Petite selections d'articles de presse que j'ai lu recemment.Je vais pour une fois m'abstenir de commentaires et vous laisser a leur lecture !

Mariage
Aera s'intéresse à l'impact de la crise économique sur le mariage au Japon. Pour le magazine, les Japonaises ne peuvent plus se contenter d'attendre de trouver un mari. Il leur faut maintenant s'organiser pour trouver un conjoint, de la même manière qu'elles le font pour trouver un travail. D'après les chiffres de 2005, 47% des hommes et 32% des femmes de 30 à 34 ans étaient célibataires. Selon l'hebdomadaire, le ralentissement économique au Japon pèse lourdement sur les opportunités d'union, d'autant que les facteurs privilégiés par les femmes dans la recherche de l'homme idéal sont, outre le caractère, l'aisance économique et la stabilité de l'emploi.
Plus de 80% des femmes posent comme condition pour épouser un homme qu'il gagne plus de 6 millions de yens (49 180 euros) par an. 55% veulent qu'il gagne plus de 8 millions de yens (65 570 euros) par an. Mais, d'après l'Agence des impôts, à l'exercice 2007, seuls 30% des hommes gagnaient plus de 6 millions de yens par an et seulement 15% plus de 8 millions. La proportion diminue pour les hommes jeunes et célibataires.
Le magazine ajoute que les jeunes femmes qui sentent que leur emploi peut être menacé par la crise économique sont d'autant plus pressées de se marier. L'hebdomadaire cite l'exemple d'une jeune femme de 37 ans. Elle avait reçu une promesse d'embauche par une entreprise américaine, annulée après la faillite de Lehman Brothers. A son âge, il lui est difficile de trouver un emploi dans une entreprise japonaise. Elle a donc cherché à se marier et s'est inscrite dans une agence matrimoniale. Après plus de 40 rencontres, elle n'a toujours pas trouvé l'âme soeur.
Le magazine considère que dresser une liste de critères trop stricts pour trouver un conjoint peut constituer un obstacle. Les jeunes femmes qui se posent trop de questions sur les qualités diverses des hommes qu'elles rencontrent en viennent à se demander si elles désirent se marier. Trop de calculs nuisent par ailleurs à l'aspect sentimental d'une relation. Les trentenaires craignent aussi une concurrence accrue des jeunes femmes dans la vingtaine.
L'hebdomadaire raconte que certaines agences matrimoniales proposent des stages de conseil très pointus. Aera cite l'exemple de l'agence Executive Course, qui permet aux femmes de rencontrer des hommes exerçant des professions libérales ou dirigeant des entreprises. Avant la première rencontre, les clientes suivent une série de cinq cours particuliers. Pour les personnes désireuses d'épouser un dentiste, des cours expliquant le fonctionnement du secteur sont prévus. Des femmes de dentiste viennent également prodiguer leurs conseils. Ces cours coûtent 500 000 yens (4 098 euros).
Source : Aera (24/11, 16-21)

Baisse de pouvoir d'achat
Economisuto signale une enquête menée par l'institut de recherche sur la vie quotidienne JMR en juillet 2008. Il en ressort que les Japonais considèrent de plus en plus que leur pouvoir d'achat a baissé et qu'ils ressentent fortement les effets du ralentissement économique. 93,4% des personnes sondées ont constaté l'augmentation des prix cette année par rapport à 2007. 40,3% prévoient de réduire leurs dépenses.
Une tendance à la baisse des revenus est également observée. En août, le salaire mensuel moyen des travailleurs a enregistré un repli de 0,3% par rapport à la même période de l'année précédente pour s'établir à 283 473 yens (2 112 euros). Les heures supplémentaires ont baissé le même mois, pour la cinquième fois consécutive, ce qui explique en partie la contraction du revenu moyen.
Le magazine constate par ailleurs que les Japonais vont de moins en moins au restaurant. Les ventes de plats préparés connaissent un certain succès ainsi que les produits qui permettent de préparer rapidement un repas à la maison.
Les ventes de condiments en petite portion augmentent, même si ces produits coûtent relativement cher. Cela laisse penser que les célibataires aussi réduisent le nombre de repas pris à l'extérieur.
Certaines dépenses, qui ne sont pas de première nécessité, sont également en baisse, notamment dans le domaine de l'immobilier. Les ventes de logements neufs sont en repli. Concernant les loisirs, les voyages à l'étranger diminuent au profit de séjours courts dans l'archipel.
Il existe cependant des exceptions. Dans certains cas, ce sont les produits de luxe qui se vendent le mieux, notamment dans le secteur des cosmétiques. La gamme Clé de peau beauté de Shiseido connaît un grand succès, alors que le savon de cette série coûte à lui seul 10 000 yens (74,5 euros).
Une tendance similaire concerne la santé et le bien-être. Une sauce de curry de la marque House Foods, avec 50% de matières grasses et 30% de calories en moins que dans les produits usuels, rencontre un grand succès même si elle se vend 20% plus cher que ses équivalentes.
Le magazine en conclut que les consommateurs réduisent leurs dépenses, mais tiennent à conserver un certain niveau de qualité et de satisfaction.
Source : Economisuto (28/10, 70-79)

