plongee, tuba, plage... ca s'annonce bien, il fait beau et l'equipage du bateau est vraiment tres sympa.
Le choix est assez vaste sur Cairns pour se rendre sur la barriere de corail. Nous avons opte pour un voilier (catamaran) de capacite humaine (je pense une cinquantaine de personnes), par rapport aux charters de japonais. La journee nous confortera dans notre choix !
Pas grand chose a raconter du debut de la journee, nous partons pousses par nos moteurs, les bateaux en file indienne dans le chenal qui sort du port. Nous devons faire deux plongees aujourd'hui, en deux endroits differents. Armelle, qui a deja sa licence, doit faire la premiere sans moi et se joindre a moi sur la deuxieme... c'est le plan.
Presentation des procedures, seance d'habillage... jusque-la, tout va bien. Aller dans l'eau avec palmes et bouteille sur le dos, ca va encore, meme si descendre un escalier avec des palmes et le poids de la bouteille, ca fait bizarre au debut. Mettre le detendeur dans la bouche, mettre la tete sous l'eau, respirer... aie, mon cerveau commence a ne pas trop aimer l'idee. Bon, on se calme, tout va bien, les autres arrivent a le faire, alors pourquoi pas moi. Descendre 1m sous la surface, respirer avec ce truc dans la bouche... non, la clairement, mon rythme cardiaque me fait comprendre que quelque chose en moi est completement oppose a cette idee. Resultat, grosse panique et je remonte sur le bateau en regardant partir vers les profondeurs ceux qui auraient du etre mes compagnons de plongee. Je dois avouer que je ne suis pas fier a ce moment-la, Armelle se faisait une telle joie de plonger ensemble que cet echec en solitaire me pese beaucoup. Heureusement, je ne reste pas sur le bateau a me morfondre tout seul et on m'emmene sur le banc de sable pour faire un peu de tuba au dessus du recif.
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Ce banc de sable (Michaelmas Cay) est un veritable paradis pour qui veut faire des photos d'oiseaux de mer car c'est une reserve naturelle : la zone allouee aux hommes est tres etroite, les oiseaux le savent et n'y vont pas, mais on peut les voir en masse en vol ou bien juste de l'autre cote des cordes de demarcation. Malheureusement, l'appareil est reste sur le bateau, ne restent que les souvenirs dans ma tete, ainsi que ceux des fonds marins que j'ai pu observer la-bas : surement le fait d'une assez faible frequentation touristique, le corail y est tres beau et colore, on peut y voir d'enorme coquillages violets et bien sur tout plein de petits poissons. Je ne suis pas bien plus rassure avec mon tuba qu'avec le detendeur, j'ai de l'eau dans le nez, j'en ai qui vient dans la bouche et je suis presque sur qu'a force de morde dans l'embout comme un sauvage, je me suis casse un de mes plombages en plastique. A ce moment-la, et meme apres avoir ete rejoint par Armelle, je dois dire que je suis persuade que la plongee n'est pas pour moi... ou moi pas pour elle. Pourtant, voir ces merveilles a deux, c'est tout de meme magique... Grrr !
Retour au bateau pour un buffet avale rapidement et la deuxieme plongee du jour. Les moniteurs viennent me voir et me disent qu'ils vont arriver a me faire plonger... j'en doute apres mon experience du matin, mais comme je suis sense partir avec un Coreen aussi nerveux que moi (un groupe plus petit, ca rassure), je tente, un peu contraint et force l'experience, en laissant malgre tout Armelle plonger de son cote histoire de ne pas lui gacher son plaisir. Et la, le declic, ca marche !!! Une trentaine de minutes passees sous l'eau au milieu des poissons, a voir les poissons clowns se cachant dans leurs anemones et nous regarder passer avec curiosite, a passer au milieu de bancs de petits poissons... c'est vraiment magique et ca fait regretter l'echec du matin... meme si je ne peux pas dire que j'ai ete tres detendu pendant toute la plongee, loin de la. Mais bon, l'avoir fait, ca m'a apporte une satisfaction tres intense... et ca m'a permis de comprendre ce qu'Armelle pouvait trouver de si merveilleux dans la chose.
Cette plongee terminee, c'est le temps de repartir vers Cairns, a la force des voiles cette fois. C'est aussi le moment de payer les extra du jour, d'y recuperer les photos prises de nous sur la plage et sous l'eau (vous pouvez les admirer dessous)... et d'apprecier encore plus ce sympathique equipage : alors que j'etais dispose a payer pour les deux plongees que j'etais sense faire (nous avions precommande sur internet), ils ont insiste pour voir avec l'agent de voyage afin de rembourser celle que je n'avais pas pu faire... et ils l'ont fait. C'est un tres beau geste commercial qui renforce encore plus leur potentiel de sympathie.
Retour au port vers 18h00, la tete pleine de souvenirs apres une journee de detente vraiment tres agreable et en compagnie de professionnels qui ne se prennent pas la tete. Autant j'ai eu du mal a recommander notre tour d'hier, autant nous recommandons tres chaudement celui d'aujourd'hui (lien vers le page web ici ) !
Apres un passage a l'agence de voyage francaise de Cairns pour se faire rembourser ma "non-plongee", nous continuons notre bonne journee en denichant un resto tres sympa, avec au menu brochettes d'emeu, de kangourou, de crocodile, de koala et une salade de crocodile. Au passage, un rappel sur la note qu'il ne faut pas oublier la fete des meres... mais dans ce coin du monde, elle est en avance sur la France.
Voila une journee qui se termine bien ! Demain, nous partons pour le bush... il faut refaire les bagages une fois de plus et vider notre appartement. Comme je l'ai fait pour Sydney, voici les infos sur l'hotel qui nous a heberge a Cairns, que nous recommandons.
Au fait, nous n'avons pas mange de koala, soyez rassures ! Mais le serveur (tres sympathique) a fait cette blague a tout le monde !
lundi 30 avril 2007
Crocodiles, prenez garde, nous arrivons !
Reveil tres matinal pour ce premier jour a Cairns, un minibus vient nous chercher a 7h20 pour nous emmener faire un tour dans la foret tropicale. Le programme est charge, nous allons decouvrir qu'il faut l'executer un peu au pas de course, ce n'est pas vraiment notre definition du tourisme, mais bon...
Le trajet en minibus du matin nous permet de constater que la region est specialisee dans la culture de canne a sucre... il y en a partout ! Le business a connu des hauts et des bas, ca va mieux recemmenent depuis que le Bresil a decide d'utiliser une partie de sa production pour faire de l'etanol. Rassurez-vous, je ne vais pas vous faire un cours d'economie, c'est juste une des nombreuses choses que le guide nous a racontees -il n'a pas cesse de parler du debut a la fin de la journee et meme si ca part d'un bon sentiment, a la longue, ca fatigue (surtout quand il faut se concentrer pour comprendre son anglais).
Premiere pause du matin, Mossman Gorges, une riviere assez sympa qui coule dans la foret tropicale.
Arret mene au pas de course, au cours duquel j'ai brievement perdu Armelle (ca m'apprendra a faire plus attention a elle!) mais qui nous a permis d'observer une espece assez rare et plutot jolie de lezard.
L'etape suivante consiste en une promenade en bateau sur la Daintree river, precedee d'un the. On aurait apprecie pouvoir passer 15mn de plus dans les Mossman Gorge plutot que d'attendre l'arrivee du reste des touristes (plusieurs minibus du meme organisme sont regroupes sur le meme bateau), mais les organisateurs en ont decide autrement. Le but de cette promenade en bateau est de voir des crocodiles... nous ne sommes pas decus et pouvons en observer 4 en pleine action ! Enfin, plutot en pleine inaction, ils prenaient paisiblement le soleil... c'est peut-etre mieux ainsi.
Autres rencontres du jour : un serpent (si, si, il y a un serpent sur cette photo, vert et jaune! Nous nous demandons encore comment le guide a pu le voir), un gros lezard (je ne me rappelle plus son nom) et ce grand echassier, soit-disant assez rare.
Notre promenade terminee, nous reprenons le bus pour nous rendre a Cap Tribulation, la ou la foret tropicale rencontre le recif (c'est le slogan publicitaire)... legere deception, nous nous attendions a quelque chose de plus beau en fait. Nous y continuerons notre decouverte de la faune locale en croisant ce magnifique varan, vraisemblablement interesse par les restes de pique-niques !
La pause dejeuner nous permettra d'apprecier un agreable buffet et de parler un peu plus avec nos compagnons d'un jour avant de reprendre la route vers notre derniere etape au Daintree Discovery Centre dans lequel nous pourrons nous promener au milieu de la foret tropical sur un reseau de passerelles.
Bilan assez mitige de cette journee : beaucoup de temps passe dans le minibus, au final peu de temps passe dans la foret tropicale, qui plus est dans une zone ou celle-ci n'etait vraisemblablemnt plus primaire (pas d'arbres gigantesques) mais nous y avons vu et appris des choses interessantes, comme ces fig trees (visiblement, des figuiers, mais je n'ai rien trouve sur wikipedia de vraiment causant), sortes de lianes qui entourent un arbre, s'en nourissent, le tuent et forment au final un nouvel arbre au travers duquel il est parfois possible de voir le jour. Le lien vers le tour que nous avons fait, c'est ici ...
De retour a l'hotel, nous decidons de tester le restaurant balinais de l'hotel. Nous y croisons 2 francais qui y travaillent en vacances-travail (pratique tres courante en Australie, je reviendrai peut-etre dessus plus tard) - l'une sera notre serveuse d'un soir, l'autre officie au bar et apprendra a Armelle que la plage de Cairns, sur laquelle nous comptions pour passer un vendredi tranquille, n'existe pas et que de toute facon, crocodiles et meduses rodent dans les parages. Difficile de decrire le repas par des mots, mais gargantuesque et delicieux le resument bien... le nombre de photos necessaires a le presenter en sont la preuve !
(il y a du barramundi, à droite, encore lui !)

Histoire de digerer un peu, nous decidons de marcher le long du front de mer... un peu inquiets d'y croiser un crocodile (les panneaux ne sont pas rassurants...), mais tout se passe bien.
Armelle, souhaitant ramener une photo plus exploitable que ce que vous pouvez voir ci-dessous, s'est meme essayee a la course contre de petits echassiers locaux... elle a perdu !











































































































































































































































