A cet article, j'ajoute cet extrait d'un autre article dont la version integrale est disponible sur Aujourd'hui le Japon :
Affolés par l'inflation des hydrocarbures et matières premières jusqu'à récemment, et secoués par la crise financière, les consommateurs japonais ont tendance à bouder devant les étiquettes et à faire des économies de bouts de chandelle sur les produits du quotidien. Fût-ce, pour certains, dans le but de toujours s'adonner à des loisirs coûteux et s'offrir des objets luxueux. Les groupes de grande distribution, surtout les gérants de centres commerciaux de province ou excentrés, sont les premiers à faire les frais de cet arbitrage des clients.
Le yen a connu ces derniers mois une hausse brutale. L'euro vaut actuellement 120 à 125 yens contre plus de 160 il y a quelques mois, et le dollar environ 95 yens contre plus de 110 à la même époque l'an dernier. Un phénomène qui fait dégringoler la facture des produits importés. Conjuguée à un reflux des prix de l'essence et des matières premières, elle
constitue donc une aubaine pour les distributeurs, qui peuvent ainsi mettre du baume au coeur des ménagères en cette période de débâcle économique planétaire. D'autant que les Nippons, modestes ou richissimes, sont incroyablement réceptifs aux promotions tonitruantes.

Questions de santé
Le Nikkei Business revient sur les efforts consentis par les entreprises en matière de gestion de la santé de leur personnel, depuis l'introduction en avril des visites médicales obligatoires pour les salariés de plus de 40 ans. La gestion de la santé physique des effectifs fait aujourd'hui figure d'axe stratégique.
Procter & Gamble Japan a mis en place en juillet son « Wellness program ». Il repose sur cinq axes, parmi lesquels l'activité physique. Depuis le mois de septembre, le groupe organise un concours baptisé « Fitness champion ». Deux épreuves sont au programme. L'une consiste à marcher cinq cent mille pas, environ 350 km, en trois mois maximum. L'autre est de perdre le plus de tour de taille et d'abaisser au maximum son indice de masse corporelle, également en trois mois. 300 salariés se sont inscrits à la première épreuve et 150 à la deuxième.
Le groupe propose dans ce cadre une heure gratuite d'exercice, à la cantine. L'entreprise tente d'attirer les candidats en offrant des prix aux gagnants, par exemple le logiciel Wii fit. Le choix de mener les programmes sur trois mois répond au souhait du groupe de créer une habitude de l'exercice. Les épreuves seront renouvelées pour tenter de mobiliser un maximum de salariés.
Le magazine présente par ailleurs l'exemple de la compagnie aérienne ANA, dont l'objectif est de réduire les dépenses médicales de ses salariés. En 2001, elles s'élevaient à 98 856 yens (705 euros) par an et par employé. En 2006, elles atteignaient les 109 690 yens (782,5 euros).
La compagnie a alors fixé plusieurs objectifs à moyen terme. Il s'agit notamment de faire passer le pourcentage de personnes en surcharge pondérale de 32,8 à 28%, la part des fumeurs de 25 à 20% et de réduire celles des employés qui ont besoin d'un suivi médical, de 24,6 à 22%.
Les volontaires sont invités à participer à un programme d'exercice personnalisé de six semaines à trois mois. Il coûte 15 000 yens (107 euros) à l'employé, ANA versant pour sa part les 40 000 yens (285,4 euros) restant. Sur 1 000 salariés sollicités chaque année, environ un dixième participe.
L'hebdomadaire s'intéresse également aux patrons qui prennent leur santé en main. Le PDG de Lawson Takeshi Niinami avait pris huit kilos après son entrée en fonctions. Le malaise ressenti l'a amené à se mettre au sport. Il fréquente un club de remise en forme quatre heures par semaine. Pour lui, « une bonne santé physique est indispensable pour prendre de bonnes décisions et être toujours à l'écoute de ses collaborateurs ». Depuis le début de l'année, il joue également une fois par mois au basket avec des employés. De 96 kilos, il est passé à 81 kilos.
Source : Nikkei Business (06/10, 90-93)

52,7%
Il s’agit, note le Toyo Keizai, du pourcentage de travailleurs entre 20 et 39 ans qui prennent leur petit déjeuner à l'extérieur.
Ce chiffre apparaît dans une enquête réalisée par la société Asahi Beverages auprès des hommes de sept grandes villes du Japon au cours de l'été 2008.
76,8% des jeunes gens interrogés affirment prendre un petit déjeuner les jours de travail, contre 6,9% qui déclarent ne jamais manger le matin.
Parmi ceux qui petit-déjeunent hors de leur domicile, 60% le font une fois arrivés au bureau. Les autres le font dans leur voiture, dans un parc, dans la rue ou sur le quai de la gare. Un sur huit ne consomme qu'une boisson. Evoquant le budget consacré à ce repas pris à l'extérieur, le magazine précise que seuls 20% de cette population y consacrent plus de 500 yens (3,22 euros). La moyenne des dépenses est de 338 yens (2,18 euros).
Source : Toyo Keizai (04/10, 24)